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Le whuffie ne marche qu’au Royaume enchanté

Posted in bazar on mai 10th, 2009 by Julien PIERRE – 3 Comments

Dans la dèche au royaume enchantéJe viens de terminer la lecture du 1er livre de Cory Doctorow : Dans la dèche au royaume enchanté (‘Down and out in the Magic Kingdom‘, 2003). C’est un très bon livre de SF en soi, qui combine plusieurs innovations, dont la plus fameuse reste son modèle économique, puisque le livre est paru à la fois en librairie et en téléchargement gratuit sur le web (licence creativecommons).

Mais c’est aussi dans ce roman qu’apparaît le whuffie, cette unité de mesure de la réputation des gens, qui a remplacé l’argent.

L’histoire

Julius est castmember (membre du personnel) à DisneyWorld, il y est même né et y a passé l’essentiel de sa vie. Son travail consiste à maintenir en activité l’une des attractions du parc, la Mansion (maison des horreurs). Il vit avec Lil, castmember aussi, et Dan, son meilleur ami, évangéliste de la société Bitchun.

C’est donc principalement une histoire d’amitié, d’amour que nous livre Doctorow. Mais les relations entre les 3 personnages principaux sont fortement conditionnées par la technologie environnante. A ce titre, on retrouve bien ce qu’Isaac Asimov disait de la SF :

On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l’être humain aux progrès de la science et de la technologie.

C’est une forme d’épistémologie prospective, qui passe ici par la littérature.

Quel est donc l’avenir selon Doctorow, et à quelle technologie consacre-t-il son travail d’obeservation et d’analyse ?

Dan passait me voir tous les soirs et, comme au bon vieux temps, on discutait des avantages et des inconvénients du whuffie, de la Société Bitchun, de la vie en général, assis sur mon balcon avec une cruche de limonade fraiche.
p. 183

La société Bitchun

La Société Bitchun découvrit un jour le remède à la mort et inventa la vie éternelle. Elle l’offrit à l’humanité, qui devint la société bitchun (après la société de consommation) : du loisir, de la créativité, des artistes !

Nous ne sommes pas dans un livre de hard science, et le procédé technique n’est absolument pas détaillé. Mais l’idée est la suivante : un individu sauvegarde sa mémoire sur un terminal informatique (fichier numérique qui peut être accessible en licence libre, par exemple). A sa mort, on clone le corps dans lequel on implante la sauvegarde.

— Tu veux donc dire qu’on est rayé de la carte, puis recréé atome par atome, on n’est plus soi-même ?
[...]
— Tu es un clone, avec un cerveau copié.
p. 49

  • Il s’agit ici du ressort même de toute l’histoire : notre rapport à la mémoire est affecté. Si j’ai honte de mes actes, je me restaure ; si j’ai un rhume, je me restaure ; mais si j’ai vécu de bons moments (comme les derniers avec Lil ou Dan), j’ai peur de me restaurer. Si je ne me sauvegarde pas souvent, je risque de perdre beaucoup de souvenirs, dont certains peuvent avoir une valeur économique et stratégique. Enfin, des bugs peuvent se glisser dans la sauvegarde.
  • Ce principe est aussi mis en application dans les attractions du parc : quand vous visitez la Mansion, on vous charge en mémoire une fausse sauvegarde du fantôme : horreur garantie !
  • Dans la société bitchun, vous pouvez choisir par chirurgie esthétique l’âge que vous aurez (réjuvénation) : tout le monde est jeune, sauf les médecins qui se choisissent quadra pour avoir plus d’autorité (mais ils n’ont plus personne à soigner).
  • Enfin, le temps mort (sorte de cryogénisation non détaillée) permet soit de ne pas vieillir pendant les longs voyages (aller-retour Terre-Espace), soit de se mettre en pause quelques temps, histoire de voir comment le Monde va évoluer (ce qu’ont fait les parents de Lil, par exemple).

Bref, la société bitchun, c’est l’immortalité. Nous sommes bien dans de la SF, d’autant plus que notre société actuelle ne s’est pas débarassée de la pénurie ni de la rareté (loin s’en faut, même).

Les premières idées de la société Bitchun s’insinuaient dans la conscience de chacun : la mort de la pénurie, la mort de la mort, la lutte pour réarranger une économie dont le développement ne s’était concentré que sur la pénurie et la mort.
p. 108

Nous vous promettons un enseignement très pertinent avec comme principaux sujets l’économie de la réputation, la dynamique sociale post-pénurie et la théorie sociale de la prolongation infinie de la vie. Fini Durkheim, les enfants, place au temps mort ! Ca va être chouette !
p. 195

Bref, la société bitchun, ce n’est pas encore pour nous. Mais les discussions entre Dan et Julius, et finalement l’ensemble des réflexions de leur auteur, Cory Doctorow, c’est de questionner cette forme d’organisation sociale.

Une fois qu’on avait adopté le système de sauvegarde/restauration, le reste de la Bitchunerie suivait automatiquement, vous imposant un système de valeurs.
Ceux qui n’avaient pas adopté la sauvegarde/restauration auraient pu soulever une objection… mais, ah tiens ? Ils sont tous morts.
p. 197

Et c’est sur ce paradigme que peut s’adosser l’adhocratie et le whuffie.

L’adhocratie

J’imagine que l’époque manque de défis pour eux. Ils sont trop coopératifs.
p. 88

Il y a peu d’explications sur l’adhocratie, et l’adhoc en général. Julius est un adhoc car membre d’une adhoc. On parlerait aujourd’hui de communauté, mais constituée autour d’un but précis (ad hoc = qui va vers ce quoi il doit aller). Ici, les adhocs sont organisées autour des différentes attractions du Parc. C’est une entité autogérée, démocratique, c’est à dire reposant sur un débat contradictoire suivi d’un vote. Les actions menées par l’adhoc impactent le whuffie de leurs membres, et inversement, une adhoc peut souffrir des agissements de l’un de ses membres.

Tout le principe de la société Bitchun consistait à se montrer plus honorable que les autres adhocs, à réussir au mérite et non par la supercherie, malgré les assassinats et autres.
p. 95

Au niveau de l’intrigue, qui se déroule à DisneyWorld (summum bitchun), on assiste à un affrontement entre 2 adhocs.

Les guerres bitchun sont rares.
p. 193

En vérité, il y a une véritable concurrence dans le Parc et les concurrents les plus coriaces sont ceux qui ont réhabilité le Hall of Presidents.
p. 172

La société Bitchun n’est donc pas si idyllique qu’elle n’y parait. La guerre économique est présente. Même si la rareté n’est plus de mise, même s’il n’y a plus d’argent en circulation, il reste une unité de mesure après laquelle tout le monde court : le whuffie !

Le whuffie

Encore une fois, Doctorow ne s’embarrasse pas avec l’économie du whuffie. On ne sait pas comment -techniquement- il s’échange, combien on gagne en travaillant, combien coûte une bière dans un bar, ni comment on la paye, etc.. Quelques définitions parcellaires nous éclairent cependant sans ambiguïté.

J’ai pingué son whuffie plusieurs fois, et j’ai remarqué qu’il grimpait avec régularité au fur et à mesure que Dan accumulait davantage d’estime de la part des gens qu’il rencontrait.
p. 16

A l’inverse :

J’ai pingué mon whuffie. Il avait gagné quelques pourcents -du whuffie de compassion – mais redescendait : Dan et Lil irradiaient la désapprobation. Qu’ils aillent se faire foutre.
p. 48

Voilà comment on peut se retrouver dans la dèche. Un whuffie faible va donc conditionner les interactions sociales :

J’ai compris qu’elle [Lil] pinguait son whuffie [Dan] et surpris son air de désapprobation étonnée. Nous autres anciens d’avant le whuffie savons son importance, mais pour les gamins, c’est le monde. Quelqu’un sans whuffie est automatiquement suspect. Je l’ai vu se ressaisir aussitôt, sourire et s’essuyer discrètement la main sur son jean. « Du café ? a-t-elle proposé
p. 27

Il existe 2 types de whuffie, ou en tout cas un calcul basé sur l’origine des dons.

J’ai pingué l’elfe [un ingénieur de la concurrence]. Il avait beaucoup de whuffie équivoque : du respect recueilli auprès de gens partageant très peu mes opinions. Je m’y attendais. Mais je ne m’attendais pas à ce que son score de whuffie pondéré, celui qui conférait de la crédibilité supplémentaire au genre de personnes que je respectais, soit si haut… supérieur au mien.
p. 60

La société bitchun impose une éthique : « don’t be evil », et de surcroit une éthique mesurable, quantifiable. Le whuffie mesure donc la réputation des gens, mais il est relatif à ceux qui donnent le whuffie, comme à celui qui interroge le whuffie d’un autre individu. Néanmoins, son utilité reste économique.

Ils [les parents de Lil] débordaient de whuffie, en quantité incommensurable, inutilisable. Dans un monde où même un raté au whuffie à zéro pouvait sans problème manger, dormir, voyager et accéder au réseau, leur fortune suffisait largement pour accéder à volonté et aussi qu’il leur plaisait aux quelques raretés restant sur Terre.
p. 86

Comme on le voit, l’approche de Doctorow est ambigüe à ce sujet, notamment avec ce passage.

J’arrivais à lui [Dan] faire admettre que le whuffie recréait la véritable essence de l’argent : dans l’ancien temps, quelqu’un de fauché mais de respecté ne mourrait pas de faim ; à l’inverse, quelqu’un de riche mais de détesté n’arrivait jamais à s’acheter paix et sécurité. En mesurant ce que représentait réellement l’argent -le capital social auprès de ses amis et voisins-, on jugeait le succès avec davantage de précision.
pp. 17-18

On peut vivre sans whuffie, mais les autres individus vous éviteront ; et avec plein de whuffie, vous accédez à des éléments qui restent soumis à la rareté et à la pénurie. On se retrouve donc dans un écosystème qui n’a rien changé, si ce n’est déplacer la valeur des choses sur les gens. Mais ça reste une valeur. Valeur à laquelle Julius (comme Dan) veut échapper.

J’ai alors pensé à partir, à tout abandonner, à quitter Walt Disney World pour recommencer une fois de plus ma vie, sans whuffie ni souci.
p. 175

Se trouver le ventre plein avec de bons amis et le Soleil qui se couchait derrière une troupe de danseuses de hula à moitié nues… Quel besoin avait-on de la Société Bitchun, après tout ?
pp. 225-226

Le whuffie appliqué au web d’aujourd’hui

The Whuffie Factor = final cover!

Le terme whuffie a émérgé conséquemment aux interrogations portant sur l’e-reputation, et principalement grâce au livre de Tara Hunt, le Facteur Whuffie, sous-titré Using the power of social networks to build your business. C’est un ouvrage clairement orienté marketing, d’autant plus que son auteur est aussi l’instigatrice du PinkoMarketing, basé sur le Manifeste des Evidences (ClueTrain Manifesto, les marchés sont des conversations).

Dans le monde du Web 2,0, c’est vers ceux qui ont un capital social élevé que coule l’argent. Sans Whuffie, vous perdrez vos connexions et toutes les recommandations que vous ferez seront considérées comme du vulgaire spam.
via InternetActu.

Au terme whuffie ont souvent été associées d’autres expressions : karma ou kudos, capital social, SocialRank ou PeopleRank. Dans l’applicatif, on trouve des expériences comme les twollars ou les exploracoeurs. L’idée est d’aboutir à une évaluation des intervenants dans la sphère de la conversation :

Elle s’appelle Kim Wright [...]. Bon whuffie, grosse fanactivité Mansion, lectorat important.
p. 150

On pourrait effectivement fabriquer un curseur whuffie, pondéré comme l’indique Doctorow, affiché via javascript à côté de chaque commentateur. Des systèmes similaires existent déjà, plus ou moins proches du whuffie originel. Néanmoins, comme l’auteur et d’autres individus sur la Toile (M.K. Smith ou Michelle Greer), j’avais déjà manifesté beaucoup de réserve vis-à-vis de cette numérisation de la réputation, et de l’individu.

L’arithmétique a remplacé le subjectif, le nombre a remplacé le verbe.

Quels sont alors les risques de la société bitchun, et plus particulièrement d’une relation basée sur une réputation chiffrée et indexée sur notre comportement ?

Puis il m’a conduit par une piste subtile et balisée avec soin à reconnaître que oui, [...], pour le moment, le monde affichait une homogénéité quelque peu déprimante.
p. 18

On retrouve l’idée d’homophilie (ad hoc) dont parlait Daniel Bougnoux et Patrice Flichy : des individus au comportement formaté par une technique éthique, aux jugements permanents et immanents, dont les actes mêmes peuvent être faux, manipulatoires (cf. l’assassinat de Julius).

1 trimestre = 1 bilan

Posted in vie du site on novembre 18th, 2008 by Julien PIERRE – Be the first to comment

(Bon le trimestre est déjà bien entamé, on atteint presque le quadrimestre ..? quartmestre ? Euh.. si je suis à la bourre, c’est un bourremestre !? OK j’arrête !)

Déjà 3 mois (!), presque 100 jours d’activités pour identites-numeriques.net. Comme il s’impose (à moi en tout cas),il faut tirer un petit bilan pour suivre le développement du projet.

D’un point de vue quantitatif

Visiteurs (3 mois)

Visiteurs (3 mois)

Début du site, premières visites, avec un pic les 27 et 28 octobre (billets sur les moteurs de recherche de personne)

  • Détail des visiteurs
StatPress

StatPress

  • On retrouve le même pic. A noter aussi les visites de robots et les lectures du flux RSS.
  • Origine des visiteurs

  • Détail des referers

  • Mon premier fournisseur de lien entrant est Twitter. Twitter tools envoie automatiquement un twit dès que je publie un billet. A noter aussi les visites provenant de internetactu, où j’ai laissé quelques commentaires à propos de sociogeek.
  • On voit bien l’intérêt de commenter ailleurs (pour faire venir ici ; mais les trackbacks sont aussi très utiles) ; ainsi que l’intérêt de tweetter : la communauté est active et réactive, les followers cliquent facilement sur les liens. [PS : quelqu'un sait comment on vire le 'New blog post' généré automatiquement ?]
  • Plateforme de navigation des visiteurs

  • Geek toujours, c’est le profil des visiteurs : du Firefox, du Linux (merci Chat-Loupe), du Mac…

D’un point de vue technique

  • Quelques modifications mineures dans l’identité visuelle (une favicon et un logo dans le bandeau).
  • Un rubriquage plus explicite : slideshow, citations, prise de notes, veille, par exemple.
  • L’automatisation de certains billets : les citations (pré enregistrées) et la veille (avec delicious et le plugin postalicious du côté admin, et une collecte via Google Reader).
  • Attention : une modification des URL (à venir au 1er décembre). Jusqu’à présent, URL = nom de domaine + nom du billet. Je vais intercaler entre les 2 le nom de la rubrique. Je me tâte pour mettre la date dans l’URL. Qu’en pensez-vous ? Sachant que mon positionnement est tout récent et pas encore optimum, je ne pense pas prendre de risque, mais je ne voudrais pas partir sur un rewriting et en changer encore dans 3 mois.
  • J’envisage aussi de transformer certains billets en pages (les notions essentielles et les notes de lecture) à cause de leurs mises à jour assez fréquentes.
  • Wordpress, c’est pas nouveau, est gourmand en requêtes, d’autant plus avec K2. Quand en plus on rajoute des javascripts, la page peut devenir lourde à charger. J’ai donc simplifié certaines requêtes dans le PHP et éliminé des appels de javascript inutiles (les pub, les liens delicious -redondant avec la catégorie veille).
  • Quand je regarde les stats des visiteurs, j’ai des résolutions d’écran très disparates, avec -et c’est nouveau pour moi- des smartphones ou équivalents. Je dois adapter le design à cette contrainte, d’autant plus que je trouve K2 pas si lisible que ça ; je voudrais de surcroît un template qui occupe 100% de la fenêtre. Si vous avez des solutions, je suis là aussi preneur…

D’un point de vue relationnel

  • Sur le web, les connections se multiplient, notamment à travers les communautés mybloglog ou twitter d’un côté, et les ‘amis’ facebook.
  • Au niveau des commentaires, des acteurs extérieurs de mon réseau direct sont intervenus sur certains billets (Olivier Auber et Hubert Guillaud). A moi maintenant de faire venir les membres d’autres réseaux, de jouer sur les relations ‘faibles’.
  • La mise en place des interviews a pris du retard : je me suis planté dans la prise de contact avec un blogueur (s’il m’entend…). Mais au moins j’ai maintenant une procédure pour les autres interviews à mener.
  • A l’extérieur, quelques touches dans des réseaux institutionnels et culturels pour un financement, mais rien de concret pour l’instant. Comme prévu, je n’ai pas assez de temps à dégager en dehors de mon activité professionnelle.

D’un point de vue notionnel

Je travaille toujours dans une logique systémique : approche technique, psychologique et juridique. La veille couvre donc de vastes domaines, les notions à maîtriser aussi (d’autant qu’il y en a une nouvelle – voir plus bas).

J’ai identifié les acteurs principaux dans chaque domaine, et les doctrines ou stratégies qui les animent. Cependant, chacun étant dans un registre différent, les registres sont aussi distincts, et le vocabulaire notionnel du sociologue ou du philosophe, de l’ingénieur ou du pro-am sont difficiles à appréhender et recouper.

Cela dit, des problématiques nouvelles émergent, notamment concernant la définition même de l’identité. Sociogeek a mis en lumière la difficulté de monter un dispositif scientifique irréprochable (dénué pour cela de toute subjectivité ou de tout partenariat financier).

Cela est dû aussi à la distance engendrée par le réseau. Comment l’observateur peut-il authentifier l’identité de l’internaute ? Si je ne peux avoir de certitude sur l’identité de celui qui participe à mes expériences, comment valider les réponses qu’il me fournit ?

Comme dirait l’autre, on est dans l’impossibilité de la preuve ontologique. Qui EST derrière l’écran ? Il peut aussi bien s’agir de Dieu, d’une plante verte, d’un robot que d’une executive woman se faisant passer pour un jeune geek.

Certaines réponses peuvent donc provenir de la philosophie : Kant, Husserl, Heidegger, Bertrand Russell par exemple… Si vous avez des pistes, des portes d’entrée vulgarisant les propositions des uns et des autres, je suis preneur.

De l’autre côté, on peut aussi revendiquer sa subjectivité en abordant l’identité numérique à travers une démarche artistique.

Liens du 02/11/2008

Posted in veille on novembre 3rd, 2008 by Julien PIERRE – Commentaires fermés
E-marketing, e-business, référencement et e-commerce : le blog 2.0 par iDéveloppement
RH>95% des DRH n'utilisent pas Facebook et les autres réseaux sociaux dans leur démarche de recrutement. Pour l'auteur du billet (eBusinessBlog), c'est très has been et pas du tout 2.0.
[question perso]Mais qu'est-ce qui est le plus rétrograde entre cette opinion et les pratiques dénoncées ?
Basé sur une enquête du cabinet RobertHalf.
idnum e-recrutement
Become Web Dead: Erase Your Online Identity in 10 Steps
GUIDE>10 étapes à suivre pour disparaître de la Toile.

  1. Effacer tout ce qu'on peut
  2. Demander à Yahoo! et Google d'effacer des URLs
  3. Demander aux webmasters d'effacer les données
  4. Utiliser ReputationDefender pour effacer certaines traces
  5. Se cacher derrière un proxy
  6. Se cacher derrière un pseudo
  7. Faire appel à l'artillerie lourde en déposant des plaintes
  8. Payer cher les services d'un nettoyeur
  9. Mettre en place une stratégie de diffusion position (identité active)
  10. Et last but not least, ne plus mettre les pieds sur Internet !

idnum e-reputation

What will St Bono’s wife say about him partying with two teenage girls? | Mail Online
PEOPLE>Andrea Feick a mis en ligne sur Facebook des photos d'elle en vacances sur le yacht de …Bono ! On voit le sémillant chanteur de U2 badiner avec 2 nymphettes en bikini. Les photos sont sages, mais elles peuvent faire mal, ou amser, c'est selon. Toujours est-il que Andrea Feick a instauré des règles de confidentialité strictes sur son facebook, sauf pour ses amis et ses réseaux. Appartenant au réseau New-York, plus d'1 million d'internautes ont eu (ou pu avoir) une pensée émue pour Ali, la femme de Bono.
facebook bono U2 e-reputation idnum
MicroID considered harmful (to privacy)
ENQUETE>MicroID porte atteinte à la vie privée. Le hash est tellement simple qu'il ouvre la porte aux spammeurs. Les sites web qui l'avaient implanté l'ont désactivé (Digg, Last.fm).
openid microid spam email hash idnum
Compte rendu de la conférence sur la « e-reputation » – CaddE-Réputation
CONFERENCE>l'e-réputation par Christophe Asselin (Digimind), pour le club IES de Paris. Compte-rendu en ligne [PDF] : historique, spécificités, exemples, outils.
idnum conference e-reputation
collectif 1984>Biométrie : safran + motorola
ENTREPRISE>Safran rachète la branche Biométrie de Motorola ($70M de CA). Un produit phare : le lecteur d'empreintes digitales. Clients : les polices US et les ptits gars des Experts. (Safran a aussi comme client le FBI).
idnum safran biometrie
Je protège mon identité sur Internet
QUEBEC>Site institutionnel et pédagogique sur les risques et les pratiques de l'identité numérique. Une bonne initiative.
idnum quebec pedagogie
ID Selector – Making OpenID easier
OPENID>javascript à installer sur son site pour le formulaire d'identification (commentaires/administration). Permet à l'utilisateur de choisir son fournisseur d'OpenID.
IDSelector est développé par JanRain, propriétaire de MyOpenID.
javascript idnum openid login idselector
La vie financière>OBERTHUR TECHNOL
ENTREPRISE>Oberthur annonce avoir fourni les 1ers prototypes de carte nationale d'identité ('carte européenne du citoyen').
[question perso : je croyais que c'était Gemalto ?]
idnum oberthur carte-d-identite-numerique
Email Address to URL Translation
OpenID>Protocole de transformation des adresses email en URL valides pour authentification via OpenID.
openid OpenSource authentication specification email eaut idnum
Virgin licencie des employés ayant critiqué la société sur Facebook
RH>13 salariés de Virgin Atlantic (compagnie aérienne de Richard Branson) licenciés pour avoir tenus des propos insultants à l'encontre des clients sur Facebook.
idnum facebook virgin e-reputation