Plus flippant qu’Edvige ? Internet !

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Creative Commons License photo cre­dit: PeterForret

On a beau­coup dis­cuté de part et d’autres des méfaits d’Edvige, du crois­sant au sein d’un Etat de plus en plus policé, de Sarkoland, etc. Pourtant, la -dans une cer­taine mesure- avait approuvé le  (voir cet article d’Alex Türk).

Quoiqu’il en soit, tout le monde s’est féli­cité du remo­de­lage d’. Tout le monde ? Non. Sur sucha­blog, on s’inquiète bien plus des traces numé­riques col­lec­tées par et consorts. serait l’arbre qui cache­rait la forêt des bases de don­nées, com­mer­ciales, étatiques, numé­riques, etc.

Aujourd’hui, soit les Français né sont pas conscients d’être tra­cés et ils conti­nuent comme si de rien était, soit ils le savent et ils s’en fichent !(1)
[…]
A notre nais­sance, nous sommes, cha­cun, dotés d’un capi­tal com­pre­nant notre inti­mité, notre iden­tité, c’est-à-dire les don­nées propres à notre per­sonne. Ce capi­tal, qui appar­tient à notre sphère de liber­tés indi­vi­duelles fon­da­men­tales, est fra­gile. Si on le mutile, il né se recons­ti­tuera pas faci­le­ment. Si on accepte de le lais­ser gri­gno­ter par les moteurs de , par les réseaux sociaux, par le tra­çage dans le temps et l’espace, par les fichiers de , etc., c’est un homme dif­fé­rent, infi­ni­ment moins libre, qui sur­gira du paysage.

Alex Türk in Telerama (17÷09÷2008).

Obiwan, l’ du billet de Suchablog, aper­çoit une solu­tion : la fusion du réel et du vir­tuel dans un unique, à la fois dans le monde numé­rique et dans la vraie vie (in real life) :

Ce qu’il nous faut aujourd’hui, pour éviter les dérives (pré­vi­sibles) du futur, c’est une iden­tité à la fois valable dans le monde réel, et dans le monde vir­tuel. Un qui puisse nous iden­ti­fier et nous per­mette de mai­tri­ser notre iden­tité « ON & OFF Line ». Une iden­tité qui for­ce­rait chaque outil « à  » à me deman­der l’autorisation de lier mon iden­tité à une photo ou une vidéo, sous peine de violation.

EDVIGE, ou l’arbre qui cache la Foret…? — Suchablog.

Le pro­blème est de savoir qui garan­tira cette iden­tité, quel tiers. L’Etat avec des outils comme ou Cristina ? Des entre­prises pri­vées comme ou ? A qui ferons-​nous confiance ? Encore une fois, qui gar­dera les gardiens ?

Sur le même sujet, on peut citer la réac­tion de Daniel Kaplan face au rap­pro­che­ment opéré par l’avocat Vincent Dufief entre Edvige et Facebook, réac­tion qui com­plète peut-​être celle du Président de la . Ainsi, pour Kaplan, et (et les réseaux sociaux) sont oppo­sés dans le sens que le se base sur un soup­çon vis-​à-​vis d’une cible qui né sera pas sol­li­ci­tée dans la col­lecte de ses don­nées et traces numé­riques ; alors que est l’expression d’une iden­tité active : l’exposition est dési­rée par l’. On retrouve aussi l’idée du , qui dis­pa­raît dans ces 2.0 telles qu’énoncées par Kaplan.

La ges­tion de l’identité numé­rique se trouve donc à la croi­sée des inté­rêts de l’Etat dans la sécu­rité du ter­ri­toire et des citoyens, et de ceux des indi­vi­dus qui doivent mettre en place des stra­té­gies pour se cacher et se mon­trer. L’Etat moderne peut-​il se pas­ser d’une connais­sance para­noïaque de ses conci­toyens ? Les entre­prises peuvent-​elles éviter d’engendrer la même vis-​à-​vis des indi­vi­dus dont elles vont gérer l’identité ? Comment l’ va-​t-​il gérer 2 com­por­te­ments favo­ri­sés par : sa parano et son égocen­trisme ?

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Notes

  1. voir aussi ce billet

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