Posts Tagged ‘gresec’

Liens du 27/10/2009

Posted in veille on octobre 27th, 2009 by Julien PIERRE – Be the first to comment
Contre les caméras de vidéosurveillance à Paris : Première ! Ca tourne ! Action ! – Paris sans vidéosurveillance
videosurveillance paris collectif-democratie-et-liberrtes
Création d'un fichier de données biométriques de passagers des aéroports – LeMonde.fr
Annotated link
parafes eric-besson aeroport douane passeport-biometrique transport-aerien cnil espace-schengen dispositif discours
Eric Besson inaugure le nouveau système de passage aux frontières – LeMonde.fr
Annotated link
parafes passeport-biometrique aeroport douane espace-schengen eric-besson dispositif transport-aerien cnil discours
De nombreuses bases de données pour ficher les individus – LeMonde.fr
infographie fichier-de-police stic edvirsp edvige judex faed fnaeg rnipp sis fpr crisitina fijais
La CIA veillera sur Twitter, MySpace et compagnie – Media
Via un fonds d'investissement, la CIA bénéficie de la technologie d'une start-up développant des solutions de veille des réseaux sociaux pour des acteurs économiques privés.
CIA twitter reseaux-sociaux veille surveillance dataveillance datamining in-q-tel visible-technologies microsoft
Louise Merzeau
louise-merzeau gresec article identite-numerique
De « Edvige I » à « Edvige III » : des fichiers de renseignement désormais mieux encadrés et plus contrôlés – CNIL – Commission nationale de l'informatique et des libertés
Communiqué de la CNIL sur les 2 nouveaux fichiers PASP et EASP. Interpréation des garanties apportées par la CNIL à comparer avec ce qu'en dit l'article de BBA.
cnil easp pasp fichier-de-police
SÉCURITÉ. Projet de vidéosurveillance pour les habitats sociaux en S.et.L. – Les caméras de l'Opac sont HS – Le JSL
Annotated link
delinquance france videosurveillance politique politique-municipale
Inflation du fichage policier : l'énorme hypocrisie – Big Brother Awards France (BBA-F)
Annotated link
edvige edvirsp pasp easp fichier-de-police cristina RG DST DCRI CNIL privacy-france
La valeur sociale de la vie privée | InternetActu.net
Annotated link
daniel-solove hubert-guillaud contrat-social habeas-numerique
The Illustrated Road to Serfdom
comics friedrich-hayek servitude

1 semestre = 1 bilan

Posted in vie du site on juin 6th, 2009 by Julien PIERRE – 12 Comments

Bon, OK, j’ai trois mois de retard. En fait, j’attendais bêtement un certain document pour écrire ce billet : le document étant en retard, le billet s’est vu décalé petit à petit.

Qu’est-ce qui a causé ce retard ? Ma carte d’étudiant : auparavant, je n’étais pas officiellement inscrit en thèse de doctorat, même si j’avais commencé à travailler en ce sens avec ma directrice de thèse, Fabienne Martin-Juchat. Donc maintenant, je suis membre du GRESEC, avec tout ce que ça implique : la filiation à un courant de recherche (l’usage prime sur le déterminisme), la collaboration avec une équipe, une rigueur de travail, et l’accès aux ressources et événements (centre de doc, bureau, connection, séminaires, réseaux).

Je suis d’ailleurs convoqué à une journée doctorale sous peu, avec comme objectif de présenter l’avancée de mes travaux. Je remets donc ici le bilan commandé.

Sujet : pratiques, usages et enjeux sociopolitiques de l’identité numérique.

Résumé

  • « L’identité numérique » est un terme issu de la vulgate, à définir au regard des SIC.
  • Il s’agit plus précisément d’étudier le traitement de l’identité et des données personnelles par les dispositifs électroniques et numériques (vidéo surveillance, biométrie, géolocalisation, inscription dans des bases de données mais aussi traces et présences sur le web, stratégies de contenus et de réseaux, distinguer en quoi l’identité est définie par l’individu ou la technique)
  • Quels sont les enjeux sociopolitiques de la technicisation – ou numérisation – de l’identité ?
  • Il faut alors prendre en considération les logiques de tous les acteurs : État (logique de registre + prétexte sécuritaire, rationnalisation / standardisation des données personnelles), constructeurs et fournisseurs (logique de marché, stratégie de diffusion/adoption des innovations, action de lobbying, cf. GIXEL), internautes et citoyens (logique autobiographique, stratégie de faces, de présence, pression sociale), associations de surveillance et de préservation des libertés fondamentales (CNIL, LDH).
  • Ainsi, plusieurs modèles de société semblent apparaitre : système de contrôle social et de surveillance globale, société panoptique (BENTHAM ; cf. BigBrother), marchandisation des données personnelles, hyper-narcissisme et marketing de soi (personal branding ; évaluation et publication de la réputation) contre néo-luddisme ou culture de hackers (évitement), anonymat, P2P, philosophie du libre (STALMAN, LESSIG), culture informationnelle (sociabilité numérique ; BOYD, DONATH, TURKLE), management des organisations (participatif/collaboratif, adhocratie de Mintzberg), constitution d’un habeas corpus du numérique, etc..

Ancrage théorique

  • Goffman et sémiopragmatique, microsociologie
  • sociologie des usages (MIEGE, JOUET, PERRIAULT, PROULX)
  • privacy studies (MERZEAU, CARDON en France) ou surveillance studies (MATTELART)
  • fondamentaux des SIC : WIENER et la cybernétique, WATZLAWICK, BOURDIEU, performatif d’AUSTIN, médiologie, HABERMAS, McLUHAN, constructivisme, systémique, WOLTON, BRETON, CASTELLS
  • apports extérieurs (LIPOVETSKY, LEVY, FOUCAULT)

Avancement

Difficultés

  • Activité professionnelle parallèle (enseignement technique supérieur)
  • 10 ans loin des SIC, bagage théorique et terminologie à se réapproprier
  • Domaines d’application et champs théoriques très vastes : besoin d’élaguer le sujet/terrain (jeux vidéo, communautés en ligne, réseaux sociaux, usages des données personnelles chez les adolescents, les salariés d’entreprise, usages du mobile associé à la géolocalisation, zones de vidéosurveillance, etc..) = observation +/- participante, ethnométhodologie, analyse sémantique
  • méthodologie/terrain : prématuré, pas de visibilité sur le financement, ni sur la réduction du sujet.

Dans l’immédiat

  • Lecture de Goffman, Surveiller et punir de Foucault, La globalisation de la surveillance de Mattelart.
  • Liste des dispositifs électroniques et numériques
  • = billets à venir (mode brouillon pour l’instant)

En dehors de la thèse

A propos du site

  • 185 articles pour 154 commentaires
  • près de 11500 visiteurs en 9 mois
  • 1 ‘communauté’ qui s’accroit, online ou offline : MyBlogLog, Identi.ca et Twitter, Diigo

Réinventer la démocratie : internet, un nouvel espace démocratique ? compte-rendu personnel

Posted in bazar on mai 9th, 2009 by Julien PIERRE – 4 Comments

J’ai assisté ce matin à la table ouverte « Internet : un nouvel espace démocratique ? », qui se tenait à la MC² de Grenoble, à l’occasion du colloque « Réinventer la démocratie », organisé par Pierre Rosanvallon de la république des idées et médiatisé par France Culture.

Introduction

Internet : nouvel espace démocratique ?

Participants :

« la démocratie est ce lieu où chacun est en relation avec tous », dixit Claude Lefort, invité d’honneur du forum, philosophe aqui a travaillé sur le totalitarisme.
cf. Pierre Rosenvallon et l’idée de contredémocratie.

Ci-dessous la retranscription des propos (avec commentaires perso)

Daniel Bougnoux

  • médiologie = graphosphère -> numérosphère, glissement capital
  • Borges = bibliothèque de Babel (nouvelles/fictions)  = « bonheur extravagant », « dépression excessive ».
  • Marx = les philosophes ont interprété le monde, il est temps de le transformer
  • La représentation n’est plus satisfaisante / suffisante
  • Nouvelle forme de présence = récepteur devient émetteur. Nouvel ordre non plus vertical mais transverse, appel à l’expertise de chacun.
  • Démocratie = représentation censitaire. Les représentés sont plus nombreux que les représentants (règne de la majorité, minorité invisible, voir aussi nombre de Dunbar). Cf Rosanvallon = internet corrige la représentation
  • Intelligence du réseau, en tant que réseau (mise en lien), intelligence cognitive et connective (danah boyd) + cf. wisdom of crowd
  • Parité = on ne rencontre que ses pairs = autisme, narcissisme, homophilie (on apprécie ceux qui sont pareils que nous). Peur d’affronter les autres communautés ? Faux pour DB, la conversation est ouverte, espace de confrontation
  • Internet, quand le média devient médium, Transformation (cf nouveau journalisme, où est la littérature sur le web ?). Il ne faut avoir de vision fixiste. Critique de la raison numérique
  • La vérité devient pertinence → traiter le réseau comme la valeur (nétiquette émergente), éthique de la coopération
  • Ce n’est pas une culture de contenu, culture de bidouilleur (hacker, cf. Stephenson le samouraï virtuel), acquisition d’une expertise technique : nous devenons moins influençable.
  • Pour résumer :
    • espace de contre démocratie
    • égalisation profane/expert
    • univers narcissique

Patrice Flichy

  • Pères fondateurs
  • Internet ≠ médias classique > libre expression
  • Internet = prise de parole (age athénien de la démocratie, cf. discours d’Al Gore chez Clinton) = nouvelle opinion publique ?
  • Nouveaux intervenants (partis, cf. les nonistes sur le web en 2005, contre le référendum européen) → montée en charge des blogs
  • Morcellement : monologue interactif. Critique discutable = il n’y a pas morcellement de l’audience (audience concentrée sur les grands sites). Cf algo de google (googlarchie)
  • Si morcellement = homophilie (s’adresser à ses pairs). Avec qui parle-t-on politique ? Avec ses proches !
  • Expression d’une opinion publique sur internet = oui (cf. doctissimo et les élections présidentielles, 2007)
  • Tradition de la mesure d’audience (lachez vos comm’) = référendum permanent. En zappant, je vote avec ma souris = Internet = agrégateur de mes intérêts personnels. Débat public, activité politique = marché
  • Y a -t-il débat délibératif s’il me suffit de cliquer pour ne plus entendre mes contradicteurs ?
  • Risque de conformité (cf. mymajorcompany, l’internaute devient producteur > choix mainstream)
  • Procédure, règle (cf désir d’avenir de ségo) : intégration/cadrage des internautes
  • Expression d’opinion hétérodoxe venant de ≠ regroupements
  • Pour résumer :
    • manque de délibération (construire du consensus sur du dissensus)

Dominique Cardon

  • 6 leçons/propriétés définissant la forme politique de l’internet
  1. massification des usages : nouveaux usagers
  2. ce qui fait le caractère démo, c’est qu’il présuppose l’égalité des participants. (cf. P2P). Responsabiliser. Hypocrite (variable socio traditionnelle)
  3. ouverture à la subjectivité = individualisme
  4. conversation sur le web = espace pas si public. Discussion au sein des niches. Vigilance critique (surveillance= délibération). rationalité discursive
  5. coopération faible = collectif constitué exposte. D’abord je publie mes actions > opportunités > collectifs = communautés électives, performées
  6. tendance procédurale = refus de la délégation, du centre, de la représentaion politique > Autoorganisation, collectif acentré (wikipedia). Risque de bureaucratie procédurale
    • comment on fait de la hiérarchie ? Fondement de l’autorité. Agrégats des sources, logique sociale : certains sont plus visibles que d’autres (wikio). Mimétisme viral
    • moment charnière : du censitaire au réseaux sociaux
    • approche esthétique (culture du hacking) ≠ école de francfort : culture de masse

    on se laisse redéfinir par lees autres : on publie une id qui va plaire aux autres => redéfinition de l’identité.

    Débat

    • à relativiser avec le régime politique dans lequel nous sommes ? cf. Chine
    • internet = surveillance des traces

    Questions du public

    • Internet = nouvelle révolution ?
    • propriété intellectuelle (à qui appartient le débat démocratique ?)
    • angélisme = internet antidémocratique -> BigBrother, impudeur, sondagite
    • nouveau populisme
    • Pour résumer : risque de la surveillance contre chance de la révolution
      • DB : ombre numérique, visibilité performative
      • PF : il n’y a plus un seul Internet
      • DC : révolution du savoir accessible

    Moi

    • est-ce qu’on peut fonder une (meilleure) démocratie sur le l’anonymat, le pseudonymat ?
    • Je faisais référence à la volonté des pères fondateurs de créer un réseau anonyme (l’IP étant une norme de routage), anonymat qu’on retrouve dans l’isoloir par exemple, mais où l’identité est certifiée. Aujourd’hui (cf. Sur internet, personne ne sait que tu es un chien »), on peut discuter (débat démocratique) avec un internaute dont on ignore tout (cf. les pousse-a-crime de wikipédia). Si j’ignore l’identité de mon contradicteur, comment débattre avec lui ?

    CONCLUSION

    • DB = raison divisée
    • DC = les individus au cœur du système -> mobilisation des internautes sur la privacy
    • PF = régulation législative mondiale
    • l’algo de google est secret , et l’institution qui organise notre accès au savoir est dans le domaine du secret.