Barcamp eReputation : le retour !

Message rédigé dans le train de retour.
J’ai par­ti­cipé hier au bar­camp eRe­pu­ta­tion, qui se dérou­lait à la Cantine sous les bons offices de Nicolas Bermond, Christophe Ducamp, Jean Mariotte et Emilie Ogez.

  • D’abord, je signale l’excellente orga­ni­sa­tion, le très bon état d’esprit et les excel­lents petits plats qui nous ont accom­pa­gné toute cette journée.
  • Ensuite, liste lar­ge­ment non exhaus­tive des participants.

Bref, ensemble, nous avons un peu refait le monde de demain, autour de la ques­tion de l’avenir de l’identité dans une société numé­rique. Dingue comme ça res­semble à mon sujet de !
Une petite syn­thèse ici des grands axes abor­dés, et main­te­nant celle des ate­liers aux­quels j’ai participé :

  1. éthique des acteurs du numérique
  2. nou­vel apprentissage
  3. nou­veaux comportements
  4. currency

Éthique des acteurs du numérique

Face au Masterplan, à son crédo «  » ; face à l’incurie des contrô­leurs finan­ciers mon­diaux ; face au lob­byisme que dénoncent les BigBrothers Awards, qui avaient lieu le soir même, il est néces­saire que les entre­prises adoptent une éthique.
La ques­tion a notam­ment été sou­le­vée autour de la numé­rique et des tiers de confiance. Pour savoir avec qui je dis­cute sur (Fadhila en sait quelque chose), l’identité de l’ a besoin d’être cer­ti­fiée. Par un tiers : l’État, les banques (qui dis­posent de cette cer­ti­tude car elles connaissent de visu leurs clients) ou une comme . Or, le pro­blème est de savoir si l’on peut avoir confiance en ce tiers.
Le pro­verbe «  Qui gar­dera les gar­diens ?  » s’appliqué tout autant à la mon­diale qu’à ces tiers de confiance.

Nouvel appren­tis­sage

Les Geemiks sont par­tis d’un constat qui démys­ti­fie la géné­ra­tion Y. Elle n’est pas si connec­tée que cela, ou au mieux elle n’a qu’un très ludique des appli­ca­tions web typée 2.0 (, ). Ce que je confirme au vu du de mes propres étudiants. Il est donc néces­saire de faire mûrir les usa­gers de ces outils, notam­ment dans une approche pro­fes­sion­na­li­sante.
On retrouve l’idée des nou­veaux for­mats de , ou ePort­fo­lio (por­te­feuille de com­pé­tences). Mais aussi la néces­sité de faire com­prendre d’abord aux can­di­dats le poten­tiel attrac­tif de leur par­cours et leurs expé­riences, quel qu’elles soient, sans à priori de ce que les recru­teurs pour­raient attendre, et donc l’effacement d’une forme d’autocensure au pro­fit d’une cor­res­pon­dance entre leur per­son­na­lité (avec toutes ses com­po­santes) et leur affi­ché. Les Geemiks reven­diquent le à l’erreur (sor­tie de boîte un peu bourré), les pro­fils non lis­sés (rien de plus inquié­tant qu’un qui n’aurait rien à cacher), tout autant que la reven­di­ca­tion de pas­sions désuètes (le Feng-​shui, les fraises Tagada). Il faut tendre vers une poro­sité entre le per­son­nel et le pro­fes­sion­nel. A com­pé­tences égales, ce sont ces détails qui feront la dif­fé­rence. Comme je l’explique sou­vent à mes étudiants, c’est la capa­cité à par­ler d’autre chose que bou­lot autour de la machine à bou­lot qui moti­vera votre recru­te­ment ! Même sala­rié, vous res­tez des êtres humains. Il faut veiller par contre à né pas affi­cher un exclu­sif (le fêtard, l’engagement ) à moins de l’assumer et né pas s’en plaindre (si l’on affiche un enga­ge­ment , il faut accep­ter l’idée qu’il soit dis­cri­mi­nant).
Ensuite, cet accom­pa­gne­ment doit aussi être mené auprès des mana­gers et recru­teurs, qui doivent accep­ter les erreurs de jeu­nesse, la spé­ci­fi­cité des pro­fils, et l’exploit(ation) qu’on peut réa­li­ser avec.

Nouveaux com­por­te­ments

Qu’il s’agisse d’éthique pro­fes­sion­nelle ou de congruence dans l’identité numé­rique, le web et les tech­no­lo­gies électro-​numériques induisent des nou­veaux com­por­te­ments, ou en cata­lysent d’autres déjà ancrés socialement :

  • du à des fins com­mer­ciales par les traces de (his­to­rique d’achat, géo­lo­ca­li­sa­tion) mais aussi par l’analyse séman­tique ( des mails, his­to­rique des requêtes). Un est ins­crit dans des bases de don­nées dont le nombre moyen varie entre 600 et 800.
  • rap­ports parents/​enfants : ou com­ment cou­per le cor­don numé­rique ? plu­sieurs anec­dotes sur les puni­tions ou chan­tage en mode 2.0 : chan­ger le du des enfants pen­dant x semaines, menace de dif­fu­sion en ligne de photo com­pro­met­tantes de l’adolescent (en train de faire pipi sur la plage à 3 ans).
  • hésitation/​panique dès qu’apparait un APN : où cette photo va-​t-​elle se retrouver ?
  • Schizophrénie numé­rique : un gère plu­sieurs pro­fils, par­fois sur des pla­te­formes iden­tiques (« j’ai plu­sieurs pro­fils , un trash, un soft »). Mais en cas de unique, celui-​ci se lisse. La répu­ta­tion est une forme de pres­sion sociale, de vio­lence sym­bo­lique, encore plus quand elle est cou­plée avec un dis­po­si­tif de (mené par l’Etat, les entre­prises ou les parents). Avec le ris­qué d’une vers la radi­ca­li­sa­tion de com­por­te­ments extrèmes et offline.

Il est là aussi néces­saire d’évan­gé­li­ser sur les socio­po­li­tiques de l’identité numé­rique (rhoo, ça me rap­pelle quelque chose).

currency

Dernier point que j’aimerai abor­der. Même si je n’ai pas assisté au der­nier ate­lier dédié à ce sujet, j’ai eu l’occasion d’en par­ler avec Marc et d’autres au cours du lunch qui a pré­cédé le . Le sujet est si vaste, com­plexe, et pro­met­teur que je me garde ça pour un autre jour !

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7 Responses to “Barcamp eReputation : le retour !”

  1. 1
    thib39 Says:

    Merci Julien pour ce post. C’est dom­mage on aurait pu ren­trer ensemble.
    au plai­sir.
    Thibaut

  2. 2
    JJ Says:

    Salutations
    J’ai été ravi de ren­con­trer tout ce joli monde, pas seule­ment en tant que lau­réat du concours youon­the­web, mais aussi pour la convi­via­lité du work­shop « retour d’expérience » : modeste mais plein de pers­pec­tives.
    J’ai publié mon petit compte rendu moi aussi ;-)

    Bonne veille

  3. 3
    Julien PIERRE Says:

    Merci les gars pour vos com­men­taires, en plus ça me fait des blogs en plus à lire, cool !
    J’espère à plus dans le pro­chain bar­camp, et bon surf à vous !

  4. 4
    Stan Habourdin Says:

    Merci pour ces infos !
    Je suis en phase de recher­ché en vue de la rédac­tion de mon mémoiré de fin d’étude sur la e-​réputation… Des idées de pro­blé­ma­tique à proposer ?

  5. 5
    Julien PIERRE Says:

    C’est tel­le­ment vaste… Tout dépend des études, du ter­rain, des consignes. Vous avez pas un tuteur ou un maitre de stage pour vous aiguillez ?

  6. 6
    Stan Habourdin Says:

    Je suis en fin d’étude à l’ESCE (Ecole de Commerce) et apprenti chez Linkeo (Agence Web) où je fais majo­ri­tai­re­ment du réfé­ren­ce­ment. Afin d’allier ces 2 éléments j’oriente mon mémoiré vers les enjeux au niveau mar­ke­ting pour une entre­prise et moins vers le per­son­nal bran­ding, pou­vant appa­raitre comme une autre facette de l’e-réputation.
    Voici une idée de pro­blé­ma­tique mais qui né me convient pas tout à fait dans sa for­mu­la­tion :
    Quels sont les enjeux de l’identité numé­rique dans la ges­tion de l’image de marque d’une entreprise ?

    Je reste ouvert à toutes propositions !

  7. 7
    Julien PIERRE Says:

    Marketing des orga­ni­sa­tions — per­so­nal bran­ding = dans quelles mesures les nou­veaux usages du web (par exemple la conver­sa­tion en temps réel : twit­ter, wave, buzz) modi­fie la tac­tique des entre­prises dans la ges­tion de leur répu­ta­tion en ligne ?

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