Les identités numériques

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C’est jeudi, c’est privacy !

Du côté des éditeurs

  • N’ayant pas peur de combattre sur plusieurs fronts, Google a poussé discrètement son extension +1 au sein de son navigateur Chrome. Avec cette mention : In addition to the practices described in the Google +1 Button Privacy Policy, by installing this extension, all of the pages and URLs you visit will be sent to Google in order to retrieve +1 information. Même si vous n’avez pas cliqué sur le +1… En fait ces données, anonymisées, ne sont conservées que 2 semaines (FAQ).
  • On oublie souvent (et moi aussi) que le siège social de Facebook est en Irlande, et donc qu’il est soumis à la législation européenne. Cela n’a pas échappé à des internautes autrichiens, anciens membres du réseau, qui ont porté plainte après avoir constaté que Facebook n’avait pas effacé toutes leurs données. Le siège de Facebook à Dublin va donc être audité : affaire à suivre !

Ailleurs dans le monde

  • Le Royaume-uni entame des débats publics pour savoir s’il faut instaurer un nouveau Bill of Rights, qui engloberait plus finement la problématique du respect de la vie privée à l’heure des communications électroniques.
  • Après le suicide d’une actrice harcelée sur le web, la Corée du Sud avait légiféré en faveur d’une identification civile obligatoire lors de l’utilisation de services web : l’anonymat était impossible. Le processus requérait la saisie de son resident registration number (identifiant unique national) : sur Cyworld, l’un des sites soumis à cette loi, des pirates ont réussi à voler 35 millions de ces sésames, embarquant dans la foulée identité civile, numéro de mobile, mots de passe et adress mail. Du coup, la Corée du Sud a abandonné cette loi.

Du côté des LOL

  • News Corp, qui n’est pas le dernier en matière de respect de la vie privée, a avoué avoir utilisé des drones aériens pour des photos de presse. Pour l’occasion, il s’agissait de prendre des clichés en terrain accidenté (tempête en Alabama), mais les journalistes reconnaissent qu’il s’agit là d’un dream tool for the paparazzi. Ainsi, on commence à trouver sur le marché des appareils capables de photographier à l’intérieur des maisons. Évidemment tout ceci est illégal : outre l’atteinte au droit à l’image et au respect de la vie privée, l’usage commercial de ces appareils est simplement interdit ! Hormis l’armée (et certains scientifiques), la police (anglaise) commence à s’équiper…
  • Google risque VRAIMENT de perdre de grooos clients…

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