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Liens du 23/11/2009

Posted in veille on novembre 23rd, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment
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Digital Identity Forum: Out of control, up to a point
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Classer et décrire, Mickaël COZIC (MP3)
Classer et décrire, Mickaël COZIC (ENS)
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Elle sourit sur Facebook: son assureur réagit mal — lanouvellegazette​.be
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Le corps et les médias (Martin-Juchat)
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Proposition de résolution au nom de la commission des affaires européennes sur le projet d’accord entre l’Union européenne et les États-Unis portant sur le traitement et le transfert de données de messagerie financière afin de combattre le terrorisme
La SWIFT soumise au contrôle européen dans le transfert de données personnelles
SWIFT UE USA senat
Juriscom​.net — droit des technologies de l’information
droit alex-turk cnil nathalie-kosciusko-morizet droit-a-l-oubli tracabilite geolocalisation dignite-numerique
Vertus démocratiques de l’Internet — La vie des idées
democratie internet dominique-cardon

Compte-rendu du séminaire PROTEUS

Posted in compte-rendu on juillet 8th, 2009 by Julien PIERRE – 6 Comments
  • Mercredi 24 Juin 2009 — auditions Proteus
  • rue Damesme dans le 7è, Paris
  • Louise Merzeau (LM), Serge Tisseron (ST), Dominique Cardon (DC), Milad Doueihi (MD), Jacques Perriault (JP)
  • Pierre Piazza, Michel Alberganti
  • et plein d’autres (dont Gustavo, rencontré précédemment…)
  • (commentaire personnel)

Journée très agréable en ‘petit comité’. Un regret : pas de présentation des individus présents autour de la table (un comble !), et donc difficulté d’identifier ceux qui ont pris la parole ; et difficulté de se présenter quand on n’est pas ‘introduit’. Mais journée extrêmement riche en concepts, pistes et supports de réflexion.

Résumé

  • L’individu ne construit pas un récit : c’est le récepteur qui le produit.
  • acquisition des normes : nouvel apprentissage mais dangerosité du web
  • articulation (non formulée, et non idéalisée) autour de l’adhocratie (les clans dans WoW) et du P2P (rôle des pairs, surveillance transversale).

Compte-rendu

Exposition sur les SNS = représentation, visibilité, relation & traçabilité de l’identité (autogestion de son identité)

4 désirs, Serge Tisseron

  • Se raconter pour exister = “réseau coyote”, psycho = compagnon imaginaire -> compagnon virtuel
  • Vouloir ne pas être oublié
  • Se cacher (intime) / se montrer (extime) = construction de l’estime de soi (fake) (cf. clair/obscur de Cardon)
  • Maitriser la distance relationnelle : nouvelle politesse : illusion de régler la distance
  • Immédiateté, pseudo oralité des SMS
  • Intimité associée à des espaces psychiques
  • Nlle économie de l’estime de soi
  • Nx esp de créativité
  • Espace de mémoire

Identité multiple ?

  • (effacement des caractéristiques  psychiques)
  • Il vaut mieux se faire remarquer que se faire aimer (google)
  • Prouver et se prouver
  • Rôle des pairs, effacement de la culpabilité : faire honte au lieu de culpabiliser (pas de sanction)
  • Culture de l’image (pensée par image, sensori-motrice, Cf. PIAGET)
  • Méthode d’apprentissage = par Essai/erreur
  • Surveillance de sujet/sujet, surveillance mutuelle (cf. Le meilleur des mondes)
  • Avatar, revue ‘adolescence’ : qu’est-ce qu’on cache, qu’est-ce qu’on montre  avec un avatar ?

LM = apprentissage des dispositifs ? formatage psychique

  • = apprentissage essai/erreur (cf. logique de drague), simuler la parité (être une fê sur un forum de séduction, découvrir, et revenir en hô, cf. Dominique Pasquier). Prise de risque car pas de culpabilité
  • WoW : meilleur espace de narration (car alternance du faire et du dire). Logique de relation > logique de jeu. Possibilité de rencontre IRL qui n’existe pas sur IRL

Dominique Cardon

  • Privacy : qui surveille ? (institutionnel + interpersonnel)
  • Dépasser la représentation, car Internet est basé sur le pseudonymat, et dc entrelacé à la vie réelle
  • WoW = autre univers de pratiques (! = univers scénarisé par l’éditeur prescripteur)

1.       Sociogeek = tendance à l’exposition finalement modérée. Présence n’est pas égale à exposition. Mais si stratégie de rencontre = alors besoin de visibilité.

A-traditionnel,  Quand on a séparé la chambre du salon, le salon est devenu un espace semi-public, avec les photos famille/vacances. Ce qu’on retrouve sur les SNS.

B-Corps amoureux, dénaturé.

C-théâtralisation, ‘exhib’, exagération, cool, avec les amis.

D-la provoc’ & le trash. E-le pudique (19%). Exposition non incontrôlée, ≠ paternalisme. Pas de naïveté des usagers, “on contrôle le décontrôle”. Réflexivité, en distance de soi.

2.       Débat sur la privacy = euphorie sur le potentiel marketing ou politique. Fermeture croissante des pages : embarras familial, amical, juridique, relationnel, etc.. (ils m’ont pas invité). = publication avec constitution (adhocratique) a posteriori (les repas d’avion sur Flickr). Un contenu qui provoque la constitution d’une communauté. Pas de visée communicationnelle des skybloggers (clair/obscur) = porosité du graphe social. S’accrocher à un contenu culturel

3.       Granovetter, liens faibles. Fréquence et intensité des liens affectifs (-> nb de dunbar). Périphérie = périmètre du web 2.0 (lee byron, tom lento, cameron marlow, itamar rosenn, facebook data).

= narration de soi. Quel récit réussit ? private joke, statut contexte-dépendant + nébuleuse relationnelle. Paradoxe du clair/obscur = sa porosité. Définition juridique = soit public, soit privé. Entre-deux conversationnel qu’on ne veut pas fermer, une sorte de fête ouverte à tout le monde mais où les participants sont –pas toujours– ratifiés. Cf. les recruteurs, kevin le banquier, le policier qui flique sur facebook le copain de celui urine sur un buisson

  • Danger du web sémantique !

ST = nécessité de la culture informationnelle et de l’apprentissage à l’identité numérique

  • Le récit participe-t-il d’une identité narrative ?
  • Hétéro-déterminisme de l’école de francfort

JP = digital natives (prensky). Barbier-Bouvet, statue du commandeur, chœur antique des manipulateurs à beaubourg. Théorie du sujet.

LM = immersion constante, sans recul.

  • Eviter la casse de l’apprentissage qui provoque la virtuosité des ados dans la relation sociale en ligne.
  • Nécessité d’une digital literacy, idéologie du libre = idéologie de l’apprentissage (cf. contrat social des développeurs de Debian)
  • Effet de récit dans la réception, mais pas dans la production
  • Voir twitter au brésil

Milad

  • Il n’y a pas de loi sur la privacy (tradition) : état plastique de la privacy = chez soi. Urbanisme virtuel. Identité polyphonique = anthologique, ontologique (philo & sémantique). SSO -> agrégat
  • Amitié = rôle de l’image, cartographie virtuelle de l’idnum ; rôle de calcul (bacon, cioran), stratégie de sociabilité numérique
  • Image = icône, portrait, embleme, économie de l’imag. Credo -> fides. Reputation framework
  • Autres mondes virtuels = myminilife ≠ SL
  • Construction des comparables dans la constitution de l’identité = territorial/généalogique Auj’hui = agrégat de l’historique, comparé au réseau intime = spécificité + lisibilité
  • Sortir du web social -> ontologie web sémantique, web 3.0, web d’un savoir structuré (wolfram alpha, google sware)
  • Visualisation : index -> sources ouvertes. Web2 = plateformes vides (contraintes ou opportunités) = l’utilisateur fournit le contenu. W3 = le contenu existe déjà
  • Réputation essentielle = fiabilité des données ; complexification du code -> tendance normative (gouvernement/contestation) = agrégat de format (microformats) = nlle juridiction, nlle pratique
  • Sf  = choix entre l’intelligent et le vivant (autonomie ou contrôle de l’avatar).

LM = zone conversationnelle en décomposition / inédit de la recomposition. Prospective impossible.

  • Cryptage (microblogging)
  • Faut-il insister sur la radicalité de la nouveauté ?

DC = Goffman = universalité du calcul relationnel (nous étions plus fragmenté il y a 100 ans). Pression normative de la transparence

  • Le numérique apporte une nouvelle matérialité : index = lieu d’oubli au lieu de la mémoire

JP = accepte-t-on l’hypothèse de l’interaction technique/société ? Le codage n’était pas présent il y a 50 ans. Question épistémologique du contrat proteus

  • Elias et le calculabilité

ST = Identité multiple ≠ pathologie, personnalité multiple

  • Les identités permettent de cerner LA personnalité
  • Idnum liée à l’interface = interface ≠ -> idnum ≠
  • Facilité de l’usurpation numérique
  • Nouveauté = régime de croyance. Je crois –ou non– à l’authenticité de l’identité d’autrui
  • Avatar ou robot = le répondeur téléphonique ?
  • Auj’hui = hyperidentité : j’ai la possibilité de mieux me connaitre, et dc pression normative
  • La certification par les pairs ≠ usurpation

ST : “Web = accélérateur de particularités”

JP = La question va devenir politque. Qui est le sujet ?

ST = viol virtuel sur SL. L’avatar visuel a un écho sensori-moteur

  • Numérique = dématérialisation ? ricoeur et l’identité
  • Binaire = espace sans valeur. Le oui équivaut au non.

JP = peut-on se passer de la notion de l’id.num. ? saut  conceptuel : à faire ou non ?

  • Il n’y a pas de modèle politique pour définir l’id.num. (cf. droits de l’homme et du citoyen)
  • Liberté, égalité, fraternité à l’heure du numérique, Michel Arnaud
  • La réalité économique et politique empêche la dissociation des identités numériques

Après-midi

  • Identification, authentification, traçabilité
  • Projet PERICLES = rapprocheur de fichiers gendarmerie+police+données ouvertes (stic+admin+internet) = profilage

Histoire

Identifier les pestiférés (bullette de santé), traçabilité des marchandises et des navires

  • Traçabilité des mouvements = normalisation de l’identité personnelle -> registre paroissial, police de la cité (repris de justice, soldat, commerces ambulants, migrants, ts ceux qui pénètrent les portes de la ville). Identifier par l’écrit/enregistrement : ceux qui hébergent. Port de document (papier, badge, plaque). Registre + certificat
  • Centralisation des données
  • Agents spécialisés
  • Réduction des formats papier, carte rigide, livret, numérotation (relation identifiant-individu)
  • Passeport obligatoire pour tte la population /s Nier = instrument de surveillance. Maires + fonctionnaires de police
  • Procédé lent : mouvement des populations, tps de contrôle des individus
  • MAIS changement de paradigme : réseaux = chemins de fer + télégraphe -> anthropométrie.
  • Nouvel âge de surveillance ? ré actualisation du débat du XVIIIe = nlle accélération
  • Cartes privées puis officialisées par un juge
  • Cartes dans des cadres privées (francs-maçons)

  • RFID = identification par radiofréquence, cf. pass navigo + passeports biométriques + péages automatiques, arbres et livres parisiens, animaux domestiques et d’élevage (voir aussi antivol magasin avec 1 info), surveillance des enfants, bracelets des nouveaux-nés
  • Conservation du flux du passager = 48h, cette traçabilité n’est pas le fait d’une organisation publique
  • Remplacement du code-barre : 1 objet = 1 identifiant (besoin  issu de la logistique)
  • Extension du domaine de la logistique -> supermarché : gestion des rayons, gestion du passage en caisse -> quid de la puce à la sortie du magasin ? Puce sur vêtement, dans le frigo, etc..
  • Consultation commission européenne = désactivation de la puce à la sortie ; sauf opt-in du consommateur (il demande à ne pas désactiver)
  • L’individu ne peut pas lire la puce aujourd’hui
  • Le contenu de la puce peut être modifiée a posteriori = cycle de vie du produit
  • Faible portée du lecteur aujourd’hui (quelle distance de lecture ?)
  • RFID = cookie délivré par le supermarché = profilage commercial et publicitaire = small brother
  • RFID = preuve du comportement IRL (utopie gestionnaire)
  • Logistique -> distribution -> consommation et usage.
  • Aucune transparence dans les projets et fonctionnements institutionnels impliquant la CNIL.
  • Permis + aux USA : RFID dans le permis pour suivre les migrations à la frontière US/Canada
  • Il n’y a pas de contrepouvoir sécuritaire (heureusement que la démocratie n’a été pas construite sur ce principe : si l’on a rien à se reprocher, on n’a rien à craindre).
  • Quand on veut surveiller, il n’y a pas de limite

Paradigme de l’identité réduite à ce que porte l’individu et non à ce qu’il est

  • P1 : il existe des contrepouvoirs : judiciaire.
  • Procédure pénale : témoignages + éléments factuels (preuve scientifiques) + traces numériques. Supériorité de la preuve scientifique ou numérique au témoignage. Quelle connaissance en a le juge ? Quel impact dans l’usage des policiers ?
  • Généralisation des procédés technologiques à toutes les activités et tous les acteurs : prélèvement ADN (FNAEG). On ne peut plus échapper à la technologie.
  • PN > DSP + DCI + DPJ + Préfecture de Police > 36, quai des orfèvres > Brigades centrales > Sous-direction financière > Répression de la délinquance des NTIC (29 personnes, + 2 groupes d’enquêtes délégués, 1 groupe d’initiative, + 1 de récupération des données = 7 personnes pour 10 millions d’habitants)
  • Criminalité infformatique (attaque des réseaux) + cyberdélinquance (délinquance sur le net). Plusieurs services dédiés à l’identification de la personne : identité = nom associé à celui qui commet la faute. Identification = ensemble des procédés pour obtenir l’identité. Identification de l’identité numérique = très difficile.
  • Il n’y a pas d’AOC sur l’identité : je peux prendre un pseudo tant que je ne cause pas de tort au titulaire légitime de l’identité.
  • Stratégie d’évitement des criminels.
  • Profilage grâce au ‘sens policier’.
  • Moultes anecdotes croustillantes

  • P2 = centralisation des enquêtes sur les contenus (site néonazi et +ieurs enquêtes en cours), en partenariat avec les acteurs du web (MySpace, etc..) qui identifie le site frauduleux. Repositionnement sur compétence territoriale. 1000 signalements par semaine. Quel stockage pour ces signalements ?
  • Travail d’enquête sur l’affirmation (anonyme) : passage de la donnée impersonnelle à la donnée personnelle (code des telecoms). Adresse IP ? donnée identificatrice. IPv6 ?
  • Internet = ouverture d’un nouveau volume de criminalité, moyens d’investigations différents à étayer avec des moyens traditionnels.
  • Proxy, TOR, etc.. = nécessité d’en retourner aux moyens traditionnels.
  • Le policier a droit de prendre un pseudo pour son enquête = uniforme/civil
  • Police prédictive ? contraire au droit français positif qui repose sur le fait/la preuve.
  • Réserves du conseil constit. Sur hadopi = individualité de la peine / renversement de la charge de la preuve
  • Police administrative = prévention
  • Curseur à positionner entre liberté individuelle et bien collectif
  • Quel stockage pour l’identité ? STIC > ARDOISE, alimentation en tps réel (pb pour les policiers qui vont être fliqués)

Entre strip-tease et coming out, le dévoilement ne conduit qu’au spam ?

Posted in réflexions on février 16th, 2009 by Julien PIERRE – 1 Comment

Une production du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

[via Florence Meichel, et twitter of course !]

Je raconte ce que je fais sur Facebook, ce que j’aime sur uLike, et je délivre tout un tas d’infos très personnelles sur nombre de plateformes web estampillées réseau social ou web 2.0.
Avec quelles conséquences ?

Need cash ?

Ce qu’il faut craindre en premier est de savoir ce que nos données deviendront aux mains des entreprises qui sont derrière les réseaux sociaux. Même s’il n’y a pas eu effectivement de cas de spamming majeur issu d’un listing de réseau social (ce qui briserait la confiance), on peut imaginer sans problème ce que Google par exemple, ou Facebook, feront de leurs bases de données quand les limites de leur modèle économique conjuguées à la crise les forceront à vendre ce qui fait l’intérêt de leur capitalisation : c’est-à-dire nous !

En effet, quand on sait (à tort ?) que le premier budget à se faire sabrer en temps de crise est celui de la communication ou de la publicité, et que 98,9% du CA de Google provient de cette même publicité, il faut s’intéresser aux possibilités de financement qui leur restent.

Comme le disait Didier Durand de Media-Tech, en février 2008 :

Il faudra juste voir comment ce modèle va résister à la prochaine récession économique qui fera des ravages dans le business de la publicité comme toutes les précédentes.

Surtout quand on voit la baisse du taux de croissance des revenus ou du revenu net sur les 4 derniers trimestres 2008

En ce qui concerne Facebook, plusieurs infos récentes font douter du respect des données personnelles :

Facebook permettra bientôt aux multinationales de sélectionner et de cibler ses membres afin de tester leur intérêt à l’égard de nouveaux produits. Les entreprises pourront poser des questions à certains de nos membres, en fonction de critères personnels, comme le fait d’être célibataire ou marié, ou encore homosexuel ou hétérosexuel
via the Telegraph, en date du 02 février 2009

  • enfin, tout cela est à relier avec la (discrète) modification des termes de service (ToS), ou plus exactement avec l’effacement de cette clause, en date du 04 février 2009 (soit 2 jours après) :

Votre contenu d’utilisateur peut être effacé du site à n’importe quel moment. Si vous l’effacez, le droit accordé à Facebook évoqué précédemment expirera automatiquement, mais notez que l’entreprise peut en conserver des copies archivées.
via Ecrans​.fr
[PS : c’est moi qui souligne]

Si l’envie vous en prend, vous pouvez toujours essayer de supprimer votre compte Facebook, non sans avoir oublié de nettoyer vos traces.

Quant à Google, essayez de vous passer du moteur, de Gmail, de Google Agenda, Google Docs, Google Maps, de Picasa, de Blogger, de Feedburner, de Google Analytics, AdSense, Android, Chrome, etc., etc.. La liste des services Google est aussi longue que notre dépendance est forte.

Strip-tease

J’aimerais terminer sur un autre point tout aussi inquiétant, mais loin des considérations économiques de ce qui précède, car celles-ci sont hypothétiques : nos données n’ont pas encore été bradées.

Le coeur du web social, c’est l’utilisateur.

Times person of the year 2006

En 2006, Time élisait la personne de l’année : “You!”. Ainsi, les internautes, sacralisés par les médias et le mythe du User Generated Content ou User Created Content, étaient invités à réinvestir le Web, dans sa nouvelle version 2.0.

Nos photos sur Flickr, nos vidéos sur Youtube, nos pensées sur notre blog, et maintenant nos activités (ou absences d’activité) sur Facebook : l’internaute se peoplise en ligne, en tout cas plus facilement qu’avec la téléréalité (car il faut peut-être encore moins de talent).

L’internaute est star de son (micro) réseau social, entouré d’une cour faite d’amis, de followers, de contacts en tout genre, parfois inconnus, parfois même pas vraiment amis… Sa valeur se compte en whuffie ou people rank, comme la côte de popularité des hommes politiques, tantôt en hausse, tantôt en baisse.

Calvin et Hobbes, de Bill Waterson

Calvin et Hobbes, de Bill Waterson

Or, l’engagement de l’internaute sur ce nouveau Web a un cout, son intimité ; et l’accession au trône  fait que dorénavant, le Roi est nu.

En effet, le modèle économique présenté plus haut (une publicité ciblée) repose sur l’existence de données personnelles. Or qui mieux que l’utilisateur peut fournir des données le concernant ?

Ainsi, poussé par:

  • la célébration de soi (twit me, i’m famous comme s’amuse à le ressasser Yann Leroux) ;
  • le buzz fait autour des sites de réseau social ;
  • la simplicité apparente des interfaces (ou en fait leur hermétisme dans le paramétrage des règles de confidentialité) ;
  • la dimension ludique des applications (Facebook) qui jouent avec nos données personnelles ;
  • le comportement parfois peu farouche de certains membres de son réseau, qu’il se croit en devoir d’imiter ;
  • l’argument de transparence qui assimile celui qui se cache à celui qui a quelque chose à cacher (“don’t be evil”) ;

l’internaute se dévoile toujours un peu plus, malgré ses récriminations (c’est le fameux privacy paradox).

On obtient alors une espèce de coming out forcé (dans ce cas, c’est du outing ?) sur son intimité : on nous force au strip-tease. On peut aussi se demander dans quelle mesure nous sommes victime de l’effet de masse et de mode.

Ainsi, que faut-il craindre, d’après vous : un excès de spam et de sollicitations commerciales (parfois bien ciblées mais peut-être omniprésentes) ou la conscience tardive (et irrécupérable) de notre complète nudité dans la sphère publique ?


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