1 an = 1 bilan

Je suis le rythme des titres (1 mois, 1 tri­mestre, 1 semestre), mais pas tou­jours celui des périodes. De fait, j’ai reçu ma carte d’étudiant vali­dant mon ins­crip­tion en 2ème année de thèse : une belle carte au for­mat tout nou­veau tout beau, genre CB pla­ti­num, por­tant acte aussi de la fusion des 3 enti­tés en 1 seule Université de Grenoble.

Petit rap­pel, ce site a démarré en août 2008. Alors quoi de neuf depuis les der­niers bilans ?

  1. Une somme d’événements
    • Mars 2010 : Stage URFIST, savoir gérer sa pré­sence en ligne.
    • A ces ren­contres, il faut ajou­ter celle de l’AERES, venue évaluer l’école doc­to­rale du GRESEC. Le comité de visite(1), com­posé d’enseignants en SIC, était venu inter­ro­ger les res­pon­sables du labo­ra­toire sur sa pro­duc­tion aca­dé­mique (autre­ment dit sur les publi­ca­tions des membres du labo), sur les contrats avec les acteurs non uni­ver­si­taires (notam­ment dans le domaine de la santé) et sur l’insertion du labo­ra­toire au sein des col­lec­ti­vi­tés (de la muni­ci­pa­lité(2) à la Région). De même, les doc­to­rants ont été inter­ro­gés en huis-​clos sur les condi­tions de tra­vail qui leur sont accor­dées. Non seule­ment celles-​ci sont excep­tion­nelles (bureaux, infor­ma­tique, BU interne), notam­ment au regard de ce que peuvent avoir d’autres écoles doc­to­rales de Stendhal ou d’ailleurs, mais encore faut-​il signa­ler que le GRESEC jouit d’une posi­tion par­ti­cu­lière dans la dis­ci­pline des sciences de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion, pour ses apports dans le champ des indus­tries cultu­relles d’une part, mais aussi parce que leur auteur, Bernard Miège, n’a eu de cesse d’œuvrer à l’édification des SIC. C’est donc bien à un épisode de cette construc­tion que nous avons pu par­ti­ci­per. Et le comité de visite de s’inquiéter pour les épisodes suivants…
    • Néanmoins, le tra­vail de l’AERES réside pour beau­coup dans la comp­ta­bi­lité des membres du labo­ra­toire (com­bien d’enseignants, com­bien de doc­to­rants), et dans leur pro­duc­ti­vité (com­bien d’articles, com­bien de col­loques, com­bien de contrats) : on parle d’ailleurs de cher­cheur pro­dui­sant (et non plus de publiant). Cette logique comp­table se retrouve d’ailleurs dans le dos­sier de qua­li­fi­ca­tion que les jeunes doc­teurs déposent en vue d’obte­nir le titre de Maître de confé­rence (à ce sujet, lire le billet très éclai­rant de Monsieur le Prof”). Ainsi, l’un des membres de mon labo s’est fait reto­quer pour pro­duc­tion insuf­fi­sante. Alors qu’il avait eu les féli­ci­ta­tions du jury à sa sou­te­nance, qu’il avait occupé des fonc­tions d’élu au Conseil de l’Université, qu’il avait ensei­gné (en tant qu’ATER). La qua­li­fi­ca­tion repose en effet sur la socia­li­sa­tion que l’on noue avec une com­mu­nauté (aca­dé­mique), une acti­vité d’enseignement (j’en fais depuis 10 ans) et une pro­duc­tion scien­ti­fique (les publi­ca­tions). Si j’en encore des efforts à four­nir pour le pre­mier cri­tère, le der­nier est en cours d’accomplissement, après que ma direc­trice de thèse m’ait pro­posé de coré­di­ger un article à paraître.
    • Sans en dire plus pour l’instant, avouons seule­ment que cet article per­met d’affermir le posi­tion­ne­ment théo­rique (les auteurs, les cou­rants, les méthodes). Surtout, il me donne l’occasion de pro­po­ser un vrai ter­rain d’étude, avec un échan­tillon qui devien­dra réelle popu­la­tion dans la thèse, et dont les résul­tats obte­nus tant quanti que quali seront autant de réponses aux problématiques.
    • Pour finir, après un entre­tien avec ma direc­trice où tous ces points ont été abor­dés, nous avons dis­cuté des choix de car­rière pos­sibles après le doc­to­rat. Et notam­ment de l’alternative de pour­suivre une car­rière scien­ti­fique au sein de grandes écoles (comme GEM)… Affaire à suivre
  2. Développement de la thèse
    • Avant d’en arri­ver là, nous avons aussi abor­der dif­fé­rents scé­na­rios, par rap­port à un calen­drier (sou­te­nance en décembre 2011 pour la qua­lif” ; mais il peut être plus judi­cieux de tem­po­ri­ser en cas de car­rière en École de Management). Idem, quid du jury et de ses membres ? Ce qui implique d’orienter les lec­tures et les réfé­rences, notamment.
    • Ainsi, pour l’heure, j’accumule Mattelart, Miège, Perriault, Merzeau et Cardon, boyd et les medias stu­dies, mais aussi Foucault et Elias, et encore quan­tité d’autres. Plus une somme d’articles issus de revues en SIC (mais pas que..) et via ma cel­lule de veille.

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Notes

  1. dont la note condi­tionne les dota­tions minis­té­rielles pour les quatre années à venir
  2. Insertion dif­fi­cile, quand on sait qu’à Grenoble, le GRESEC se retrouve piégé en plein ter­ri­toire posi­ti­viste, entouré comme une for­te­resse assié­gée par le Minatec, le CEA, l’INPG, Xerox, STMicro, HP, l’UJF, etc..

3 Responses to “1 an = 1 bilan”

  1. 1
    Guillaume Says:

    Bonjour,

    Très inté­res­sant ce bilan. Tu fais bien d’insister sur les spé­ci­fi­ci­tés du GRESEC et sur la chance que nous avons d’y étudier.
    Tu seras pré­sent à la confé­rence du 8 Avril avec Dominique Cardon ?

    Guillaume B

  2. 2
    julien Says:

    @Guillaume : yes, je serais à la conf” de Cardon.

  3. 3
    Guillaume Says:

    Ok !
    En pas­sant je me bats pour qu’on ai son der­nier bou­quin à la BU.
    Si tu es inté­ressé, je te pré­vien­drai quand il arrive.

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