Les identités numériques

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C’est mardi, c’est privacy

Les pays

  • Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information vient de publier un document provisoire (draft) sur la régulation des données personnelles par les fournisseurs de service en ligne : même si ces derniers ne sont pas clairement définis, ils doivent appliquer le consentement de l’utilisateur, la proportionnalité de la collecte, la publicité de sa finalité et la garantie de sa conservation, s’engageant à tout mettre en œuvre en cas de faille (ou d’attaque) : on s’approche – un peu – des  7 lois de l’identité. Ce document est maintenant ouvert aux commentaires (source : HuntonPrivacyBlog, et pour ceux qui savent lire le chinois, le document original)

Les entreprises

  • Google rachète Motorola Mobility : Android va se trouver propulser sur encore plus de machines, et encore plus d’utilisateurs vont se retrouver dans l’escarcelle du géant.
  • Le respect des données personnelles serait un facteur – positif – de différenciation et leur accorderait un avantage concurrentiel : dans la continuité du Do-not-track des navigateurs et des Privacy Bill of Right, les entreprises qui appliquent une politique de confidentialité à l’avantage de leurs utilisateurs connaitraient une meilleure réussite économique. Évidemment, Google et Facebook soulignent qu’ils ont été des pionniers dans cette démarche !
  • À venir courant Août : LinkedIn, en modifiant ses règles de confidentialité, partagera avec les régies publicitaires les données personnelles de ses 100 millions d’utilisateurs (annonces ici et ). Un cas désormais classique d’opt-in passif…
  • Une application de smartphone collectant sans consentement des données personnelles sur des mineurs de moins de 13 ans conduit la FTC a infligé une amende de $50.000 à son éditeur (W3 Innovations) : c’est une première pour ce type de logiciel. Les appels à la régulation de la vie privée dans les Apps se multiplient, notamment en recourant à des processus de privacy by design.
  • Le dilemne de Blackberry : accusé d’avoir facilité les émeutes anglaises (comme Facebook qui serait à l’origine du printemps arabe), Blackberry se voit solliciter pour aider les forces de l’ordre a identifié les manifestants. C’est techniquement faisable, mais contraire aux lois européennes de protection des données personnelles, sauf sur injonction d’un juge. C’est là que se trouve le paradoxe, et tous les opérateurs de télécom s’y trouvent confrontés : comment une entreprise peut-elle mettre en avant auprès de ses utilisateurs la confidentialité de leurs données quand la Justice peut passer outre ?
  • En termes de paiement en ligne, les internautes font moins confiance aux géants du Web (Apple, Google, Microsoft) qu’aux entreprises de cartes bancaires (Visa, MasterCard, AmericanExpress). Paypal (une filiale d’eBay) arrive en 6ème position. Normal puisque ce sont des acteurs historiques, à la réputation solide, et parce que ce sont les intermédiaires les plus proches de la banque (le modèle user-centric ne l’emporte donc pas ici). D’où des réorientations stratégiques pour ces entreprises qui veulent se positionner – via la certification d’identité – dans le business du commerce en ligne : il va falloir mettre en avant la réputation des partenaires. Google Wallet travaille ainsi avec MasterCard et CityBank, dont les logos paraissent finalement bien petits eu égard aux enjeux signalés par l’enquête (source : Business Mobile).

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