Posts Tagged ‘Europe’

Liens du 11/11/2009

Posted in veille on novembre 11th, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment
Jeux d’identites | Psy et Geek
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Google Latitude
Enregistrement de l'historique des parcours (traçabilité des déplacements) avec Google latitude : historique privé, mais quand même…
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Live Ships Map – AIS – Vessel Traffic and Positions
Dément ! Géolocalisation en temps réel des navires
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[LDH-Toulon] officiel : les services publics de l’Emploi et ceux de l’Education sont interconnectés
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The Internet of Subjects Manifesto — EIfEL Events
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Député Jacques-Alain Benisti – "prévention" de la délinquance – Big Brother Awards France (BBA-F)
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Fichiers de police : "L’exécutif estime pouvoir décider de tout, tout seul, en écrasant le Parlement" – LeMonde.fr
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A Berlin le Mur est mort? Vive le rideau de fer virtuel dans toute l’Europe! « # numéro lambda #
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Qualitative | Méthodes qualitatives informatisées | Christophe Lejeune
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Résumé du séminaire PROTEUS

Posted in compte-rendu on juillet 13th, 2009 by Julien PIERRE – 2 Comments

Après le compte-rendu, le résumé du séminaire PROTEUS.

Carte mentale du séminaire PROTEUS

Carte mentale du séminaire PROTEUS

L’identité numérique est un récit, dont les briques sont fournies par l’individu-internaute et sont assemblées par le récepteur-lecteur (aussi internaute). On peut s’interroger sur la volonté de l’émetteur d’être producteur-narrateur de ce récit.Autant dans le web 2.0, l’internaute remplissait une plateforme vide, l’alimentait avec son contenu  (YouTube), autant le web 3 (sémantique) ne fera que structurer un contenu préexistant (provenant du web 2).

Il faut donc signaler que le récit est aussi déterminé par l’éditeur (du jeu ou de l’interface) et la norme technique des dispositifs (code -encodage, pseudonymat, a-synchronisme des conversations pseudo-oralisées et socio-hermétiques, culture de l’image et procès cognitif sensori-moteur).

L’identité numérique est tendue entre l’oubli et la mémoire, entre la recherche et l’exhibition de soi. L’internaute expérimente de nouvelles interactions individuelles (liens faibles de GRANOVETTER, distance, politesse, dématérialisation). Se mettent alors en place des stratégies relationnelles basées sur la calculabilité de l’affect et de la réputation. [Voir l'identité selon Paul RICOEUR ; voir aussi Norbert ELIAS].

Parallèlement s’organise une nouvelle forme de surveillance, transversale et mutuelle où disparaît la culpabilité au profit de la honte (il y a signalement de la faute sans application de la peine. Exemple donné : sur WoW, un joueur qui arrive en retard à un rendez-vous est hué par les membres du clan mais sans être exclu de la bataille qui va suivre). Sans punition, l’internaute est enclin à prendre plus de risque. Cependant, l’action rendue publique (en ligne) peut être observée par des tiers non anticipés (cf. Kevin le banquier).

La diffusion de ces données publiques peut faire fantasmer le secteur marketing (mais cela reste à prouver. Dans des discussions hors-cadre, plusieurs intervenants se sont interrogés sur l’efficacité commerciale du profilage des internautes, le marketing préférant la tactique du push-mailing).

La prospective est donc peu aisée, d’autant que les définitions de la ‘privacy‘ sont floues : qu’est-ce qui est privé ? En droit, en Europe, aux USA, etc… Il est donc nécessaire d’établir un habeas corpus de l’identité numérique. [lire Liberté, Egalité, Fraternité à l'ère du numérique, de Michel ARNAUD]

Une certitude cependant : l’apprentissage du numérique se fait sur le mode essai/erreur, qui donner l’illusion d’une virtuosité chez les adolescent. Mais l’acquisition de ces compétences se fait dans la souffrance, sans recul : usurpation d’identité, intimidation des pairs, pédopornographie, etc..

En ce qui concerne les échanges de l’après-midi, je retiendrai l’articulation autour des artefacts incorporant les titres d’identité : approche historique autour de la carte d’identité (DENIS, Vincent. Histoire de l’identité. 1715-1815. Editions Champ Vallon) et des puces RFID (ALBERGANTI, Michel. Sous l’oeil des puces. La RFID et la démocratie. Actes Sud).

  1. L’identité ne se prouve qu’avec un objet que l’on porte.
  2. L’identification est soumise à des cycles contextuels : c’est à cause d’épidémies (Peste de Marseille) et de mouvements de populations (Révolution française) que les dispositifs d’identification de la population ont connu une accélaration. Accélération que l’on retrouve aujourd’hui (voir aussi MATTELART, Armand. La globalisation de la surveillance. La découverte).

L’identité numérique appartient à ceux qui se lèvent tôt

Posted in réflexions on juin 12th, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment

Samedi 13/06, à 06h10 heure française : gros rush sur facebook.com/username.

Le célèbre réseau social se lance dans la vanity URL, autrement dit vous pourrez disposer d’une adresse web à votre nom, du genre facebook.com/julienpierre, ce qui est toujours mieux que facebook.com/profile.php?id=501397046.

Le navigateur comme un miroir : ‘dis-moi que je suis le plus beau fameux’

On imagine tout ceux qui vont mettre leur réveil demain à 06 heures du mat’ pour obtenir leur URL nominative : les VIP, les chargés de comm’ des VIP et entreprises, les stars du net et de l’école, les Sun-Tzu du personal branding et autres accros égomaniaques qui kifferont grave de voir leur nom en URL.

La proposition de Facebook étant sur le mode premier arrivé, premier servi, et vu finalement le peu de diffusion de cette nouvelle (un bandeau à supprimer dans le profil Facebook), il y a fort à parier que le nombre de ‘fakes’ va grossir dans le but d’avoir son facebook.com/britney ou facebook.com/sarkozy !

La guerre des homonymes aura-t-elle lieu ?

On imagine donc sans peine tout le cybersquatting que cela va engendrer, même si Facebook et -déjà- des entreprises se chargent d’authentifier la légitimité à disposer d’une telle URL. Chris Messina rappelle ce que Tim O’Reilly prédisait pour l’ère du 2.0 et du cloud computing : la nécessité du ‘namespace dominance‘, pour les entreprises autant que pour les individus.

Quoi qu’il en soit, en ce qui me concerne, vu le nombre d’homonymes auquel je suis confronté, je crains de devoir m’y coller de bonne heure (tout dépend de l’apéro de ce soir, en fait…)

Mais en fait, il faut se rappeler que nous n’avons aucune visibilité sur l’avenir économique de Facebook, et nous continuons cependant à confier à cette entreprise privée de droit américain la possibilité de disposer de notre nom patronymique ou comme d’un nom de marque. A ce propos, où sont les CGU à propos de ces ‘vanity URL’ ? Dans la FAQ, il est expliqué que la confidentialité de l »username‘ est la même que celle du profil (privacy settings), c’est tout…

Brian Oberkirch racontait à quel point il trouve ridicule aujourd’hui le fait de se présenter par son nom d’utilisateur twitter.

— ‘Hi I’m @jack’

Mais il faut signaler que Google, par exemple, propose depuis peu les Profiles, et l’URL qui va avec (google.com/profiles/artxtra par exemple). La plupart des réseaux sociaux ont cette fonctionnalité dans leurs bagages. Encore avant, il y avait eu la même vanité à ne donner comme identité que son adresse mail. Cette logique est constante dans le web.

Oberkirch préconise d’axer l’essentiel de son identité numérique sur un nom de domaine (comme le conseille Eric Dupin pour nos enfants). Pourquoi ?

  • Pour éviter le cybersquatting.
  • Parce que c’est plus attractif que n’importe quelle autre URL !
  • C’est SEO-friendly !
  • Ça permet une plus grande transparence dans les relations connectées (une fois débarassé des fakes)
  • Ça limite la fragmentation de l’identité
  • Et enfin pour rester maitre d’identifiants qui à terme pourraient devenir aussi universels que le nom de famille.

En Estonie par exemple, les citoyens disposent d’une carte d’identité électronique associée à une OpenID : 1 par habitant ! Pourquoi ne pas imaginer la même chose dans le reste de l’Europe et en France ?

Chris Messina note aussi que le nom patronymique tend à remplacer le pseudonyme dans les logiciels sociaux (réseaux, médias, graphes).

Dans la liste précédente, 2 arguments sont ambigus :

  1. la transparence, et donc l’impossibilité de se cacher. Pour vivre heureux, peut-on encore vivre caché ? Happiness only real when shared, dirait Christopher McCandless. Mais si l’on considère les réseaux sociaux comme des dispositifs de surveillance, cette transparence devient dangereuse.
  2. l’unicité de l’identité, et donc l’obligation de tenir un seul rôle (cf. Goffman). Or si l’identité non connectée est plurielle (civile, familiale, amicale, professionnelle, etc.) : l’identité connectée devrait l’être aussi (1 rôle = 1 profil).