Quand il n’y aura plus d’argent, alors on comptera en whuffie : l’unité de mesure de sa réputation auprès des autres. C’est en tous cas ce qu’a imaginé Cory Doctorow dans son roman de SF/​anticipation Dans la Dèche au Royaume enchanté.

Bien entendu, chaque action charitable d’un individu augmente son nombre de whuffie ; c’est un peu comme un karma sonnant et trébuchant. Karma qui se capitalise de notre vivant.

Partant de la là, Tara Hunt a rédigé un Whuffie Factor : l’idée est que dans les communautés numériques, le capital social est peut-​être plus important que tout autre possession (ou héritage). L’auteur conseille donc aux pontes du marketing de prendre ce critère en considération s’ils veulent que leurs produits/​services atteignent les membres des réseaux sociaux version 2.0.

Dans le monde du Web 2,0, c’est vers ceux qui ont un capital social élevé que coule l’argent. Sans Whuffie, vous perdrez vos connexions et toutes les recommandations que vous ferez seront considérées comme du vulgaire spam. Qui plus est, vous perdrez votre capital social et vous en retirerez des des résultats négatifs.

via PinkoMarketing

Hubert Guillaud d’InternetActu complète en citant Reem Abeidoh : « Vaut-​il mieux avoir 5 millions d’impression ou 5 amis ? ».

Il demande aussi que soit élaborée un outil d’évaluation/comptabilisation des whuffies ?

C’est un peu déjà comme le pagerank ou le who’s hot d’Alenty.

À propos de Julien PIERRE

Je prépare une thèse de doctorat en SIC sur les enjeux sociopolitiques de l'identité numérique. J'anime des ateliers et des conférences sur les réseaux sociaux, l'identité numérique et les stratégies de présence web, mais aussi sur le fichage et les dispositifs de contrôle social, c'est-à-dire ce qui se trouve entre l'informatique et les libertés.