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MATTELART, Armand. La globalisation de la surveillance

Posted in vu sur le web on août 25th, 2009 by Julien PIERRE – 3 Comments

Dans la Globalisation de la surveillance (la découverte, 2008), Armand Mattelart revient sur les évènements et les concepts qui ont forgés, depuis les Lumières, la société de surveillance dans laquelle nous évoluons aujourd’hui.

La globalisation de la surveillance

On peut faire remonter l’histoire de la surveillance au début du XVIIIème siècle, avec la prise en compte du danger provoqué par certaines catégories d’individus : on peut reprendre ici les exemples donnés par Vincent Denis dans son ouvrage Une histoire de l’identité, 1715-1815.

  • Les pestiférés : avec la Peste de Marseille apparaissent les premiers migrants contagieux, et afin d’éviter la prolifération de la peste au reste du territoire français, les autorités vont instituer les premiers titres d’identité.
  • Les vagabonds : avec la démobilisation de l’Armée de Louis XIV, qui propulse sur les routes des milliers de mendiants.

Police moderne

Viendront s’ajouter bien évidemment les personnages et populations participant aux multiples révolutions (1789, 1830, 1848, 1870) : la police doit se moderniser et emprunte au paradigme des Lumières la rationalisation1 qu’elle applique à ses techniques d’identification et de contrôle.

  • Invention et diffusion de la dactyloscopie (lecture des empreintes digitales) et de la photographie judiciaire (des détenus), dont les données constitueront les premiers registres d’anthropométrie développés par Alphonse Bertillon.
  • Jérémy Bentham propose dans le Panopticon de réorganiser l’univers carcéral, en augmentant l’efficacité des gardiens qui d’un endroit unique pourront voir l’ensemble des cellules (vision panoptique)2.

Mais à cette modernisation des moyens d’identification à des fins sécuritaires se joint une autre forme de contrôle, qui vise aussi une meilleure productivité : l’industrie adopte l’Organisation Scientifique du Travail (OST) de Taylor, puis de Ford. La division du travail passe d’abord par l’observation (scientifique) de l’ouvrier, puis par le contrôle de son application des étapes du process.

Ainsi, il a d’abord été construit un concept de l’individu dangereux (le sauvage, l’aliéné, le délinquant), duquel il fallait se prémunir3. Cette logique assurantielle qui cherche à anticiper le risque a glissé vers l’industrie et le travailleur, et afin d’éviter les erreurs humaines a été développé la logique algorithmique (procédures dans le travail, interopérabilité des acteurs).

Guerre psychologique

Au XXème siècle, ses deux logiques vont perdurer : l’individu dangereux est l’insurgé (anti-colonialiste au début, puis terroriste aujourd’hui), et le travailleur est soumis aux règles du management.

  • A la 2ème guerre mondiale vont succéder de nombreux conflits localisés pour l’indépendance et la décolonisation. Les États colonisateurs vont mettre en place un système contre-insurrectionnel :
    • Réapparition des SAS en Malaisie, qui donneront naissance à toutes les troupes d’élite de par le monde (SWAT, GIGN, Spetnatz, etc..)
    • Doctrine de guerre urbaine inspirée de la Bataille d’Alger, notamment dans la manipulation psychologique et l’application de la torture, qu’on retrouve aujourd’hui à Guantanamo, Abou Ghraïb et dans les affaires d’extraordinary rendition, ou encore dans l’apologie qui en est faite dans la série 24.
    • Cloisonnement des zones sûres, ou à sécurisées, par la construction de murs équipés d’appareils de surveillance et de défense électroniques : projet du MacNamara Wall au Viet-Nam, clôture de la frontière US-Mexique (Gatekeeper), barrière de séparation israélienne, barrières de Ceuta et Mellila, sans parler du Mur de Berlin, de celui de la zone démilitarisée en Corée ; cloisonnement aussi par la construction de villages-enclaves sur le modèle panoptique : au XIXème, concentration camp en Afrique du Sud, à Cuba (alors sous domination espagnole), New Villages construit par les Anglais pour relocaliser 400.000 Malaisiens, 2 millions d’Algériens déplacés dans des postes-villages, strategic hamlets (hameaux stratégiques) au VietNam, etc..
    • La diffusion de ces doctrines et des dispositifs est rendu possible par un réseau de coopération internationale initié par les USA, principalement à travers les International Law Enforcement Academy (ILEA, situées au Botswana, à Budapest, à Bangkok, à Roswell et au Salvador), et qui sera particulièrement actif en Amérique du Sud (Chili : Allende>Pinochet ; Brésil, Argentine, Colombie)
  • La menace terroriste va migrer, d’une part articulée autour du conflit israélo-palestinien puis du Moyen-Orient (Hezbollah, Al-Qaeda, attentats de Munich ; 11-septembre, attentats de Londres et Madrid) ; d’autre part, au sein même de l’Occident avec l’IRA, les Brigades rouges, la RAF, ETA. La réponse à cette surenchère terroriste va être hautement techniciste :
    • Amélioration des dispositifs électroniques d’espionnage (Echelon)
    • Arsenal juridique : USA Patriot Act et 3ème pilier de l’UE (Schengen, Prüm)

Libéral ≠ Liberté

Ainsi, le capitalisme4 qui repose (entre autres) sur la liberté de circulation est biaisé par le principe d’exception qui devient la norme dans les démocraties contemporaines : on va postuler non pas que le voyageur est innocent, que les marchandises sont sans danger mais au contraire on va multiplier les identifiants et les contrôles afin de se prémunir du risque d’une attaque terroriste. Le risque devient la norme : « La France a peur ! »

Dans l’entreprise, désormais globale, connectée, actrice du néo-libéralisme, l’employé subit aussi ce principe d’exception. Il peut causer un risque et partant de là, il doit être contrôlé5 : à son embauche, à son entrée dans le territoire, à son accès au réseau et aux ressources, etc.. C’est donc sans surprise que le modèle symptomatique présenté par Mattelart n’est autre que la société IBM (International Business Machine), dont les ordinateurs équipent le Department of Defense, dont les cadres sont formés à l’ILEA ou dans d’autres War College, et grâce auxquels (ordinateurs et cadres) on peut démarrer le fichage des clients et des salariés dans toutes les entreprises équipées par IBM. Ce modèle6 se retrouvera par la suite chez Microsoft par exemple, ou plus récemment chez Google : chez le premier, il faudra identifier l’ennemi du marché (celui qui n’achète pas, ou qui ne dispose pas d’une licence) alors que le second identifiera l’ami du marché (celui qui consomme). Les données personnelles deviennent le crédo de la mercatique 7.

La vision binaire ennemi/ami se complète aussi par une autre vision idéalisée de l’individu : la démocratie libérale, explique Zbigniew Brzezinski, « exige une certaine mesure d’apathie et de non-participation de la part de certains groupes ou individus »8. En fait, pour tous, l’identification va être obligatoire et globale : standardisation de la biométrie sur les titres d’identité (Système d’Information des Visas, SIV), multiplication des fichiers et enregistrements, prolongation de leur durée de conservation, nécessité d’une identification même dans des transactions d’ordre privée (opérateurs de télécommunication, compagnies aériennes, sociétés bancaires).

La raison numérique

La loi qui est à l’œuvre derrière cette globalisation de la surveillance est celle de l’effet de masse :

  • les masses se révoltent au XVIIIème et donnent naissance à la démocratie moderne ; mais aussi à la sociologie (ou Psychologie des foules, pour reprendre le titre d’un ouvrage de Gustave Le Bon).
  • L’industrie se développe au XIXème, créant du même coup un prolétariat, et la croyance en un behaviorisme social.
  • Cette foule, cette masse devient public et audience : les mass-media apparaissent alors au XXème. Cela va engendrer la propagande (aux US, on parle de management gouvernemental de l’opinion), puis le marketing. C’est la Big Society dont parle Laswell : « S’il veut se libérer de ses chaines d’acier, l’individu doit accepter ses chaines d’argent »9
  • La fin du XXème est marquée par Internet : il semble qu’aujourd’hui, en ce début de XXIème, l’individu cherche à se distinguer dans cette masse, mais il n’en reste pas moins que les acteurs majeurs du Web ont émergé grâce à leur maîtrise de l’information (moteurs de recherche, réseaux sociaux, traçabilité de la navigation et des habitudes d’achat). La surveillance est donc toujours active et participe de ce système global dont parle Armand Mattelart, en tension entre liberté et sécurité.

Il ressort de ce livre les conséquences que la démocratie libérale a eu dans son rapport à l’individu : l’exception que pouvait être l’aliéné est devenue la norme virtuelle, et les gouvernants sur ce postulat (et les lois de la Science et l’Économie, c-a-d de la Raison) ont non seulement mis en place tout un dispositif de surveillance des citoyens, mais ont de l’individu une conception déshumanisée.

Those Who Would Sacrifice Liberty for Security Deserve Neither
citation à auteur flottant : Richard Jackson ? Benjamin Franklin ?

Dans l’esprit de la citation, on pourra s’intéresser aussi à l’interview qu’Armand Mattelart a accordé à la revue en ligne Article11 : La résistance est le devoir de tout citoyen.

  1. La rationalisation, d’après Norbert Elias, « n’est qu’un des aspects d’une transformation englobant toute l’économie psychique de l’homme, le contrôle des pulsions non moins que le contrôle du Moi et du Surmoi ». La civilisation des mœurs
  2. On complètera plus tard ces notions à la lecture de Surveiller et punir, de Michel Foucault
  3. Le seul moyen de délivrer l’homme du crime, c’est de le délivrer de la liberté, Armand Mattelart, La globalisation de la surveillance, p. 52
  4. « Le fascisme est une phase historique dans laquelle est entré le capitalisme. (…) le fascisme ne peut être combattu que comme la forme la plus éhontée, la plus impudente, la plus oppressive, la plus menteuse du capitalisme ». Bertold Brecht, Art et politique, 1970. Cité par Mattellart, p. 94
  5. cf. Milton Friedman
  6. La logique managériale s’est aussi diffusée dans l’organisation militaire (nombre de cadres de chez Ford vont enseigner à la Rand Corporation, think tank civil qui alimente la doctrine militaire US).
  7. « Les trois questions les plus angoissantes sont celles du glissement du contrôle de l’identité à celui des conduites, celle de l’interconnexion des données et leur obtention à l’insu des personnes concernées ». Avis n°98 du Comité Consultatif National d’Ethique. 26/04/2007
  8. Introductory note, in CROZIER et al., The crisis of democracy. New York University Press. 1975. Cité par Mattelart
  9. Propaganda technique in the World War, 1927

Liens du 11/05/2009

Posted in veille on mai 11th, 2009 by Julien PIERRE – Commentaires fermés
Lettre au maire – Le fil rouge romanais
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[LDH-Toulon] de base élèves au livret scolaire numérique, l’Éducation nationale fiche les enfants, par Stéphanie Pouget
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Publication du rapport annuel 2008 du Forum des droits sur l’internet – Forum des droits sur l’internet
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Texte de réflexion : Pour un habeas corpus numérique – [PRODOPER ]
Pour la mise en place d’une centralisation des identifiants certifiés
proteus louise-merzeau idnum certification tiers-de-confiance token pseudo habeas-corpus loi
Miauce Project Website
Multi-modal Interactions Analysis and exploration of users within a Controlled Environment
miauce videosurveillance idnum
Dailymotion – Intervention sur l’usurpation de l’identité numérique – une vidéo Actu et Politique
A l’occasion des Etats Généraux de l’identité numérique (27/04/2009)
video tristan-mendes-france idnum
Les 3 étapes pour gérer efficacement son eRéputation « Marketing
e-reputation idnum
Kantara Initiative: Shaping the Future of Global Identity
idnum kantara liberty-alliance
Le CV à l’heure du 2.0 ‎(Les dossiers de doppelganger)‎
Un dossier CV2.0 sur le wiki de doppelganger.
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Cartographies du web et de l’identité numérique – Blog du modérateur : conseils, widgets et outils pour créer son blog emploi
Cartographie des tendances web 2009, avec l’apparition de 111 personnalités incontournables : les individus du web.
cartographie webtrends idnum
Cybercriminalité et vol d’identité: Quel est le profil des prédateurs sexuels sur Internet?
Enquête US qui démythifie les attaques portées contre les réseaux sociaux et Internet : il n’y a finalement que très peu de crimes sexuels contre des mineurs qui soient perpétrés partir du Web (1%).
Cependant, la rajeunissement des suspects pourraient s’expliquer par des déviances sociales occasionnées ou catalysées par Internet. Annotated link http://www.diigo.com/bookmark/http%3A%2F%2Fcrimes-cyber.blogspot.com%2F2009%2F04%2Fquel-est-le-profil-des-predateurs.html
cybercriminalite cyberpedophilie resueax-sociaux enquete USA idnum

Réinventer la démocratie : internet, un nouvel espace démocratique ? compte-rendu personnel

Posted in bazar on mai 9th, 2009 by Julien PIERRE – 4 Comments

J’ai assisté ce matin à la table ouverte « Internet : un nouvel espace démocratique ? », qui se tenait à la MC² de Grenoble, à l’occasion du colloque « Réinventer la démocratie », organisé par Pierre Rosanvallon de la république des idées et médiatisé par France Culture.

Introduction

Internet : nouvel espace démocratique ?

Participants :

« la démocratie est ce lieu où chacun est en relation avec tous », dixit Claude Lefort, invité d’honneur du forum, philosophe aqui a travaillé sur le totalitarisme.
cf. Pierre Rosenvallon et l’idée de contredémocratie.

Ci-dessous la retranscription des propos (avec commentaires perso)

Daniel Bougnoux

  • médiologie = graphosphère -> numérosphère, glissement capital
  • Borges = bibliothèque de Babel (nouvelles/fictions)  = « bonheur extravagant », « dépression excessive ».
  • Marx = les philosophes ont interprété le monde, il est temps de le transformer
  • La représentation n’est plus satisfaisante / suffisante
  • Nouvelle forme de présence = récepteur devient émetteur. Nouvel ordre non plus vertical mais transverse, appel à l’expertise de chacun.
  • Démocratie = représentation censitaire. Les représentés sont plus nombreux que les représentants (règne de la majorité, minorité invisible, voir aussi nombre de Dunbar). Cf Rosanvallon = internet corrige la représentation
  • Intelligence du réseau, en tant que réseau (mise en lien), intelligence cognitive et connective (danah boyd) + cf. wisdom of crowd
  • Parité = on ne rencontre que ses pairs = autisme, narcissisme, homophilie (on apprécie ceux qui sont pareils que nous). Peur d’affronter les autres communautés ? Faux pour DB, la conversation est ouverte, espace de confrontation
  • Internet, quand le média devient médium, Transformation (cf nouveau journalisme, où est la littérature sur le web ?). Il ne faut avoir de vision fixiste. Critique de la raison numérique
  • La vérité devient pertinence → traiter le réseau comme la valeur (nétiquette émergente), éthique de la coopération
  • Ce n’est pas une culture de contenu, culture de bidouilleur (hacker, cf. Stephenson le samouraï virtuel), acquisition d’une expertise technique : nous devenons moins influençable.
  • Pour résumer :
    • espace de contre démocratie
    • égalisation profane/expert
    • univers narcissique

Patrice Flichy

  • Pères fondateurs
  • Internet ≠ médias classique > libre expression
  • Internet = prise de parole (age athénien de la démocratie, cf. discours d’Al Gore chez Clinton) = nouvelle opinion publique ?
  • Nouveaux intervenants (partis, cf. les nonistes sur le web en 2005, contre le référendum européen) → montée en charge des blogs
  • Morcellement : monologue interactif. Critique discutable = il n’y a pas morcellement de l’audience (audience concentrée sur les grands sites). Cf algo de google (googlarchie)
  • Si morcellement = homophilie (s’adresser à ses pairs). Avec qui parle-t-on politique ? Avec ses proches !
  • Expression d’une opinion publique sur internet = oui (cf. doctissimo et les élections présidentielles, 2007)
  • Tradition de la mesure d’audience (lachez vos comm’) = référendum permanent. En zappant, je vote avec ma souris = Internet = agrégateur de mes intérêts personnels. Débat public, activité politique = marché
  • Y a -t-il débat délibératif s’il me suffit de cliquer pour ne plus entendre mes contradicteurs ?
  • Risque de conformité (cf. mymajorcompany, l’internaute devient producteur > choix mainstream)
  • Procédure, règle (cf désir d’avenir de ségo) : intégration/cadrage des internautes
  • Expression d’opinion hétérodoxe venant de ≠ regroupements
  • Pour résumer :
    • manque de délibération (construire du consensus sur du dissensus)

Dominique Cardon

  • 6 leçons/propriétés définissant la forme politique de l’internet
  1. massification des usages : nouveaux usagers
  2. ce qui fait le caractère démo, c’est qu’il présuppose l’égalité des participants. (cf. P2P). Responsabiliser. Hypocrite (variable socio traditionnelle)
  3. ouverture à la subjectivité = individualisme
  4. conversation sur le web = espace pas si public. Discussion au sein des niches. Vigilance critique (surveillance= délibération). rationalité discursive
  5. coopération faible = collectif constitué exposte. D’abord je publie mes actions > opportunités > collectifs = communautés électives, performées
  6. tendance procédurale = refus de la délégation, du centre, de la représentaion politique > Autoorganisation, collectif acentré (wikipedia). Risque de bureaucratie procédurale
    • comment on fait de la hiérarchie ? Fondement de l’autorité. Agrégats des sources, logique sociale : certains sont plus visibles que d’autres (wikio). Mimétisme viral
    • moment charnière : du censitaire au réseaux sociaux
    • approche esthétique (culture du hacking) ≠ école de francfort : culture de masse

    on se laisse redéfinir par lees autres : on publie une id qui va plaire aux autres => redéfinition de l’identité.

    Débat

    • à relativiser avec le régime politique dans lequel nous sommes ? cf. Chine
    • internet = surveillance des traces

    Questions du public

    • Internet = nouvelle révolution ?
    • propriété intellectuelle (à qui appartient le débat démocratique ?)
    • angélisme = internet antidémocratique -> BigBrother, impudeur, sondagite
    • nouveau populisme
    • Pour résumer : risque de la surveillance contre chance de la révolution
      • DB : ombre numérique, visibilité performative
      • PF : il n’y a plus un seul Internet
      • DC : révolution du savoir accessible

    Moi

    • est-ce qu’on peut fonder une (meilleure) démocratie sur le l’anonymat, le pseudonymat ?
    • Je faisais référence à la volonté des pères fondateurs de créer un réseau anonyme (l’IP étant une norme de routage), anonymat qu’on retrouve dans l’isoloir par exemple, mais où l’identité est certifiée. Aujourd’hui (cf. Sur internet, personne ne sait que tu es un chien »), on peut discuter (débat démocratique) avec un internaute dont on ignore tout (cf. les pousse-a-crime de wikipédia). Si j’ignore l’identité de mon contradicteur, comment débattre avec lui ?

    CONCLUSION

    • DB = raison divisée
    • DC = les individus au cœur du système -> mobilisation des internautes sur la privacy
    • PF = régulation législative mondiale
    • l’algo de google est secret , et l’institution qui organise notre accès au savoir est dans le domaine du secret.