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OLLIVIER, Bruno. Observer la communication, 2000

Posted in vu sur le web on septembre 11th, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment

Bruno OLLIVIER partage le même objectif que Bernard MIEGE : fonder une épistémologie des SIC.

Avec cette approche, la communication est une construction, à la fois un objet construit et l’acte de construire. Les SIC rejoignent la complexité telle que définie par MORIN, et nécessitent d’impliquer des logiques diverses : celles des fondateurs, de leurs critiques et des apports plus récents. Bruno OLLIVIER fournit aussi une posture de recherche (objet/champ, positionnement/rôle du chercheur)

Le scepticisme

  • Paradoxe linguistique ou hypothèse Sapir-Whorf
  • L’interprétation du signe est illimitée (diallèle, sémiose) : la perception du signifiant n’est pas universelle chez le récepteur (face matérielle, donc sensible, sensorielle, sensorimotrice comme dirait TISSERON). Celui-ci doit disposer d’un dictionnaire (ensemble des définitions) et d’une encyclopédie (organisation de ces définitions).
  • Le signe est à la fois commémoratif (il relève de la trace ; cf. permanence des données personnelles dans les fichiers) et indicatif (il fournit un index).
  • Les objets et les dispositifs technologiques sont médiateurs, donc véhiculent des représentations, et confèrent une crédibilité, voire co-construisent le sens de leurs messages : il n’y a pas le même crédit accordé à une information transmise par un enseignant et par le journal télévisé.
  • L’Autre (LACAN) est producteur de signifiant : c’est parce que Autrui existe qu’existent les signifiants.
  • Le sujet-récepteur construit le sens (comme le sens construit le sujet).
  • La projection de soi est une fabula (ECO), une construction narrative.
  • « Analyser la signification, c’est donc analyser la construction du message comme texte interprété dans un contexte ». Page 75
  • Il faudra se référer à Sextus Empiricus, philosophe sceptique, à Umberto ECO (1988).

Contrôle social et identité

  • Les variantes linguistiques sont des supports d’identité (sociolinguistique de LABOV)
  • La linguistique est une forme de contrôle social (BERNSTEIN)
  • La parole est un élément de la personnalité (SAPIR)
  • Cf. hypothèse Sapir-Whorf. Citation de Philip K. DICK : « The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words.« 
  • « Nous nous croyons souvent originaux ou anormaux ; nous reflétons simplement un modèle social auquel nous prêtons un minimum d’individualité ». SAPIR, 1967.
  • Pour WHORF et BERNSTEIN, la langue (les formes linguistiques) découlent des structures sociales et conditionnent les comportements individuels.
  • Cf. aussi Neal STEPHENSON, dans Snow Crash (Le samouraï virtuel) : la langue (le code) est un virus qui peut contaminer jusqu’à l’organique.
  • BERNSTEIN : le contrôle social (par la linguistique) provoque l’intériorisation de l’ordre social (je pense sous forme de logos : si ce logos est conditionné, ma pensée l’est aussi) et donc la régulation de l’expression personnelle (auto-censure). La linguistique (langage/langue) est une forme de structuration du Moi. L’usage de la langue induit une acceptation de l’autorité comme n’importe quel dispositif.
  • Pour LACAN, la science est l’idéologie de la suppression du sujet.
  • C’est tout le sens de l’articulation entre politique et sémiotique que cherche à construire Bruno OLLIVIER. Le pouvoir construit le sens, le sens légitime le pouvoir.
  • Dans la pragmatique, le signe peut être descriptif, c-a-d locutoire (contenu de l’énoncé). Le signe peut aussi être performatif, c-a-d soit illocutoire (le locuteur s’engage dans l’élocution), soit perlocutoire (provoque un effet sur le co-locuteur). Pour AUSTIN, l’énoncé est un produit concret qui résulte de l’énonciation par un acteur social, dans un contexte donné.
  • Pour AUSTIN et HABERMAS, le pouvoir est dans la langue. Pour BOURDIEU, la langue représente le pouvoir.
  • Pour BOURDIEU (1986), l’acte d’institution « [...] signifie à quelqu’un son identité, mais au sens à la fois où il lui exprime et la lui impose en l’exprimant à la face de tous ».

Territoires, rites et identité

  • DEBRAY, 1997 : « Il n’existe pas d’objet technique qui ne soit lié à des pratiques, des usages, des croyances ; il n’existe pas de croyance, de savoir, d’idéologie qui ne soient liés à des supports techniques d’information, à des territoires constitués et à des formes de médiation associées à des technologies ».
  • L’identité, pour OLLIVIER (pp. 133-134), est une « projection de significations sur des pratiques professionnelles, des position sociales, occupées dans un champ donné, voire sur la couleur de la peau, sur l’appartenance à un groupe social, ou sur une origine géographique. Tous ces fragments de la réalité se voient investis, par le travail identitaire, d’une fonction nouvelle, celle de signifier la nature profonde d’un individu ou de son activité ».
  • « La relation entre identité et territoire est circulaire » : l’identité étant sémiotique (processus de socialisation), et le territoire étant politique (processus culturel). Sans le sens et le pouvoir, l’institution n’est qu’une somme d’individus.
  • Qui dit territoire dit frontière : « Le premier acte qui conditionne toute culture, tout enseignement, toute transmission, est la clôture d’un champ par l’institution de frontière », page 136. Cf. MATTELART.
  • « Lors de l’installation d’un Intranet, c’est la connexion ou non d’un poste de travail au réseau qui confère territoire, prérogatives et identité du même coup à l’agent soudain autorisé à communiquer électroniquement », page 165.
  • « Modifiant le territoire symbolique des acteurs, les technologies touchent à leur identité », page 166.
  • « L’identité n’est pas une donnée, mais un construit qui n’existe que parce que, en permanence, les interactants font l’acte de la reconnaître », page 166.
  • Exemple, en 1992, aux Etats-Unis, les cours à l’Université sont filmés. Pour y avoir accès, l’étudiant doit se connecter. Il devient client dans une base de données centralisée. Mais dans le même temps, son identité est atomisée car il est déconnecté du groupe social qui existait auparavant (la classe, la promo, le groupe d’étude).

Méthodologie de la recherche en Information-Communication

  • Par l’entremise de l’approche systémique, on peut déclarer que :
    • n’importe quel point d’entrée est bon pour étudier un système ;
    • il faut savoir articuler les différents systèmes de références ;
    • il faut poser des frontières à l’objet analysé.
  • Plus généralement :
    • il faut rompre avec son épistémè ;
    • il faut savoir tenir des rôles (GOFFMAN) différents :
      • détachement et objectivation à l’égard de l’objet de l’enquête
      • participation et sympathie à l’égard du sujet enquêté.
    • Comme le signale MORIN :  « nous sommes amenés à être double ». Où l’on retrouve l’identité fragmentée…

Hypothèses

  • Quel est le statut du sujet pris dans les dispositifs de surveillance ? Sujet, acteur, signifiant ? Comment les SIC peuvent le qualifier ?
  • Réponse : pour TESNIERE (1959) : l’actant est « un être ou une chose qui, à un titre quelconque, et de quelque façon que ce soit, même au titre de simples figurants et de la façon la plus passive, participe au procès ».
  • Quelle formation / prévention peut-on proposer pour encadrer le risque d’interprétation chez les opérateurs de vidéosurveillance ?
  • Quel est le contexte et comment est-il interprété dans le dispositif de vidéosurveillance ?
  • Y a-t-il narration dans la vidéosurveillance ? De la part de l’acteur filmé ? Ou de la part du surveillant-récepteur ?
  • Les dispositifs et les logiques de surveillance construisent-ils un récit sur l’individu ? Y a-t-il rhétorique (captatio/dispositio) ? Diégèse ?
  • Le monde se sémiotise en devenant un texte. Mais si le texte est remplacé par un calcul (autre code – voir aussi) ?

Compte-rendu du séminaire PROTEUS

Posted in compte-rendu on juillet 8th, 2009 by Julien PIERRE – 6 Comments
  • Mercredi 24 Juin 2009 – auditions Proteus
  • rue Damesme dans le 7è, Paris
  • Louise Merzeau (LM), Serge Tisseron (ST), Dominique Cardon (DC), Milad Doueihi (MD), Jacques Perriault (JP)
  • Pierre Piazza, Michel Alberganti
  • et plein d’autres (dont Gustavo, rencontré précédemment…)
  • (commentaire personnel)

Journée très agréable en ‘petit comité’. Un regret : pas de présentation des individus présents autour de la table (un comble !), et donc difficulté d’identifier ceux qui ont pris la parole ; et difficulté de se présenter quand on n’est pas ‘introduit’. Mais journée extrêmement riche en concepts, pistes et supports de réflexion.

Résumé

  • L’individu ne construit pas un récit : c’est le récepteur qui le produit.
  • acquisition des normes : nouvel apprentissage mais dangerosité du web
  • articulation (non formulée, et non idéalisée) autour de l’adhocratie (les clans dans WoW) et du P2P (rôle des pairs, surveillance transversale).

Compte-rendu

Exposition sur les SNS = représentation, visibilité, relation & traçabilité de l’identité (autogestion de son identité)

4 désirs, Serge Tisseron

  • Se raconter pour exister = « réseau coyote », psycho = compagnon imaginaire -> compagnon virtuel
  • Vouloir ne pas être oublié
  • Se cacher (intime) / se montrer (extime) = construction de l’estime de soi (fake) (cf. clair/obscur de Cardon)
  • Maitriser la distance relationnelle : nouvelle politesse : illusion de régler la distance
  • Immédiateté, pseudo oralité des SMS
  • Intimité associée à des espaces psychiques
  • Nlle économie de l’estime de soi
  • Nx esp de créativité
  • Espace de mémoire

Identité multiple ?

  • (effacement des caractéristiques  psychiques)
  • Il vaut mieux se faire remarquer que se faire aimer (google)
  • Prouver et se prouver
  • Rôle des pairs, effacement de la culpabilité : faire honte au lieu de culpabiliser (pas de sanction)
  • Culture de l’image (pensée par image, sensori-motrice, Cf. PIAGET)
  • Méthode d’apprentissage = par Essai/erreur
  • Surveillance de sujet/sujet, surveillance mutuelle (cf. Le meilleur des mondes)
  • Avatar, revue ‘adolescence’ : qu’est-ce qu’on cache, qu’est-ce qu’on montre  avec un avatar ?

LM = apprentissage des dispositifs ? formatage psychique

  • = apprentissage essai/erreur (cf. logique de drague), simuler la parité (être une fê sur un forum de séduction, découvrir, et revenir en hô, cf. Dominique Pasquier). Prise de risque car pas de culpabilité
  • WoW : meilleur espace de narration (car alternance du faire et du dire). Logique de relation > logique de jeu. Possibilité de rencontre IRL qui n’existe pas sur IRL

Dominique Cardon

  • Privacy : qui surveille ? (institutionnel + interpersonnel)
  • Dépasser la représentation, car Internet est basé sur le pseudonymat, et dc entrelacé à la vie réelle
  • WoW = autre univers de pratiques (! = univers scénarisé par l’éditeur prescripteur)

1.       Sociogeek = tendance à l’exposition finalement modérée. Présence n’est pas égale à exposition. Mais si stratégie de rencontre = alors besoin de visibilité.

A-traditionnel,  Quand on a séparé la chambre du salon, le salon est devenu un espace semi-public, avec les photos famille/vacances. Ce qu’on retrouve sur les SNS.

B-Corps amoureux, dénaturé.

C-théâtralisation, ‘exhib’, exagération, cool, avec les amis.

D-la provoc’ & le trash. E-le pudique (19%). Exposition non incontrôlée, ≠ paternalisme. Pas de naïveté des usagers, « on contrôle le décontrôle« . Réflexivité, en distance de soi.

2.       Débat sur la privacy = euphorie sur le potentiel marketing ou politique. Fermeture croissante des pages : embarras familial, amical, juridique, relationnel, etc.. (ils m’ont pas invité). = publication avec constitution (adhocratique) a posteriori (les repas d’avion sur Flickr). Un contenu qui provoque la constitution d’une communauté. Pas de visée communicationnelle des skybloggers (clair/obscur) = porosité du graphe social. S’accrocher à un contenu culturel

3.       Granovetter, liens faibles. Fréquence et intensité des liens affectifs (-> nb de dunbar). Périphérie = périmètre du web 2.0 (lee byron, tom lento, cameron marlow, itamar rosenn, facebook data).

= narration de soi. Quel récit réussit ? private joke, statut contexte-dépendant + nébuleuse relationnelle. Paradoxe du clair/obscur = sa porosité. Définition juridique = soit public, soit privé. Entre-deux conversationnel qu’on ne veut pas fermer, une sorte de fête ouverte à tout le monde mais où les participants sont -pas toujours- ratifiés. Cf. les recruteurs, kevin le banquier, le policier qui flique sur facebook le copain de celui urine sur un buisson

  • Danger du web sémantique !

ST = nécessité de la culture informationnelle et de l’apprentissage à l’identité numérique

  • Le récit participe-t-il d’une identité narrative ?
  • Hétéro-déterminisme de l’école de francfort

JP = digital natives (prensky). Barbier-Bouvet, statue du commandeur, chœur antique des manipulateurs à beaubourg. Théorie du sujet.

LM = immersion constante, sans recul.

  • Eviter la casse de l’apprentissage qui provoque la virtuosité des ados dans la relation sociale en ligne.
  • Nécessité d’une digital literacy, idéologie du libre = idéologie de l’apprentissage (cf. contrat social des développeurs de Debian)
  • Effet de récit dans la réception, mais pas dans la production
  • Voir twitter au brésil

Milad

  • Il n’y a pas de loi sur la privacy (tradition) : état plastique de la privacy = chez soi. Urbanisme virtuel. Identité polyphonique = anthologique, ontologique (philo & sémantique). SSO -> agrégat
  • Amitié = rôle de l’image, cartographie virtuelle de l’idnum ; rôle de calcul (bacon, cioran), stratégie de sociabilité numérique
  • Image = icône, portrait, embleme, économie de l’imag. Credo -> fides. Reputation framework
  • Autres mondes virtuels = myminilife ≠ SL
  • Construction des comparables dans la constitution de l’identité = territorial/généalogique Auj’hui = agrégat de l’historique, comparé au réseau intime = spécificité + lisibilité
  • Sortir du web social -> ontologie web sémantique, web 3.0, web d’un savoir structuré (wolfram alpha, google sware)
  • Visualisation : index -> sources ouvertes. Web2 = plateformes vides (contraintes ou opportunités) = l’utilisateur fournit le contenu. W3 = le contenu existe déjà
  • Réputation essentielle = fiabilité des données ; complexification du code -> tendance normative (gouvernement/contestation) = agrégat de format (microformats) = nlle juridiction, nlle pratique
  • Sf  = choix entre l’intelligent et le vivant (autonomie ou contrôle de l’avatar).

LM = zone conversationnelle en décomposition / inédit de la recomposition. Prospective impossible.

  • Cryptage (microblogging)
  • Faut-il insister sur la radicalité de la nouveauté ?

DC = Goffman = universalité du calcul relationnel (nous étions plus fragmenté il y a 100 ans). Pression normative de la transparence

  • Le numérique apporte une nouvelle matérialité : index = lieu d’oubli au lieu de la mémoire

JP = accepte-t-on l’hypothèse de l’interaction technique/société ? Le codage n’était pas présent il y a 50 ans. Question épistémologique du contrat proteus

  • Elias et le calculabilité

ST = Identité multiple ≠ pathologie, personnalité multiple

  • Les identités permettent de cerner LA personnalité
  • Idnum liée à l’interface = interface ≠ -> idnum ≠
  • Facilité de l’usurpation numérique
  • Nouveauté = régime de croyance. Je crois -ou non- à l’authenticité de l’identité d’autrui
  • Avatar ou robot = le répondeur téléphonique ?
  • Auj’hui = hyperidentité : j’ai la possibilité de mieux me connaitre, et dc pression normative
  • La certification par les pairs ≠ usurpation

ST : « Web = accélérateur de particularités »

JP = La question va devenir politque. Qui est le sujet ?

ST = viol virtuel sur SL. L’avatar visuel a un écho sensori-moteur

  • Numérique = dématérialisation ? ricoeur et l’identité
  • Binaire = espace sans valeur. Le oui équivaut au non.

JP = peut-on se passer de la notion de l’id.num. ? saut  conceptuel : à faire ou non ?

  • Il n’y a pas de modèle politique pour définir l’id.num. (cf. droits de l’homme et du citoyen)
  • Liberté, égalité, fraternité à l’heure du numérique, Michel Arnaud
  • La réalité économique et politique empêche la dissociation des identités numériques

Après-midi

  • Identification, authentification, traçabilité
  • Projet PERICLES = rapprocheur de fichiers gendarmerie+police+données ouvertes (stic+admin+internet) = profilage

Histoire

Identifier les pestiférés (bullette de santé), traçabilité des marchandises et des navires

  • Traçabilité des mouvements = normalisation de l’identité personnelle -> registre paroissial, police de la cité (repris de justice, soldat, commerces ambulants, migrants, ts ceux qui pénètrent les portes de la ville). Identifier par l’écrit/enregistrement : ceux qui hébergent. Port de document (papier, badge, plaque). Registre + certificat
  • Centralisation des données
  • Agents spécialisés
  • Réduction des formats papier, carte rigide, livret, numérotation (relation identifiant-individu)
  • Passeport obligatoire pour tte la population /s Nier = instrument de surveillance. Maires + fonctionnaires de police
  • Procédé lent : mouvement des populations, tps de contrôle des individus
  • MAIS changement de paradigme : réseaux = chemins de fer + télégraphe -> anthropométrie.
  • Nouvel âge de surveillance ? ré actualisation du débat du XVIIIe = nlle accélération
  • Cartes privées puis officialisées par un juge
  • Cartes dans des cadres privées (francs-maçons)

  • RFID = identification par radiofréquence, cf. pass navigo + passeports biométriques + péages automatiques, arbres et livres parisiens, animaux domestiques et d’élevage (voir aussi antivol magasin avec 1 info), surveillance des enfants, bracelets des nouveaux-nés
  • Conservation du flux du passager = 48h, cette traçabilité n’est pas le fait d’une organisation publique
  • Remplacement du code-barre : 1 objet = 1 identifiant (besoin  issu de la logistique)
  • Extension du domaine de la logistique -> supermarché : gestion des rayons, gestion du passage en caisse -> quid de la puce à la sortie du magasin ? Puce sur vêtement, dans le frigo, etc..
  • Consultation commission européenne = désactivation de la puce à la sortie ; sauf opt-in du consommateur (il demande à ne pas désactiver)
  • L’individu ne peut pas lire la puce aujourd’hui
  • Le contenu de la puce peut être modifiée a posteriori = cycle de vie du produit
  • Faible portée du lecteur aujourd’hui (quelle distance de lecture ?)
  • RFID = cookie délivré par le supermarché = profilage commercial et publicitaire = small brother
  • RFID = preuve du comportement IRL (utopie gestionnaire)
  • Logistique -> distribution -> consommation et usage.
  • Aucune transparence dans les projets et fonctionnements institutionnels impliquant la CNIL.
  • Permis + aux USA : RFID dans le permis pour suivre les migrations à la frontière US/Canada
  • Il n’y a pas de contrepouvoir sécuritaire (heureusement que la démocratie n’a été pas construite sur ce principe : si l’on a rien à se reprocher, on n’a rien à craindre).
  • Quand on veut surveiller, il n’y a pas de limite

Paradigme de l’identité réduite à ce que porte l’individu et non à ce qu’il est

  • P1 : il existe des contrepouvoirs : judiciaire.
  • Procédure pénale : témoignages + éléments factuels (preuve scientifiques) + traces numériques. Supériorité de la preuve scientifique ou numérique au témoignage. Quelle connaissance en a le juge ? Quel impact dans l’usage des policiers ?
  • Généralisation des procédés technologiques à toutes les activités et tous les acteurs : prélèvement ADN (FNAEG). On ne peut plus échapper à la technologie.
  • PN > DSP + DCI + DPJ + Préfecture de Police > 36, quai des orfèvres > Brigades centrales > Sous-direction financière > Répression de la délinquance des NTIC (29 personnes, + 2 groupes d’enquêtes délégués, 1 groupe d’initiative, + 1 de récupération des données = 7 personnes pour 10 millions d’habitants)
  • Criminalité infformatique (attaque des réseaux) + cyberdélinquance (délinquance sur le net). Plusieurs services dédiés à l’identification de la personne : identité = nom associé à celui qui commet la faute. Identification = ensemble des procédés pour obtenir l’identité. Identification de l’identité numérique = très difficile.
  • Il n’y a pas d’AOC sur l’identité : je peux prendre un pseudo tant que je ne cause pas de tort au titulaire légitime de l’identité.
  • Stratégie d’évitement des criminels.
  • Profilage grâce au ’sens policier’.
  • Moultes anecdotes croustillantes

  • P2 = centralisation des enquêtes sur les contenus (site néonazi et +ieurs enquêtes en cours), en partenariat avec les acteurs du web (MySpace, etc..) qui identifie le site frauduleux. Repositionnement sur compétence territoriale. 1000 signalements par semaine. Quel stockage pour ces signalements ?
  • Travail d’enquête sur l’affirmation (anonyme) : passage de la donnée impersonnelle à la donnée personnelle (code des telecoms). Adresse IP ? donnée identificatrice. IPv6 ?
  • Internet = ouverture d’un nouveau volume de criminalité, moyens d’investigations différents à étayer avec des moyens traditionnels.
  • Proxy, TOR, etc.. = nécessité d’en retourner aux moyens traditionnels.
  • Le policier a droit de prendre un pseudo pour son enquête = uniforme/civil
  • Police prédictive ? contraire au droit français positif qui repose sur le fait/la preuve.
  • Réserves du conseil constit. Sur hadopi = individualité de la peine / renversement de la charge de la preuve
  • Police administrative = prévention
  • Curseur à positionner entre liberté individuelle et bien collectif
  • Quel stockage pour l’identité ? STIC > ARDOISE, alimentation en tps réel (pb pour les policiers qui vont être fliqués)

Et si Goffman avait connu Internet ?

Posted in fiche auteur on juin 14th, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment

Dans la série Notes de lecture, j’ai mis à jour la page concernant La présentation de soi, d’Erving Goffman.

Même si c’est la plus importante de l’ouvrage (et même de sa théorie), je n’ai commenté pour l’instant que le premier chapitre : La représentation.

On s’attachera évidemment aux notions présentées, à leur transposition dans l’univers numérique. Il faudra cependant rester vigilant car la société goffmanienne date un peu, et certaines de ses propositions ne sont plus aussi justes qu’auparavant. Goffman reste néanmoins un auteur incontournable dans ce travail, et je m’y référerai souvent (théorie des rôles, stratégie des faces).