saul Bellow, l’homme de Buridan

Nous savons qu’on nous cherche, et nous espé­rons être trouvés.

En écho à l’article d’Hubert Guillaud Finalement, documentez-​moi et à l’arrivée des moteur de recher­ché de per­sonnes.

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5 Responses to “saul Bellow, l’homme de Buridan”

  1. 1
    Hubert Guillaud Says:

    Je dirais plu­tôt, « nous savons qu’on se cherche et nous espé­rons nous trou­ver ». ;-)

    Juste une remarque : les moteurs de recher­ché n’ont rien à voir avec le self tra­cking, puisque le self tra­cking n’a pas même voca­tion à être public ou à per­mettre à d’autres de vous iden­ti­fier (ni même à ces don­nées d’être rat­ta­chées à votre identité).

    Merci pour le com­pa­ra­tif des moteurs de recherches de per­sonnes. Très intéressant.

  2. 2
    Julien PIERRE Says:

    Merci tout d’abord pour votre par­ti­ci­pa­tion ici-​même.
    Self tra­cking. Comment le tra­duire : je me traque ? Je me suis à la trace pour me décou­vrir. Et cette trace né serait pas publique. Je n’ai pas eu le temps de visi­ter les ser­vices dont vous par­lez, et vous m’éclairerez à ce sujet : quelle est la dif­fu­sion des don­nées qu’on y laisse ?
    Pour les plus fameux, vous citez Facebook (où le cur­seur de confi­den­tia­lité est assez souple, cf. les pho­tos de Bono) ou FriendFeed : est-​ce que sont des outils de self tra­cking (j’apprends à me connaitre, ou comme disait l’autre : « Connais-​toi toi même ! ») ou de lifes­trea­ming (les autres me découvrent)?
    Sur libra­ry­thing, je peux visi­ter la biblio­thèque des autres membres, un peu comme l’album photo de Flickr, idem avec last​.fm. Il y une com­mu­nauté trai­neo (diet coach), une sha­re­room dans patients­li­keme (tout est dans le titre). Il n’y a bien que bed­pos­ted (sex life tra­cking) qui soit per­son­nel, et pour cause (la pri­vacy policy est toute entière sur la page d’accueil).
    Bref, le “Documentez-​moi” concerne-​t-​il les ser­vices ou les autres ?
    A qui fournis-​je des don­nées ?
    Les outils du type 123People sont dédiés à la recher­ché de per­sonnes, mais dans les quelques tests que j’ai lus, cha­cun y est allé de self goo­gling, car ce sont les résul­tats qu’on connait le mieux, et qu’on est plus à même de vali­der.
    Certains moteurs pro­posent même de créer un pro­fil suite à une requête, ou de s’inscrire en vue d’une future goo­gli­sa­tion (yasni​.de, wink, spock, mais aussi ziki et les autres…) : ils ont tous un lien Sign in.
    On est moins dans du people search que dans du per­so­nal bran­ding.
    Je crée donc des docu­ments (sur moi) pour qu’on les lise : au-​delà de documentez-​moi, est-​ce qu’on n’est pas dans un « Indexez-​moi ! » ?
    Ce que pro­pose l’homme de Buridan : sachant qu’on me cherche, je sème les indices (cf. Peirce) pour qu’on me trouve, qu’on me découvre.

  3. 3
    Hubert Guillaud Says:

    Selftracking : auto­tra­çage, suivi personnel (?)…

    Les outils de self­tra­cking n’ont pas pour but d’être ouverts ou indexables (même si beau­coup peuvent l’être). Vous avez une page où vous entrez vos infor­ma­tions de sui­vies : en envoyant un tweet dès que vous man­gez quelque chose par exemple. La page recueille vos don­nées et les ana­lyse : vous indi­quant en rap­port le nombre de calo­ries ava­lées, chaque jour, chaque semaine, chaque mois…

    Et vous pou­vez, si vous le sou­hai­tez, regar­der l’ensemble des don­nées recueillies par le site (voir tout ce que mangent les gens qui ont twitté ce type d’information à ce ser­vice par exemple). Le but n’est pas de pou­voir regar­der pré­ci­sé­ment, qui a mangé quoi, même s’il est sou­vent pos­sible d’observer les autres. Mais je crois que ce n’est là qu’un effet, pas un symp­tôme. Le symp­tôme nou­veau c’est la pos­si­bi­lité de pou­voir agré­ger sim­ple­ment des don­nées sur moi. Tenir le décompte de ce que je mange, de mon som­meil ou de quoique ce soit d’autre se fait du bout de mon mobile. Le but né me semble pas être du tout le per­son­nal bran­ding (même si cer­tains s’en servent ainsi) que d’avoir accès à un nou­veau champ docu­men­taire sur soi-​même.

  4. 4
    Julien PIERRE Says:

    Donc, si je résume :
    self-​tracking = auto-​documentation
    dérive si outil = per­so­nal bran­ding ou réseau­tage social
    On peut donc avoir 1 outil mais 2 logiques.
    Or si j’agrège des don­nées me concer­nant, et que ces don­nées sont dif­fu­sées dans la com­mu­nauté, n’y a-​t-​il pas un ris­qué d’autocensure ou d’exagération dans la sai­sie des données ?

  5. 5
    (Citations)> Viviane Chocas et l’identité comme une bibliothèque + les identités numériques Says:

    […] contenu, sans cesse : un contenu qu’on docu­mente avec le self tra­cking dont on par­lait ici et là. « EPITA>le 11 décembre 2008 Claude Arnaud et l’identité mobile […]

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