Résumé de la thèse

Une gageure en 300 mots : résumer un objet non fini, et non commencé, sensé faire dans les 1000 pages.

A but purement administratif : le résumé de thèse sert à indiquer l’ancrage théorique, le choix méthodologique et l’objet d’étude, le tout dans des acceptions les plus larges possibles. La réduction s’opérera plus tard. Les explications sur ce résumé aussi :

Le terme d’ «identité numérique» est aujourd’hui à définir car englobant des activités émergentes dans des champs différenciés. Ainsi l’identité d’un individu (ou d’une entité) est fragmentée entre d’une part une identité soumise par un tiers : inscription (dans des registres publics ou privés) et authentification (par des technologies de contrôle au sein des espaces public ou professionnel) ;  et d’autre part une identité plurielle mais choisie grâce à la présentation de soi (GOFFMAN) dans les réseaux et médias sociaux, les communautés en ligne (MARCOTTE, SENECAL) ou dans des jeux vidéos (TREMEL). L’identité numérique repose ainsi sur l’usage d’outils avec des degrés de technicité variables : informatique et biométrie pour commencer, puis appareillement autour du couple pseudonyme / avatar (GEORGE), et à l’intérieur d’un hypertexte nécessitant diverses compétences (rédactionnelles, logicielles ou relationnelles). L’identité numérique engage des pratiques variables (PERRIAULT ; du choix d’un identifiant à une stratégie d’hyper présence, en passant par la gestion de sa réputation numérique) et des responsabilités morales et juridiques (droit à l’image, respect de la personne et de la vie privé). L’identité numérique implique donc des enjeux (TURKLE ; NEGROPONTE) aussi bien pour l’individu (son identité, KAUFMANN ; perception par autrui et interactions, DONATH, CARDON ; sociabilisation, BOYD ; privacy paradox ; présence traçable) que pour les acteurs économiques et institutionnels (fédération d’identités, éducation à l’identité dans le cadre de l’alphabétisation numérique, marché de l’authentification forte, sécurité des territoires et surveillance des citoyens, MATTELART). L’étude portera donc sur les interactions entre un corpus de technologies et leur appropriation par les usagers, suivant en cela des modes d’adoption similaires ou distincts de pratiques socioculturelles antérieures (magnétoscope, mobile). Pour construire le concept d’ «identité numérique», cette thèse s’appuiera, au-delà des auteurs précités, sur ceux fondamentaux des SIC et s’inscrira plus particulièrement dans le champ théorique de la sociologie des usages (MIEGE, PROULX, JOUET). Il s’agira finalement de mener une réflexion d’ensemble sur l’ancrage social de l’identité numérique.

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