Posts Tagged ‘linkedin’

Liens du 01/02/2010

Posted in veille on février 1st, 2010 by Julien PIERRE – Be the first to comment
Pièces et Main d’Œuvre : « Quand on réduit les frais de carotte, il faut bien augmenter les frais de bâton. » – Article11
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CQFD, journal de critique sociale :::: LA VRAIE VIE D’UN FAUSSAIRE
resistance faussaire carte-nationale-d-identite adolpho-kaminsky
Témoignages : en centre d’appel, des salariés fliqués, surveillés, pressurés – Article11
a11 surveillance entreprise
Pièces et main d’œuvre : "L’homme devient totalement transparent face à un pouvoir opaque" – Article11
pmo nanotechnologie numerotation-des-rues ibm controle-social thales hypervisor fichage
La liste des revues scientifiques du domaine des sciences humaines et sociales – AERES – Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur
these revue aeres
Heilmann
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[LDH-Toulon] Eric Heilmann : la vidéosurveillance, mirage technologique et politique
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Data Privacy Day
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Nils Talibart
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Changement de société, par Mona Chollet (Le Monde diplomatique)
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Confessions of an Aca/Fan: Archives: "Hanging Out, Messing Around, Geeking Out": A Conversation with the Digital Youth Project (Part Three)
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Le robots.txt d’Obama
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Treizièmes Rencontres européennes de Luxembourg – Libertés individuelles en Europe : Les nouveaux enjeux (3) – Europaforum Luxembourg – Octobre 2009
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Narcisse et moi : une journée avec identité numérique

Posted in bazar on avril 16th, 2009 by Julien PIERRE – 1 Comment

Article initialement prévu pour l’ebook « Cultivez votre identité numérique », mais trop long :-(

Calendrier du parfait petit jardinier numérique

Mon identité numérique et moi, on ne se quitte plus ! Maintenant, c’est 24/24 ensemble. Il faut juste penser à l’arroser, la bichonner et le mieux c’est encore de le faire tous les jours. Mais à force de soins, mon identité s’est répandue sur tout le Web, et maintenant, il faut que je parcoure la Toile pour voir comment se porte Narcisse. Je dois vérifier comment mon identité apparait aux yeux des autres, ce qu’ils en pensent et aussi lutter contre les vilains chronophages.

Vous trouverez ici quelques conseils et astuces pour gérer votre identité numérique sans perdre votre temps ! Revue de détail de mon emploi du temps.

  • Il est 6h, je me réveille (si si), je mets à jour mon statut (j’en connais que ça intéresse). Le problème, c’est que mes amis à plantes vertes (ceux qui sont aussi matinal que moi) poussent dans des serres toutes différentes : les geeks sur Twitter, les musicos sur MySpace ou Blip.fm, les collègues sur LinkedIn, les graphistes sur Flickr, les copains sur Facebook, etc. Alors, pour ne pas perdre de temps, moi je passe en mode arrosage automatique : j’utilise hellotxt. Ça met à jour les services que j’ai cités + Pownce + Hi5 + Plurk + Tumblr et encore tout un tas d’autres… Je peux non seulement saisir du texte, mais aussi mettre des images et des vidéos en ligne, et le tout en bidirectionnel : je diffuse mon statut et en même temps je suis informé de celui des membres de ma tribu.
  • Si vous êtes du genre bavard, à laisser des commentaires partout, préférez plutôt des services comme cocomment (centralisation) ou disq.us (modération). Et si ce sont vos amis qui sont bavards, alors dirigez-vous vers FriendFeed ou MyBlogLog (qui apporte aussi des services communautaires lié à votre site web). Ainsi, que vous soyez bavards ou que ce soit vos amis, vous pourrez suivre toutes les conversations engagées partout sur Internet !
  • 10h, au travail. J’emmène aussi mon identité numérique. Mais là, c’est pour ouvrir ma session ou me connecter à des applications professionnelles. Cela dit, j’ai besoin de consulter mes mails (derniers commentaires, sollicitations de réseau social, lifestreaming des uns et des autres, etc..), de gérer mes priorités, mes documents, mes activités, etc… Tout ça aussi, ça appartient à Narcisse, ça fait partie de mon identité ! Pour m’aider, j’ai tout regroupé au sein de GMail : je peux centraliser tous mes comptes mails sur une seule interface, recevoir mes courriers de chez free ou hotmail par exemple, et en envoyer avec ces adresses-là. Idem, avec Firefox et les bonnes extensions, je gère depuis GMail mes taches (service rememberthemilk + extension), mes documents (Google Docs), mes activités (Google Calendar). On s’approche du bureau virtuel. Et si je suis très nomade, j’embarque tout ça sur mon smartphone.
  • 18h, de retour du travail. Je n’oublie pas de peaufiner mon identité numérique, des fois qu’elle intéresse un recruteur. Et là, mon identité numérique, je la bichonne : j’en fais un top CV ! J’ai mis mon CV au format PDF en téléchargement depuis mon site web, ainsi que sur une page web, avec plein de microformats à l’intérieur pour améliorer sa lisibilité par tous les navigateurs de demain. Mais attention, si je laisse mes coordonnées (tel, adresse, mail)  accessibles à tous, je risque le spam ou le vol d’identité ! Le mieux, c’est de passer par un site qui me mettra en relation avec les recruteurs, tout en cachant (obfuscation) les données sensibles aux yeux des malotrus. Avec DoYouBuzz par exemple, je peux de manière intuitive mettre en ligne mon parcours de formation et mes expériences professionnelles, le tout relié à LinkedIn ou Viadeo. Ziki mélange un peu les genres : c’est un connecteur de réseaux professionnels mélangé à un agrégateur de profil. Plus j’occupe le terrain, plus j’ai de chance d’être repéré par les recruteurs.
  • 20h. Le soir, mon identité numérique et moi, on fait le bilan : outre les commentaires que j’ai lâchés à tout va, tel la Semeuse, j’ai bookmarqué des liens avec del.icio.us ou Diigo, j’ai écouté de la musique sur Blip.fm ou Spotify, j’ai lancé plein de tweets et j’ai mis à jour mon statut avec Facebook. J’ai même eu le temps de poster quelques billets sur mon blog. Bavard, vous disais-je. Une vraie abeille butineuse ! Et j’aimerai que tout ça n’échappe à personne. Alors, pour me simplifier la vie, je regroupe l’ensemble et je le diffuse à un seul endroit : ça s’appelle le lifestreaming. Tout ma vie online et sur une seule page ! Je peux faire ça aussi avec FriendFeed ou Profilactic : ce sont des agrégateurs de profils. SecondBrain est pas mal aussi dans le genre !
  • L’intérêt de tous ces outils, c’est aussi qu’ils fournissent des badges et des scripts faciles à installer sur votre blogs, ou des applications à destination de Facebook par exemple. Si bien qu’en quelques clics, vous pouvez installer un bouton d’abonnement pour vos lecteurs, un player pour la musique que vous écoutez, etc..
  • Et le mieux pour faire voir son identité numérique, c’est encore de la montrer dans la vraie vie. Genre une photo de Narcisse imprimée sur mon T-shirt : iKodz me permet de faire ça : le site web génère un code 2D (un dessin que reconnaissent les téléphones mobiles et qui contient des infos). Je peux coller ce code 2D sur mon site, et les visiteurs atterriront sur un agrégateur de profils. Le must : je vais imprimer ce code sur un t-shirt, et dans une soirée, dans me métro, on pourra me photographier le code et arriver sur ma page !
  • Vu tous les services utilisés pour créer et gérer son identité numérique, je vous laisse imaginer le nombre d’identifiants et mots de passe à retenir.
  • Usernamez permet déjà de savoir si mon pseudo (genre Narcisse) est déjà pris sur les sites qui m’intéressent. Si c’est dispo, je m’inscris et j’utilise un mot de passe. Différent à chaque fois ? En guise de réponse,  je vous conseille de lire mon article dans cet ebook « Mon identité est certifiée ».
  • Vous avez vu qu’à chaque fois, je vous proposai plusieurs sites partageant le même objectif. C’est à vous de les tester : le design, le feel-n-like, les fonctionnalités ne plaisent pas à tout le monde. Inscrivez-vous de partout, testez-les et faites votre choix. Après, ne supprimez rien, mais investissez-vous à fond dans les sites que vous aurez choisis. C’est comme ça que vous aurez une belle identité numérique !

Barcamp eReputation : le retour !

Posted in événements on avril 6th, 2009 by Julien PIERRE – 7 Comments

Message rédigé dans le train de retour.
J’ai participé hier au barcamp eReputation, qui se déroulait à la Cantine sous les bons offices de Nicolas Bermond, Christophe Ducamp, Jean Mariotte et Emilie Ogez.

  • D’abord, je signale l’excellente organisation, le très bon état d’esprit et les excellents petits plats qui nous ont accompagné toute cette journée.
  • Ensuite, liste largement non exhaustive des participants.

Bref, ensemble, nous avons un peu refait le monde de demain, autour de la question de l’avenir de l’identité dans une société numérique. Dingue comme ça ressemble à mon sujet de thèse !
Une petite synthèse ici des grands axes abordés, et maintenant celle des ateliers auxquels j’ai participé :

  1. éthique des acteurs du numérique
  2. nouvel apprentissage
  3. nouveaux comportements
  4. open currency

Éthique des acteurs du numérique

Face au Google Masterplan, à son crédo « Don’t be evil » ; face à l’incurie des contrôleurs financiers mondiaux ; face au lobbyisme que dénoncent les BigBrothers Awards, qui avaient lieu le soir même, il est nécessaire que les entreprises adoptent une éthique.
La question a notamment été soulevée autour de la certification numérique et des tiers de confiance. Pour savoir avec qui je discute sur Internet (Fadhila en sait quelque chose), l’identité de l’internaute a besoin d’être certifiée. Par un tiers : l’État, les banques (qui disposent de cette certitude car elles connaissent de visu leurs clients) ou une entreprise comme MyID.is. Or, le problème est de savoir si l’on peut avoir confiance en ce tiers.
Le proverbe « Qui gardera les gardiens ? » s’applique tout autant à la finance mondiale qu’à ces tiers de confiance.

Nouvel apprentissage

Les Geemiks sont partis d’un constat qui démystifie la génération Y. Elle n’est pas si connectée que cela, ou au mieux elle n’a qu’un usage très ludique des applications web typée 2.0 (Youtube, Facebook). Ce que je confirme au vu du comportement de mes propres étudiants. Il est donc nécessaire de faire mûrir les usagers de ces outils, notamment dans une approche professionnalisante.
On retrouve l’idée des nouveaux formats de CV, ou ePortfolio (portefeuille de compétences). Mais aussi la nécessité de faire comprendre d’abord aux candidats le potentiel attractif de leur parcours et leurs expériences, quel qu’elles soient, sans à priori de ce que les recruteurs pourraient attendre, et donc l’effacement d’une forme d’autocensure au profit d’une correspondance entre leur personnalité (avec toutes ses composantes) et leur profil affiché. Les Geemiks revendiquent le droit à l’erreur (sortie de boîte un peu bourré), les profils non lissés (rien de plus inquiétant qu’un individu qui n’aurait rien à cacher), tout autant que la revendication de passions désuètes (le Feng-shui, les fraises Tagada). Il faut tendre vers une porosité entre le personnel et le professionnel. A compétences égales, ce sont ces détails qui feront la différence. Comme je l’explique souvent à mes étudiants, c’est la capacité à parler d’autre chose que boulot autour de la machine à boulot qui motivera votre recrutement ! Même salarié, vous restez des êtres humains. Il faut veiller par contre à ne pas afficher un comportement exclusif (le fêtard, l’engagement politique) à moins de l’assumer et ne pas s’en plaindre (si l’on affiche un engagement politique, il faut accepter l’idée qu’il soit discriminant).
Ensuite, cet accompagnement doit aussi être mené auprès des managers et recruteurs, qui doivent accepter les erreurs de jeunesse, la spécificité des profils, et l’exploit(ation) qu’on peut réaliser avec.

Nouveaux comportements

Qu’il s’agisse d’éthique professionnelle ou de congruence dans l’identité numérique, le web et les technologies électro-numériques induisent des nouveaux comportements, ou en catalysent d’autres déjà ancrés socialement :

  • profilage du comportement à des fins commerciales par les traces de consommation (historique d’achat, géolocalisation) mais aussi par l’analyse sémantique (lecture des mails, historique des requêtes). Un individu est inscrit dans des bases de données dont le nombre moyen varie entre 600 et 800.
  • rapports parents/enfants : ou comment couper le cordon numérique ? plusieurs anecdotes sur les punitions ou chantage en mode 2.0 : changer le mot de passe du facebook des enfants pendant x semaines, menace de diffusion en ligne de photo compromettantes de l’adolescent (en train de faire pipi sur la plage à 3 ans).
  • hésitation/panique dès qu’apparait un APN : où cette photo va-t-elle se retrouver ?
  • Schizophrénie numérique : un individu gère plusieurs profils, parfois sur des plateformes identiques (« j’ai plusieurs profils Facebook, un trash, un soft »). Mais en cas de profil unique, celui-ci se lisse. La réputation est une forme de pression sociale, de violence symbolique, encore plus quand elle est couplée avec un dispositif de surveillance (mené par l’Etat, les entreprises ou les parents). Avec le risque d’une dérive vers la radicalisation de comportements extrèmes et offline.

Il est là aussi nécessaire d’évangéliser sur les enjeux sociopolitiques de l’identité numérique (rhoo, ça me rappelle quelque chose).

open currency

Dernier point que j’aimerai aborder. Même si je n’ai pas assisté au dernier atelier dédié à ce sujet, j’ai eu l’occasion d’en parler avec Marc et d’autres au cours du lunch qui a précédé le barcamp. Le sujet est si vaste, complexe, et prometteur que je me garde ça pour un autre jour !