Résumé du séminaire PROTEUS

Après le compte-​rendu, le résumé du sémi­naire PROTEUS.

Carte mentale du séminaire PROTEUS

Carte men­tale du sémi­naire

L’identité numé­rique est un récit, dont les briques sont four­nies par l’- et sont assem­blées par le récepteur-​lecteur (aussi ). On peut s’interroger sur la volonté de l’émetteur d’être producteur-​narrateur de ce récit.Autant dans le , l’ rem­plis­sait une pla­te­forme vide, l’alimentait avec son contenu (), autant le web 3 (séman­tique) né fera que struc­tu­rer un contenu pré­exis­tant (pro­ve­nant du web 2).

Il faut donc signa­ler que le récit est aussi déter­miné par l’éditeur (du jeu ou de l’interface) et la norme tech­nique des dis­po­si­tifs (code –enco­dage, pseu­do­ny­mat, a-​synchronisme des conver­sa­tions pseudo-​oralisées et socio-​hermétiques, de l’image et pro­cès cog­ni­tif sensori-​moteur).

L’identité numé­rique est ten­due entre l’ et la mémoiré, entre la et l’exhibition de soi. L’ expé­ri­mente de nou­velles inter­ac­tions indi­vi­duelles (liens faibles de GRANOVETTER, dis­tance, poli­tesse, déma­té­ria­li­sa­tion). Se mettent alors en place des stra­té­gies rela­tion­nelles basées sur la cal­cu­la­bi­lité de l’affect et de la répu­ta­tion. [Voir l’identité selon Paul RICOEUR ; voir aussi Norbert ELIAS].

Parallèlement s’organise une nou­velle forme de , trans­ver­sale et mutuelle où dis­pa­raît la culpa­bi­lité au pro­fit de la honte (il y a signa­le­ment de la faute sans appli­ca­tion de la peine. Exemple donné : sur , un joueur qui arrive en retard à un rendez-​vous est hué par les membres du clan mais sans être exclu de la bataille qui va suivre). Sans puni­tion, l’ est enclin à prendre plus de ris­qué. Cependant, l’action ren­due publique (en ligne) peut être obser­vée par des tiers non anti­ci­pés (cf. Kevin le ban­quier).

La dif­fu­sion de ces don­nées publiques peut faire fan­tas­mer le sec­teur (mais cela reste à prou­ver. Dans des dis­cus­sions hors-​cadre, plu­sieurs inter­ve­nants se sont inter­ro­gés sur l’efficacité com­mer­ciale du des inter­nautes, le pré­fé­rant la tac­tique du push-​mailing).

La pros­pec­tive est donc peu aisée, d’autant que les défi­ni­tions de la “” sont floues : qu’est-ce qui est privé ? En , en , aux USA, etc… Il est donc néces­saire d’établir un habeas cor­pus de l’identité numé­rique. [lire Liberté, Egalité, Fraternité à l’ère du numé­rique, de Michel ARNAUD]

Une cer­ti­tude cepen­dant : l’apprentissage du numé­rique se fait sur le mode essai/​erreur, qui don­ner l’illusion d’une vir­tuo­sité chez les ado­les­cent. Mais l’acquisition de ces com­pé­tences se fait dans la souf­france, sans recul : usur­pa­tion d’identité, inti­mi­da­tion des pairs, pédo­por­no­gra­phie, etc..

En ce qui concerne les échanges de l’après-midi, je retien­drai l’articulation autour des arte­facts incor­po­rant les titres d’identité : approche his­to­rique autour de la carte d’identité (DENIS, Vincent. Histoire de l’identité. 1715 – 1815. Editions Champ Vallon) et des puces RFID (ALBERGANTI, Michel. Sous l’oeil des puces. La RFID et la démo­cra­tie. Actes Sud).

  1. L’identité né se prouve qu’avec un objet que l’on porte.
  2. L’ est sou­mise à des cycles contex­tuels : c’est à cause d’épidémies (Peste de Marseille) et de mou­ve­ments de popu­la­tions (Révolution fran­çaise) que les dis­po­si­tifs d’ de la popu­la­tion ont connu une accé­la­ra­tion. Accélération que l’on retrouve aujourd’hui (voir aussi MATTELART, Armand. La glo­ba­li­sa­tion de la . La découverte).

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2 Responses to “Résumé du séminaire PROTEUS”

  1. 1
    Raphaëlle RIDARCH Says:

    Merci pour ce compte rendu.

    Au delà de tout ce que j’ai pu lire sur l’identité numé­rique, ce résumé m’éclaire sur l’aspect
     – récit de l’identité (voire sa mise en scèné)
     – la convoi­tise de pro­fi­lage fan­tasmé par les mar­ke­teurs
     – les limites de la vie privée

    J’aurais encore 1001 ques­tions à poser sur l’identité numé­rique. La carte men­tale est très effi­cace, elle ouvre de nom­breux horizons.

  2. 2
    Julien PIERRE Says:

    Le résumé est très suc­cint par rap­port au compte-​rendu, qui est lui-​même très “brouillon” par rap­port au sémi­naire en lui-​même. Louise Merzeau a annoncé via mail que des “vrais” comptes-​rendus étaient en cours d’élaboration. Je poin­te­rai ces res­sources quand elles seront publiées. Idem, d’autres ses­sions de PROTEUS sont pré­vues à la ren­trée 2009 : je ver­rais déjà si je peux y aller.
    En tout cas merci pour la visite et le commentaire.

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