Les identités numériques

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5 commentaires pour saul Bellow, l’homme de Buridan

  1. Je dirais plutôt, « nous savons qu’on se cherche et nous espérons nous trouver ». 😉

    Juste une remarque : les moteurs de recherche n’ont rien à voir avec le self tracking, puisque le self tracking n’a pas même vocation à être public ou à permettre à d’autres de vous identifier (ni même à ces données d’être rattachées à votre identité).

    Merci pour le comparatif des moteurs de recherches de personnes. Très intéressant.

  2. Julien PIERRE dit :

    Merci tout d’abord pour votre participation ici-même.
    Self tracking. Comment le traduire : je me traque ? Je me suis à la trace pour me découvrir. Et cette trace ne serait pas publique. Je n’ai pas eu le temps de visiter les services dont vous parlez, et vous m’éclairerez à ce sujet : quelle est la diffusion des données qu’on y laisse ?
    Pour les plus fameux, vous citez Facebook (où le curseur de confidentialité est assez souple, cf. les photos de Bono) ou FriendFeed : est-ce que sont des outils de self tracking (j’apprends à me connaitre, ou comme disait l’autre : « Connais-toi toi même ! ») ou de lifestreaming (les autres me découvrent)?
    Sur librarything, je peux visiter la bibliothèque des autres membres, un peu comme l’album photo de Flickr, idem avec last.fm. Il y une communauté traineo (diet coach), une shareroom dans patientslikeme (tout est dans le titre). Il n’y a bien que bedposted (sex life tracking) qui soit personnel, et pour cause (la privacy policy est toute entière sur la page d’accueil).
    Bref, le ‘Documentez-moi’ concerne-t-il les services ou les autres ?
    A qui fournis-je des données ?
    Les outils du type 123People sont dédiés à la recherche de personnes, mais dans les quelques tests que j’ai lus, chacun y est allé de self googling, car ce sont les résultats qu’on connait le mieux, et qu’on est plus à même de valider.
    Certains moteurs proposent même de créer un profil suite à une requête, ou de s’inscrire en vue d’une future googlisation (yasni.de, wink, spock, mais aussi ziki et les autres…) : ils ont tous un lien Sign in.
    On est moins dans du people search que dans du personal branding.
    Je crée donc des documents (sur moi) pour qu’on les lise : au-delà de documentez-moi, est-ce qu’on n’est pas dans un « Indexez-moi ! » ?
    Ce que propose l’homme de Buridan : sachant qu’on me cherche, je sème les indices (cf. Peirce) pour qu’on me trouve, qu’on me découvre.

  3. Selftracking : autotraçage, suivi personnel (?)…

    Les outils de selftracking n’ont pas pour but d’être ouverts ou indexables (même si beaucoup peuvent l’être). Vous avez une page où vous entrez vos informations de suivies : en envoyant un tweet dès que vous mangez quelque chose par exemple. La page recueille vos données et les analyse : vous indiquant en rapport le nombre de calories avalées, chaque jour, chaque semaine, chaque mois…

    Et vous pouvez, si vous le souhaitez, regarder l’ensemble des données recueillies par le site (voir tout ce que mangent les gens qui ont twitté ce type d’information à ce service par exemple). Le but n’est pas de pouvoir regarder précisément, qui a mangé quoi, même s’il est souvent possible d’observer les autres. Mais je crois que ce n’est là qu’un effet, pas un symptôme. Le symptôme nouveau c’est la possibilité de pouvoir agréger simplement des données sur moi. Tenir le décompte de ce que je mange, de mon sommeil ou de quoique ce soit d’autre se fait du bout de mon mobile. Le but ne me semble pas être du tout le personnal branding (même si certains s’en servent ainsi) que d’avoir accès à un nouveau champ documentaire sur soi-même.

  4. Julien PIERRE dit :

    Donc, si je résume :
    self-tracking = auto-documentation
    dérive si outil = personal branding ou réseautage social
    On peut donc avoir 1 outil mais 2 logiques.
    Or si j’agrège des données me concernant, et que ces données sont diffusées dans la communauté, n’y a-t-il pas un risque d’autocensure ou d’exagération dans la saisie des données ?

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