Yoan D + Marc L = les dangers de l’analyse

  • Quand A inter­roge l’identité numé­rique de B, il dévoile des infor­ma­tions sur B.
    • Il peut s’agir de don­nées per­son­nelles et confidentielles
    • Il peut s’agir de répu­ta­tion, fon­dée ou non.
  • Quand A inter­roge l’identité de B, il construit aussi la répu­ta­tion de A (tout récit implique son ).

Partons de ce rai­son­ne­ment et appliquons-​le à des affaires récentes :

Je vous laisse lire les 2 billets ; pour ***, je ren­voie aussi à cette liste d’articles.

YD

  • Tranquillosse parle de Yoan Demarq : « C’est un escroc ! » [je résume, c’est fait exprès].
  • Ruiz et Brahimi parlent de Yoan Demarq : il subit la répu­ta­tion construite par Tranquillosse.
  • Les com­men­ta­teurs parlent de Ruiz, Brahimi et Demarq : « C’est un escroc, il l’a bien mérité ! Qu’est-ce qu’on peut bien y faire… »
  • Les auteurs répondent aux commentateurs
  • Au final, on obtient une répu­ta­tion pour Tranquillosse, Yoan Demarq, Ruiz et Brahimi, et l’ensemble des com­men­ta­teurs sur le de JFRuiz ou sur le billet (où j’y suis allé aussi de mes com­men­taires ;-) ). Réputation aussi pour les (vrais faux) homo­nymes ou le site lebon​coin​.fr, à tra­vers lequel l’arnaque a eu lieu.
  • Mais qui est Tranquillosse ? YD existe-​t-​il vrai­ment (voir ce lien pour un éclai­rage) ? Si la 1ère ligne s’effondre, com­ment les autres peuvent encore tenir debout ?

La pré­sence dans le vil­lage (global)

Le tra­vail sur l’identité numé­rique pose la ques­tion du observateur-​observé : si tout le monde est sur la Toile, com­ment conser­ver une dis­tance avec le sujet observé ?

  • Un observé qui se cache der­rière un pseudo ou alors qui se dévoile sans discernement.
  • Un observé qui dis­pose des mêmes outils de ges­tion de son iden­tité numé­rique que l’observateur.
  • Un obser­va­teur qui peut deve­nir à son tour observé du moment qu’il dif­fuse son ana­lyse. Sur la Toile ou ailleurs.

Est-​ce qu’en relayant une iden­tité ou une répu­ta­tion numé­rique, on né la sur­cons­truit pas un peu aussi ?

  • Dans quelles mesures ce relais n’est-il pas un recel ? Anonymer les noms est-​il suf­fi­sant ? Quelle pré­cau­tion dans l’ faut-​il prendre ? Voir les inter­ve­nants IRL ?
  • Dans le cas contraire, a-​t-​on légi­ti­mité juri­dique, morale et déon­to­lo­gique à trai­ter de l’identité d’autrui ?
  • La réponse à la ques­tion pré­cé­dente né risqué-​t-​elle pas de faire avor­ter tout tra­vail sur l’identité numé­rique ? Suffit-​il d’annoncer dès le départ le pos­tu­lat, le parti pris, pour élimi­ner aus­si­tôt les contradicteurs ?
  • Est-​ce que, comme le dadaïsme de Raphaël Meltz ou comme le pro­po­sait Yann le Guennec à pro­pos de Sociogeek, l’approche artis­tique est là seule valide car se débar­ras­sant d’emblée des exi­gences (et des impasses) scientifiques ?

Encore une fois, com­ment inter­ro­ger l’identité numé­rique ?

Dans le même genre :

One Response to “Yoan D + Marc L = les dangers de l’analyse”

  1. 1
    yann Says:

    un article qui aborde l’identité sous l’angle de la pro­priété, c’est peut-​être la bonne for­mu­la­tion du pro­blème (tel qu’il n’est pas sou­vent aussi clai­re­ment posé):
    http://​yale​law​jour​nal​.org/​c​o​n​t​e​n​t​/​v​i​e​w​/​7​3​9​/1/

    a+

Leave a Reply