Amin Maalouf et l’identité en mouvement
Posted in Citations on novembre 14th, 2008 by Julien PIERRE – Be the first to commentL’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence.
L’identité n’est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l’existence.
Sociogeek est un jeu en ligne développé conjointement par la FING/identitesactives, OrangeLabs et Fabernovel. Et c’est le buzz du moment !!!
Il s’agit de dévoiler son profil 2.0(1) à travers un sondage ? une expérience ? un jeu ? Un peu tout ça en même temps.
On retrouve la prépondérance de l’image (indicielle, discriminante), mais dans le même temps, les « amis communs » disparaissent (cf. le billet de Palpitt).
L’idée est de chercher à savoir en quoi le web 2.0 et les réseaux sociaux déplacent les limites de la pudeur et de l’intimité. Voilà pour l’expérience sociologique (que l’informatique récente rend d’ailleurs possible, cf. I&O(s) et la plasticité du questionnaire).
Les résultats, anonymes, seront synthétisés et envoyés par mail à tous les participants. De même, des conférences seront organisés autour de ces résultats.
Par contre, à la fin du jeu (puisque c’est aussi de ça qu’il s’agit), on obtient un web appeal : un mix situé entre exhib et discrétion pour les photos, et casanier et aventurier pour les relations. (Pas d’info sur l’algo).
Les pourcentages abondent en commentaires de billets présentant le jeu. Certains se reconnaissent dans les photos, d’autres sont déçus du faible chiffre obtenu, alors que d’autres encore exultent face à leur potentiel de star. Une commentatrice sur Facebook parle de mensurations 2.0. On est à la limite du privacy paradox.
On retrouve encore cette logique de score (voir les whuffies), cette course à la weblebrity. Est-ce un jeu finalement, ou une idéologie ? L’expérience scientifique est-elle valide quand elle se dissimule ainsi sous des atours sexy et ludiques ? N’est-ce pas dommage avec un tel potentiel ?
Idem, on associe exposition de soi et stratégie relationnelle. Y a-t-il donc un lien entre les 2 ? C’est la question qu’on se pose chez OrangeLabs.
Nouvelle impudeur ? La « réussite » dans les réseaux sociaux de l’Internet semble exiger l’exhibition de soi. Les pudiques, les discrets ou les timides n’ont guère de chance sur le web. Leurs blogs ou leurs pages sont mornes. Leur exposition fantomatique ne fait pas de vagues. Les signaux qu’ils propagent sont si subtils qu’ils se perdent dans le silence de la toile. En revanche, les hyper-visibles, ceux qui accumulent des contacts dans leurs réseaux, n’ont de cesse d’afficher leur différence et leur originalité afin d’accroitre leur chance d’être identifié par d’autres. Une étude statistique conduite sur les pages personnelles de Facebook montre que le nombre d’amis est étroitement corrélé au nombre d’informations que les utilisateurs ont renseigné sur leur fiche [Lampe, Cliff, Ellison, Nicole, and Steinfeld, Charles. (2007). A Familiar Face(book): Profile Elements as Signals in an Online Social Network.]. Bref, l’exposition de soi est une technique relationnelle… qui semble « efficace ».
La réponse semble évidente, et navrante.
En ce qui me concerne, je suis copain avec:
Normal, j’ai choisi d’abord
J’ai un web appel de 66% (38% en expo, 75% en relations) et des commentaires limite insultants (et très aléatoires). Je suis discret (certes) et aventurier (alors là pas du tout) : vu mes réponses, et me connaissant, je pensais faire 100% en casanier ! Bref, ça ressemble quand un peu beaucoup au test à la con qu’on trouve dans Cosmo ou Biba. Divertissant…
via l’annonce sur identitesactives.net
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