Les identités numériques

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GOFFMAN Erving, La mise en scène de la vie quotidienne

La mise en scène de la vie quotidienne, tome IDans La présentation de soi (tome I de La mise en scène de la vie quotidienne), Erving Goffman propose d’analyser les interactions microsociales sous l’angle de la dramaturgie. Il s’agit pour l’auteur d’apporter un appareillage théorique à cette notion très répandue que la vie est un théâtre. Il s’agira donc, dans un 1er temps, de collecter les concepts de cette théâtralisation. Il faudra souligner la spécificité des interactions décrites, due au contexte historique et social dans lequel évolua Goffman. Enfin, dans une 2ème partie, il s’agira de projeter ces notions dans les interactions en vigueur sur Internet.

Prise de notes au fil de la lecture, non achevée à ce jour : revenez régulièrement au besoin. Certains ajouts sont personnels, des associations d’idées avec d’autres notions extérieures à la thèse.

    Résumé

  • Individu = acteur qui se met en scène face à autrui : stratégies de face (masque), conscientes ou non.
  • Interaction bidirectionnelle : on montre ce que les autres attendent de nous ;
  • Permanente et exclusive : on ne peut jouer qu’un rôle avec un public (et un autre rôle avec un autre public).
  • Omniprésence du contrôle social, donc spectacle omniprésent.
  • la présentation de soi reste fragile, elle peut s’écrouler de manière involontaire comme elle peut être manipulée de manière volontaire.
  • MAIS, exemples : activités de service, ou interaction de type serveur-client. Il y a une distance sociale : (serveuse de restaurant = dominée par client) OU (médecin = domine son patient). Solennité toujours de mise aujourd’hui ?
  • Interaction de Goffman = projection de soi sur le Web ?
  • Prise de notes commentée (pages 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9) + conclusion

Erving Goffman

Mais avant toute chose, un petit mot sur l’auteur.

Erving Goffman (1922-1982) : membre de la 2ème école de Chicago :

  • on parle de sociologie pragmatique, appliquée à un écosystème urbain.
  • Il s’agit alors d’analyser (observation participante) les interactions (pragmatique, interactionnisme de Mead) dans des microsociétés (urbaine).
  • Goffman situe son ouvrage dans les limites physiques d’un immeuble, d’un établissement. Pour sa thèse de doctorat (1953), Goffman se plonge dans les arcanes d’un hôtel des iles Shetland, où il peut observer les interactions entre autochtones et touristes, directeurs et clients, commerçants et habitants. Il en fait beaucoup mention dans cet ouvrage. On atteint presque un niveau nano avec ce système social en miniature que constitue l’interaction face à face.
  • A ce sujet, il faut préciser que La mise en scène de la vie quotidienne est publiée dans la collection Sens commun, dirigée par Pierre Bourdieu (habitus de classe, voir plus loin).
  • Par ailleurs, les travaux de Goffman empruntent à la phénoménologie (sans la transcendance) et à l’existentialisme : on retrouvera donc un questionnement sur l’intentionnalité de l’acteur.

C’est tous les jours Hollywood !

Tout cet ouvrage est articulé autour de cette lexique théâtral : l’individu est un acteur, qui réalise un spectacle (une présence plus qu’une représentation) devant un public.

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