Archive for mai, 2009

Liens du 11/05/2009

Posted in veille on mai 11th, 2009 by Julien PIERRE – Commentaires fermés
Lettre au maire – Le fil rouge romanais
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[LDH-Toulon] de base élèves au livret scolaire numérique, l’Éducation nationale fiche les enfants, par Stéphanie Pouget
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Publication du rapport annuel 2008 du Forum des droits sur l’internet – Forum des droits sur l’internet
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Texte de réflexion : Pour un habeas corpus numérique – [PRODOPER ]
Pour la mise en place d’une centralisation des identifiants certifiés
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Miauce Project Website
Multi-modal Interactions Analysis and exploration of users within a Controlled Environment
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Dailymotion – Intervention sur l’usurpation de l’identité numérique – une vidéo Actu et Politique
A l’occasion des Etats Généraux de l’identité numérique (27/04/2009)
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Les 3 étapes pour gérer efficacement son eRéputation « Marketing
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Kantara Initiative: Shaping the Future of Global Identity
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Le CV à l’heure du 2.0 ‎(Les dossiers de doppelganger)‎
Un dossier CV2.0 sur le wiki de doppelganger.
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Cartographies du web et de l’identité numérique – Blog du modérateur : conseils, widgets et outils pour créer son blog emploi
Cartographie des tendances web 2009, avec l’apparition de 111 personnalités incontournables : les individus du web.
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Cybercriminalité et vol d’identité: Quel est le profil des prédateurs sexuels sur Internet?
Enquête US qui démythifie les attaques portées contre les réseaux sociaux et Internet : il n’y a finalement que très peu de crimes sexuels contre des mineurs qui soient perpétrés partir du Web (1%).
Cependant, la rajeunissement des suspects pourraient s’expliquer par des déviances sociales occasionnées ou catalysées par Internet. Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Fcrimes-cyber.blogspot.com%2F2009%2F04%2Fquel-est-le-profil-des-predateurs.html
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Le whuffie ne marche qu’au Royaume enchanté

Posted in bazar on mai 10th, 2009 by Julien PIERRE – 3 Comments

Dans la dèche au royaume enchantéJe viens de terminer la lecture du 1er livre de Cory Doctorow : Dans la dèche au royaume enchanté (‘Down and out in the Magic Kingdom‘, 2003). C’est un très bon livre de SF en soi, qui combine plusieurs innovations, dont la plus fameuse reste son modèle économique, puisque le livre est paru à la fois en librairie et en téléchargement gratuit sur le web (licence creativecommons).

Mais c’est aussi dans ce roman qu’apparaît le whuffie, cette unité de mesure de la réputation des gens, qui a remplacé l’argent.

L’histoire

Julius est castmember (membre du personnel) à DisneyWorld, il y est même né et y a passé l’essentiel de sa vie. Son travail consiste à maintenir en activité l’une des attractions du parc, la Mansion (maison des horreurs). Il vit avec Lil, castmember aussi, et Dan, son meilleur ami, évangéliste de la société Bitchun.

C’est donc principalement une histoire d’amitié, d’amour que nous livre Doctorow. Mais les relations entre les 3 personnages principaux sont fortement conditionnées par la technologie environnante. A ce titre, on retrouve bien ce qu’Isaac Asimov disait de la SF :

On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie.

C’est une forme d’épistémologie prospective, qui passe ici par la littérature.

Quel est donc l’avenir selon Doctorow, et à quelle technologie consacre-t-il son travail d’obeservation et d’analyse ?

Dan passait me voir tous les soirs et, comme au bon vieux temps, on discutait des avantages et des inconvénients du whuffie, de la Société Bitchun, de la vie en général, assis sur mon balcon avec une cruche de limonade fraiche.
p. 183

La société Bitchun

La Société Bitchun découvrit un jour le remède à la mort et inventa la vie éternelle. Elle l’offrit à l’humanité, qui devint la société bitchun (après la société de consommation) : du loisir, de la créativité, des artistes !

Nous ne sommes pas dans un livre de hard science, et le procédé technique n’est absolument pas détaillé. Mais l’idée est la suivante : un individu sauvegarde sa mémoire sur un terminal informatique (fichier numérique qui peut être accessible en licence libre, par exemple). A sa mort, on clone le corps dans lequel on implante la sauvegarde.

— Tu veux donc dire qu’on est rayé de la carte, puis recréé atome par atome, on n’est plus soi-même ?
[...]
— Tu es un clone, avec un cerveau copié.
p. 49

  • Il s’agit ici du ressort même de toute l’histoire : notre rapport à la mémoire est affecté. Si j’ai honte de mes actes, je me restaure ; si j’ai un rhume, je me restaure ; mais si j’ai vécu de bons moments (comme les derniers avec Lil ou Dan), j’ai peur de me restaurer. Si je ne me sauvegarde pas souvent, je risque de perdre beaucoup de souvenirs, dont certains peuvent avoir une valeur économique et stratégique. Enfin, des bugs peuvent se glisser dans la sauvegarde.
  • Ce principe est aussi mis en application dans les attractions du parc : quand vous visitez la Mansion, on vous charge en mémoire une fausse sauvegarde du fantôme : horreur garantie !
  • Dans la société bitchun, vous pouvez choisir par chirurgie esthétique l’âge que vous aurez (réjuvénation) : tout le monde est jeune, sauf les médecins qui se choisissent quadra pour avoir plus d’autorité (mais ils n’ont plus personne à soigner).
  • Enfin, le temps mort (sorte de cryogénisation non détaillée) permet soit de ne pas vieillir pendant les longs voyages (aller-retour Terre-Espace), soit de se mettre en pause quelques temps, histoire de voir comment le Monde va évoluer (ce qu’ont fait les parents de Lil, par exemple).

Bref, la société bitchun, c’est l’immortalité. Nous sommes bien dans de la SF, d’autant plus que notre société actuelle ne s’est pas débarassée de la pénurie ni de la rareté (loin s’en faut, même).

Les premières idées de la société Bitchun s’insinuaient dans la conscience de chacun : la mort de la pénurie, la mort de la mort, la lutte pour réarranger une économie dont le développement ne s’était concentré que sur la pénurie et la mort.
p. 108

Nous vous promettons un enseignement très pertinent avec comme principaux sujets l’économie de la réputation, la dynamique sociale post-pénurie et la théorie sociale de la prolongation infinie de la vie. Fini Durkheim, les enfants, place au temps mort ! Ca va être chouette !
p. 195

Bref, la société bitchun, ce n’est pas encore pour nous. Mais les discussions entre Dan et Julius, et finalement l’ensemble des réflexions de leur auteur, Cory Doctorow, c’est de questionner cette forme d’organisation sociale.

Une fois qu’on avait adopté le système de sauvegarde/restauration, le reste de la Bitchunerie suivait automatiquement, vous imposant un système de valeurs.
Ceux qui n’avaient pas adopté la sauvegarde/restauration auraient pu soulever une objection… mais, ah tiens ? Ils sont tous morts.
p. 197

Et c’est sur ce paradigme que peut s’adosser l’adhocratie et le whuffie.

L’adhocratie

J’imagine que l’époque manque de défis pour eux. Ils sont trop coopératifs.
p. 88

Il y a peu d’explications sur l’adhocratie, et l’adhoc en général. Julius est un adhoc car membre d’une adhoc. On parlerait aujourd’hui de communauté, mais constituée autour d’un but précis (ad hoc = qui va vers ce quoi il doit aller). Ici, les adhocs sont organisées autour des différentes attractions du Parc. C’est une entité autogérée, démocratique, c’est à dire reposant sur un débat contradictoire suivi d’un vote. Les actions menées par l’adhoc impactent le whuffie de leurs membres, et inversement, une adhoc peut souffrir des agissements de l’un de ses membres.

Tout le principe de la société Bitchun consistait à se montrer plus honorable que les autres adhocs, à réussir au mérite et non par la supercherie, malgré les assassinats et autres.
p. 95

Au niveau de l’intrigue, qui se déroule à DisneyWorld (summum bitchun), on assiste à un affrontement entre 2 adhocs.

Les guerres bitchun sont rares.
p. 193

En vérité, il y a une véritable concurrence dans le Parc et les concurrents les plus coriaces sont ceux qui ont réhabilité le Hall of Presidents.
p. 172

La société Bitchun n’est donc pas si idyllique qu’elle n’y parait. La guerre économique est présente. Même si la rareté n’est plus de mise, même s’il n’y a plus d’argent en circulation, il reste une unité de mesure après laquelle tout le monde court : le whuffie !

Le whuffie

Encore une fois, Doctorow ne s’embarrasse pas avec l’économie du whuffie. On ne sait pas comment -techniquement- il s’échange, combien on gagne en travaillant, combien coûte une bière dans un bar, ni comment on la paye, etc.. Quelques définitions parcellaires nous éclairent cependant sans ambiguïté.

J’ai pingué son whuffie plusieurs fois, et j’ai remarqué qu’il grimpait avec régularité au fur et à mesure que Dan accumulait davantage d’estime de la part des gens qu’il rencontrait.
p. 16

A l’inverse :

J’ai pingué mon whuffie. Il avait gagné quelques pourcents -du whuffie de compassion – mais redescendait : Dan et Lil irradiaient la désapprobation. Qu’ils aillent se faire foutre.
p. 48

Voilà comment on peut se retrouver dans la dèche. Un whuffie faible va donc conditionner les interactions sociales :

J’ai compris qu’elle [Lil] pinguait son whuffie [Dan] et surpris son air de désapprobation étonnée. Nous autres anciens d’avant le whuffie savons son importance, mais pour les gamins, c’est le monde. Quelqu’un sans whuffie est automatiquement suspect. Je l’ai vu se ressaisir aussitôt, sourire et s’essuyer discrètement la main sur son jean. « Du café ? a-t-elle proposé
p. 27

Il existe 2 types de whuffie, ou en tout cas un calcul basé sur l’origine des dons.

J’ai pingué l’elfe [un ingénieur de la concurrence]. Il avait beaucoup de whuffie équivoque : du respect recueilli auprès de gens partageant très peu mes opinions. Je m’y attendais. Mais je ne m’attendais pas à ce que son score de whuffie pondéré, celui qui conférait de la crédibilité supplémentaire au genre de personnes que je respectais, soit si haut… supérieur au mien.
p. 60

La société bitchun impose une éthique : « don’t be evil », et de surcroit une éthique mesurable, quantifiable. Le whuffie mesure donc la réputation des gens, mais il est relatif à ceux qui donnent le whuffie, comme à celui qui interroge le whuffie d’un autre individu. Néanmoins, son utilité reste économique.

Ils [les parents de Lil] débordaient de whuffie, en quantité incommensurable, inutilisable. Dans un monde où même un raté au whuffie à zéro pouvait sans problème manger, dormir, voyager et accéder au réseau, leur fortune suffisait largement pour accéder à volonté et aussi qu’il leur plaisait aux quelques raretés restant sur Terre.
p. 86

Comme on le voit, l’approche de Doctorow est ambigüe à ce sujet, notamment avec ce passage.

J’arrivais à lui [Dan] faire admettre que le whuffie recréait la véritable essence de l’argent : dans l’ancien temps, quelqu’un de fauché mais de respecté ne mourrait pas de faim ; à l’inverse, quelqu’un de riche mais de détesté n’arrivait jamais à s’acheter paix et sécurité. En mesurant ce que représentait réellement l’argent -le capital social auprès de ses amis et voisins-, on jugeait le succès avec davantage de précision.
pp. 17-18

On peut vivre sans whuffie, mais les autres individus vous éviteront ; et avec plein de whuffie, vous accédez à des éléments qui restent soumis à la rareté et à la pénurie. On se retrouve donc dans un écosystème qui n’a rien changé, si ce n’est déplacer la valeur des choses sur les gens. Mais ça reste une valeur. Valeur à laquelle Julius (comme Dan) veut échapper.

J’ai alors pensé à partir, à tout abandonner, à quitter Walt Disney World pour recommencer une fois de plus ma vie, sans whuffie ni souci.
p. 175

Se trouver le ventre plein avec de bons amis et le Soleil qui se couchait derrière une troupe de danseuses de hula à moitié nues… Quel besoin avait-on de la Société Bitchun, après tout ?
pp. 225-226

Le whuffie appliqué au web d’aujourd’hui

The Whuffie Factor = final cover!

Le terme whuffie a émérgé conséquemment aux interrogations portant sur l’e-reputation, et principalement grâce au livre de Tara Hunt, le Facteur Whuffie, sous-titré Using the power of social networks to build your business. C’est un ouvrage clairement orienté marketing, d’autant plus que son auteur est aussi l’instigatrice du PinkoMarketing, basé sur le Manifeste des Evidences (ClueTrain Manifesto, les marchés sont des conversations).

Dans le monde du Web 2,0, c’est vers ceux qui ont un capital social élevé que coule l’argent. Sans Whuffie, vous perdrez vos connexions et toutes les recommandations que vous ferez seront considérées comme du vulgaire spam.
via InternetActu.

Au terme whuffie ont souvent été associées d’autres expressions : karma ou kudos, capital social, SocialRank ou PeopleRank. Dans l’applicatif, on trouve des expériences comme les twollars ou les exploracoeurs. L’idée est d’aboutir à une évaluation des intervenants dans la sphère de la conversation :

Elle s’appelle Kim Wright [...]. Bon whuffie, grosse fanactivité Mansion, lectorat important.
p. 150

On pourrait effectivement fabriquer un curseur whuffie, pondéré comme l’indique Doctorow, affiché via javascript à côté de chaque commentateur. Des systèmes similaires existent déjà, plus ou moins proches du whuffie originel. Néanmoins, comme l’auteur et d’autres individus sur la Toile (M.K. Smith ou Michelle Greer), j’avais déjà manifesté beaucoup de réserve vis-à-vis de cette numérisation de la réputation, et de l’individu.

L’arithmétique a remplacé le subjectif, le nombre a remplacé le verbe.

Quels sont alors les risques de la société bitchun, et plus particulièrement d’une relation basée sur une réputation chiffrée et indexée sur notre comportement ?

Puis il m’a conduit par une piste subtile et balisée avec soin à reconnaître que oui, [...], pour le moment, le monde affichait une homogénéité quelque peu déprimante.
p. 18

On retrouve l’idée d’homophilie (ad hoc) dont parlait Daniel Bougnoux et Patrice Flichy : des individus au comportement formaté par une technique éthique, aux jugements permanents et immanents, dont les actes mêmes peuvent être faux, manipulatoires (cf. l’assassinat de Julius).

Réinventer la démocratie : internet, un nouvel espace démocratique ? compte-rendu personnel

Posted in bazar on mai 9th, 2009 by Julien PIERRE – 4 Comments

J’ai assisté ce matin à la table ouverte « Internet : un nouvel espace démocratique ? », qui se tenait à la MC² de Grenoble, à l’occasion du colloque « Réinventer la démocratie », organisé par Pierre Rosanvallon de la république des idées et médiatisé par France Culture.

Introduction

Internet : nouvel espace démocratique ?

Participants :

« la démocratie est ce lieu où chacun est en relation avec tous », dixit Claude Lefort, invité d’honneur du forum, philosophe aqui a travaillé sur le totalitarisme.
cf. Pierre Rosenvallon et l’idée de contredémocratie.

Ci-dessous la retranscription des propos (avec commentaires perso)

Daniel Bougnoux

  • médiologie = graphosphère -> numérosphère, glissement capital
  • Borges = bibliothèque de Babel (nouvelles/fictions)  = « bonheur extravagant », « dépression excessive ».
  • Marx = les philosophes ont interprété le monde, il est temps de le transformer
  • La représentation n’est plus satisfaisante / suffisante
  • Nouvelle forme de présence = récepteur devient émetteur. Nouvel ordre non plus vertical mais transverse, appel à l’expertise de chacun.
  • Démocratie = représentation censitaire. Les représentés sont plus nombreux que les représentants (règne de la majorité, minorité invisible, voir aussi nombre de Dunbar). Cf Rosanvallon = internet corrige la représentation
  • Intelligence du réseau, en tant que réseau (mise en lien), intelligence cognitive et connective (danah boyd) + cf. wisdom of crowd
  • Parité = on ne rencontre que ses pairs = autisme, narcissisme, homophilie (on apprécie ceux qui sont pareils que nous). Peur d’affronter les autres communautés ? Faux pour DB, la conversation est ouverte, espace de confrontation
  • Internet, quand le média devient médium, Transformation (cf nouveau journalisme, où est la littérature sur le web ?). Il ne faut avoir de vision fixiste. Critique de la raison numérique
  • La vérité devient pertinence → traiter le réseau comme la valeur (nétiquette émergente), éthique de la coopération
  • Ce n’est pas une culture de contenu, culture de bidouilleur (hacker, cf. Stephenson le samouraï virtuel), acquisition d’une expertise technique : nous devenons moins influençable.
  • Pour résumer :
    • espace de contre démocratie
    • égalisation profane/expert
    • univers narcissique

Patrice Flichy

  • Pères fondateurs
  • Internet ≠ médias classique > libre expression
  • Internet = prise de parole (age athénien de la démocratie, cf. discours d’Al Gore chez Clinton) = nouvelle opinion publique ?
  • Nouveaux intervenants (partis, cf. les nonistes sur le web en 2005, contre le référendum européen) → montée en charge des blogs
  • Morcellement : monologue interactif. Critique discutable = il n’y a pas morcellement de l’audience (audience concentrée sur les grands sites). Cf algo de google (googlarchie)
  • Si morcellement = homophilie (s’adresser à ses pairs). Avec qui parle-t-on politique ? Avec ses proches !
  • Expression d’une opinion publique sur internet = oui (cf. doctissimo et les élections présidentielles, 2007)
  • Tradition de la mesure d’audience (lachez vos comm’) = référendum permanent. En zappant, je vote avec ma souris = Internet = agrégateur de mes intérêts personnels. Débat public, activité politique = marché
  • Y a -t-il débat délibératif s’il me suffit de cliquer pour ne plus entendre mes contradicteurs ?
  • Risque de conformité (cf. mymajorcompany, l’internaute devient producteur > choix mainstream)
  • Procédure, règle (cf désir d’avenir de ségo) : intégration/cadrage des internautes
  • Expression d’opinion hétérodoxe venant de ≠ regroupements
  • Pour résumer :
    • manque de délibération (construire du consensus sur du dissensus)

Dominique Cardon

  • 6 leçons/propriétés définissant la forme politique de l’internet
  1. massification des usages : nouveaux usagers
  2. ce qui fait le caractère démo, c’est qu’il présuppose l’égalité des participants. (cf. P2P). Responsabiliser. Hypocrite (variable socio traditionnelle)
  3. ouverture à la subjectivité = individualisme
  4. conversation sur le web = espace pas si public. Discussion au sein des niches. Vigilance critique (surveillance= délibération). rationalité discursive
  5. coopération faible = collectif constitué exposte. D’abord je publie mes actions > opportunités > collectifs = communautés électives, performées
  6. tendance procédurale = refus de la délégation, du centre, de la représentaion politique > Autoorganisation, collectif acentré (wikipedia). Risque de bureaucratie procédurale
    • comment on fait de la hiérarchie ? Fondement de l’autorité. Agrégats des sources, logique sociale : certains sont plus visibles que d’autres (wikio). Mimétisme viral
    • moment charnière : du censitaire au réseaux sociaux
    • approche esthétique (culture du hacking) ≠ école de francfort : culture de masse

    on se laisse redéfinir par lees autres : on publie une id qui va plaire aux autres => redéfinition de l’identité.

    Débat

    • à relativiser avec le régime politique dans lequel nous sommes ? cf. Chine
    • internet = surveillance des traces

    Questions du public

    • Internet = nouvelle révolution ?
    • propriété intellectuelle (à qui appartient le débat démocratique ?)
    • angélisme = internet antidémocratique -> BigBrother, impudeur, sondagite
    • nouveau populisme
    • Pour résumer : risque de la surveillance contre chance de la révolution
      • DB : ombre numérique, visibilité performative
      • PF : il n’y a plus un seul Internet
      • DC : révolution du savoir accessible

    Moi

    • est-ce qu’on peut fonder une (meilleure) démocratie sur le l’anonymat, le pseudonymat ?
    • Je faisais référence à la volonté des pères fondateurs de créer un réseau anonyme (l’IP étant une norme de routage), anonymat qu’on retrouve dans l’isoloir par exemple, mais où l’identité est certifiée. Aujourd’hui (cf. Sur internet, personne ne sait que tu es un chien »), on peut discuter (débat démocratique) avec un internaute dont on ignore tout (cf. les pousse-a-crime de wikipédia). Si j’ignore l’identité de mon contradicteur, comment débattre avec lui ?

    CONCLUSION

    • DB = raison divisée
    • DC = les individus au cœur du système -> mobilisation des internautes sur la privacy
    • PF = régulation législative mondiale
    • l’algo de google est secret , et l’institution qui organise notre accès au savoir est dans le domaine du secret.