11 Responses to “Identité(s) 2.0”

  1. 1
    design systeme Says:

    L’espace de ce débat se situe entre la com­plexité du concept d’identité et le réduc­tion­nisme radi­cal du concept d’identité numé­rique. Il faut com­pa­rer la défi­ni­tion de l’identité par Sun ( http://docs.sun.com/app/docs/doc/819‑4628/6n6p2pm93?l=fr&a=view ) et les dif­fé­rentes approches sur wiki­pe­dia par exemple (Identité_(psychologie)) pour mesu­rer les abîmes qui séparent ces notions. Dans la notion d’identité numé­rique, on confond l’identité avec l’identifiant qui per­met d’agréger des don­nées, et ce glis­se­ment séman­tique per­met pro­gres­si­ve­ment de pres­crire des com­por­te­ments. Cette démarche appau­vrit l’espace des pos­sibles ouvert par l’espace rela­tion­nel du réseau glo­bal. Dans ce contexte, par frag­men­ta­tion de l’identité, on n’entend pas for­ce­ment une frag­men­ta­tion patho­lo­gique, mais plus une diver­si­fi­ca­tion des contextes et des formes de repré­sen­ta­tion de soi, que per­met jus­te­ment la mise à dis­tance des indi­vi­dus les uns par rap­port aux autres, et de soi par rap­port à soi, à tra­vers les réseaux, à tra­vers les sys­tèmes tech­niques en géné­ral. Vu comme ça, l’identifiant numé­rique (plu­tôt que l’identité numé­rique) n’est qu’un micro-​aspect (uto­pique par ailleurs) de l’identité numé­rique, laquelle reste dès lors à définir.

  2. 2
    Julien PIERRE Says:

    Tout d’abord merci pour ce com­men­taire.
    OK pour l’id. frag­men­tée et son aspect non patho­lo­gique (le schizo venait plus là pour for­cer le trait. Cela dit, on pour­rait se deman­der dans quelle mesure grosso modo Internet n’est pas patho­gèné ?)
    Pour reve­nir à socio­geek, les concep­teurs né sont pas dans une per­cep­tion identité=identifiant (enfin je né pense pas), mais en quoi sont-​ils dans une vision réduc­tion­niste ? Où se situe le glissement ?

  3. 3
    design systeme Says:

    à pro­pos du réduc­tion­nisme: c’est dans les com­men­taires sur inter­ne­tactu ( http://​www​.inter​ne​tactu​.net/​2​0​0​8​/​1​0​/​0​6​/​p​o​u​r​q​u​o​i​-​s​o​m​m​e​s​-​n​o​u​s​-​s​i​-​i​m​p​u​d​i​q​u​e​s​/​#​c​o​m​m​e​n​t​-​8​6​9​016 ) : » La socio­lo­gie (…) est “réduc­tion­niste”. Elle pré­tend qu’on peut rap­por­ter les actions à des pro­prié­tés des per­sonnes.« 
     Le glis­se­ment quant à lui se situe dans le lien exclu­sif: iden­ti­fiant unique->identité numérique->comportement indi­vi­duel. Cette asso­cia­tion est un pré­sup­posé arbi­traire et génère de la confu­sion. Ce lien entre ces 3 types d’éléments dans le sys­tème glo­bal (humain et tech­nique) de l’internet n’est qu’un cas très par­ti­cu­lier. Le réduc­tion­nisme se situe aussi là.

  4. 4
    Julien PIERRE Says:

    Je com­prends bien l’opposition entre réduc­tion­nisme (car­té­sien, ration­nel) et approche sys­té­mique ; de même que le glis­se­ment de l’identifiant à l’identité.
    Sociogeek est réduc­tion­niste dans sa der­nière étape, l’affichage des résul­tats (2 axes, 4 cri­tères : exhib/​dicret, casanier/​aventurier), dans son algo­rithme (dont on né sait rien), mais je né vois pas –dans le jeu– le glis­se­ment à par­tir de l’identifiant unique.
    Je veux bien encore quelques éclaircissements.

  5. 5
    design systeme Says:

    Pour que les don­nées, qui sont au demeu­rant et objec­ti­ve­ment la seule chose dont dis­posent les sites dits de “réseaux sociaux” ou encore socio­geek dans cet exemple, puissent être vues comme signi­fiantes par rap­port à des com­por­te­ments indi­vi­duels, il faut que ces don­nées puissent s’articuler autour d’un iden­ti­fiant unique, repré­sen­ta­tif de l’unicité de l’individu dont on pré­tend obser­ver et ana­ly­ser le com­por­te­ment. Sans ces iden­ti­fiants uniques rap­por­tables à des indi­vi­dus uniques, on a un ensemble de don­nées repré­sen­ta­tif d’une mul­ti­tude, d’un sys­tème com­posé de mul­tiples éléments, qui en outré né sont pas néces­sai­re­ment des indi­vi­dus. Il peut s’agir de robots, de plantes, de col­lec­tifs mixtes, etc… L’identifiant unique repré­sen­ta­tif d’un indi­vidu n’existe pas dans le contexte d’internet. Au mieux, on a l’identifiant unique d’une inter­face, c-​a-​d son adresse IP, ce qui né dit rien sur l’utilisateur “der­rière” cette inter­face. Une pos­si­bi­lité tech­nique pour résoudre ce pro­blème serait par exemple de trans­mettre l’empreinte géné­tique de l’individu actif lors de chaque action de cet indi­vidu sur une inter­face, mais on en n’est pas encore là… Donc, dans l’état actuel des choses, pré­tendre relier “objec­ti­ve­ment” des don­nées à des indi­vi­dus est une “illu­sion consen­suelle”, un pré­sup­posé arbi­traire, un sou­hait, un désir, une pres­crip­tion, tout ce que l’on veut, mais pas une réa­lité qui per­mette de construire un point de vue scien­ti­fique sur les com­por­te­ments indi­vi­duels en ligne. amha!

  6. 6
    Julien PIERRE Says:

    Donc on né sait pas qui joue à socio­geek : comme disait Peter Steiner, ça peut être un “chien”. Partant de ce doute, l’expérience est inva­lide, c’est bien ça ?
    Pour être valide, il fau­drait être der­rière chaque par­ti­ci­pant, ou alors user de bio­mé­trie (et encore).

  7. 7
    design systeme Says:

    L’expérience est tout à fait valide en tant qu’expérience, mais on né peut pas en déduire un lien direct entre les don­nées récol­tées et le com­por­te­ment d’individus humains iden­ti­fiables. Là est tout le pro­blème de l’approche actuelle de l’identité numé­rique (lar­ge­ment au delà de « socio­geek » que je né connais pas personnellement).

  8. 8
    design systeme Says:

    on peut ajou­ter : « on né peut pas en déduire un lien direct entre les don­nées récol­tées et le com­por­te­ment d’individus humains iden­ti­fiables » … *en tant que tel*. Ceci pose bien sur un pro­blème à la notion même de « socio­lo­gie des usages », mais ouvre des pers­pec­tives plus ouvertes (et à mon sens plus réa­listes) sur la nature du peu­ple­ment des réseaux.

  9. 9
    Clic au signe dedans Says:

    je réflé­chis, je réflé­chis. Je vais bien finir par dire quelque chose ;-)

  10. 10
    Julien PIERRE Says:

    Au moins votre iden­tité :-P !
    Bug de word­press ou oubli volontaire ?

  11. 11
    Clic au signe dedans Says:

    c’était auber ;-)

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