Posts Tagged ‘yoan demarq’

Liens du 19/01/2009

Posted in veille on janvier 20th, 2009 by Julien PIERRE – Commentaires fermés
Fadhila Brahimi FB-Associés : [Réputation en ligne] Conséquences d’une identité numérique malmenée, le cas de Yoan Demarq ! (2ème partie)
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[Réputation en ligne] – Comment saboter son identité numérique ? Le cas Yoan Demarq ! (1ère partie)
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Enseignements et Conseils sur la gestion d’une marque personnelle et de sa réputation en ligne
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IDEMMATIC » Débriefing de la table ronde sur l’identité numérique
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versac: Fin de ce blog
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journal de bord | janvier 2008 | 01
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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi mais que vous aviez la flemme d’aller chercher sur l’internet… – BUG BROTHER – Blog LeMonde.fr
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Comportement des internautes. Les activités principales des Français et des Européens sur Internet | comportement navigation internautes utilisation activites sur internet 2008
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Statistiques Facebook Janvier 2009 | Marketing 2.0 – Le blog de l’agence You to You
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familles.com et la portée des données personnelles – Covert Prestige
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Etaler sa vie, diffuser son identité
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Yoan D + Marc L = les dangers de l’analyse

Posted in méthodologie on janvier 19th, 2009 by Julien PIERRE – 1 Comment
  • Quand A interroge l’identité numérique de B, il dévoile des informations sur B.
    • Il peut s’agir de données personnelles et confidentielles
    • Il peut s’agir de réputation, fondée ou non.
  • Quand A interroge l’identité de B, il construit aussi la réputation de A (tout récit implique son auteur).

Partons de ce raisonnement et appliquons-le à des affaires récentes :

Je vous laisse lire les 2 billets ; pour Marc L***, je renvoie aussi à cette liste d’articles.

YD

  • Tranquillosse parle de Yoan Demarq : « C’est un escroc ! » [je résume, c'est fait exprès].
  • Ruiz et Brahimi parlent de Yoan Demarq : il subit la réputation construite par Tranquillosse.
  • Les commentateurs parlent de Ruiz, Brahimi et Demarq : « C’est un escroc, il l’a bien mérité ! Qu’est-ce qu’on peut bien y faire… »
  • Les auteurs répondent aux commentateurs
  • Au final, on obtient une réputation pour Tranquillosse, Yoan Demarq, Ruiz et Brahimi, et l’ensemble des commentateurs sur le Facebook de JFRuiz ou sur le billet (où j’y suis allé aussi de mes commentaires ;-) ). Réputation aussi pour les (vrais faux) homonymes ou le site leboncoin.fr, à travers lequel l’arnaque a eu lieu.
  • Mais qui est Tranquillosse ? YD existe-t-il vraiment (voir ce lien pour un éclairage) ? Si la 1ère ligne s’effondre, comment les autres peuvent encore tenir debout ?

Marc L

  • Raphaël Meltz parle de Marc L : il dit TOUT sur lui (en anonymant quand même un p’tit peu)
  • Les journalistes de PresseOcean, lepost.fr, certains portails thématiques ou des grands médias traditionnels parlent de Raphaël Meltz et Marc L : ils redisent TOUT
  • Les commentateurs des articles précédents parlent de Raphaël Meltz, Marc L et des journalistes : « Il l’a bien mérité ! »
  • Au final on obtient tout un tas de réputations, et l’étalage en boucle de la vie de Marc L : est-il content qu’on parle autant de lui ? Combien de temps cela va-t-il durer ?
  • Mais Raphaël ou Marc existent-ils vraiment ou sont-ce des fakes ?

La présence dans le village (global)

Le travail sur l’identité numérique pose la question du rapport observateur-observé : si tout le monde est sur la Toile, comment conserver une distance avec le sujet observé ?

  • Un observé qui se cache derrière un pseudo ou alors qui se dévoile sans discernement.
  • Un observé qui dispose des mêmes outils de gestion de son identité numérique que l’observateur.
  • Un observateur qui peut devenir à son tour observé du moment qu’il diffuse son analyse. Sur la Toile ou ailleurs.

Est-ce qu’en relayant une identité ou une réputation numérique, on ne la surconstruit pas un peu aussi ?

  • Dans quelles mesures ce relais n’est-il pas un recel ? Anonymer les noms est-il suffisant ? Quelle précaution dans l’enquête faut-il prendre ? Voir les intervenants IRL ?
  • Dans le cas contraire, a-t-on légitimité juridique, morale et déontologique  à traiter de l’identité d’autrui ?
  • La réponse à la question précédente ne risque-t-elle pas de faire avorter tout travail sur l’identité numérique ? Suffit-il d’annoncer dès le départ le postulat, le parti pris, pour éliminer aussitôt les contradicteurs ?
  • Est-ce que, comme le dadaïsme de Raphaël Meltz ou comme le proposait Yann le Guennec à propos de Sociogeek, l’approche artistique est là seule valide car se débarrassant d’emblée des exigences (et des impasses) scientifiques ?

Encore une fois, comment interroger l’identité numérique ?

Les 3 axes de l’identité numérique

Posted in brouillon on janvier 12th, 2009 by Julien PIERRE – 8 Comments

J’y avais songé pendant les fêtes de fin d’année, et le cas Yoan Demarq m’y avait fait pensé. Comme j’avais du temps libre ce matin, voilà ce que j’ai réalisé.

Cartographie 3D de l'identité numérique

Cartographie 3D de l'identité numérique

Explications

  • Plus on avance sur les X, meilleure est la réputation (jugement moral).
  • Plus on avance dans les Y, mieux on contrôle son identité (jugement technique).
  • Plus on avance dans les Z, plus notre identité numérique est inscrite dans le temps (jugement temporel).

Nous pouvons ainsi positionner en 3D une identité numérique à un instant T.
Commençons par les 2 premiers axes : contrôle et réputation.

  • Ma réputation évolue en fonction de ce que je publie sur le Web : j’avance en x et en y.
  • Ma réputation évolue aussi en fonction de ce que les autres disent de moi : j’avance en x mais je baisse en y.

Évidemment, si je publie ou si l’on publie sur moi un contenu non conventionnel, ma réputation va baisser (si j’insulte, ridiculise ou diffame quelqu’un, et inversement). Dans le y, par exemple, la vidéo surveillance est outil que je ne contrôle pas : les informations que ce système recueillent me tirent vers le bas de l’axe.
Ainsi je peux contrôler ma réputation (axe x) mais pas forcément ses origines (axe y).
Le contrôle peut se faire par la maitrise des outils numériques (je publie sur un blog, je commente, je fais du personal branding), mais il existe d’autres outils sur lesquels je n’ai pas de maitrise : contenu non modifiable en ligne (car édité par un tiers sur lequel je n’ai pas de levier), vidéo surveillance, fichage.

[AJOUT]L’axe y concerne bien le contrôle de l’identité, et pas uniquement celui de la réputation. Je vois ça comme les moyens techniques de protéger mon identité dans un système d’information : process d’authentification en entreprise, dans des transactions commerciales ou officielles, dans la connexion à des services web (biométrie, SSO). Le curseur bouge sur le y en fonction du niveau de développement de mon environnement (scolaire, personnel, professionnel, national).
Le 3ème axe concerne la pérennité de mon identité numérique. En effet, plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • la connexion est caduque. Si je n’ai pas de présence numérique, je n’ai pas d’identité, et donc pas plus de réputation numérique. Ce n’est pas entièrement vrai dans la mesure où il est difficile de ne pas être fiché (registre d’État civil, Sécu+Vitale, banque, EDVIRSP, etc..). C’est le célèbre adage : « Pour vivre heureux, vivons cacher ». Je reconnais qu’il s’agit d’un facteur de contrôle, mais ce n’est pas tant un contrôle des outils comme sur l’axe y qu’un contrôle des traces. Ici l’axe z interagit avec l’axe x : je peux a postériori intervenir sur ma réputation, et idem l’anticiper.
  • Le Web a une mémoire, et partant de là le droit à l’oubli n’est pas reconnu. Un contenu publié auparavant peut ressurgir, me poursuivre et influer sur ma réputation (en bien ou en mal). Pour s’en prémunir, il existe de nombreuses solutions pour conserver un -relatif- anonymat numérique (cf. guide du cyberdissident de RSF)
  • Les bases de données officielles ont une durée de vie prévue par la Loi : et c’est cette inscription dans le temps qui fait peur souvent (cf. Base Elève). On se souvient  aussi qu’EDVIGE s’intéressait aux mineurs dès l’âge de 13 ans, ou que les enfants ‘problématiques’  pouvaient faire l’objet d’un suivi psychiatrique à partir de 3 ans. Il est toutefois possible de consulter nos données personnelles par l’intermédiaire de la CNIL (faudra que j’essaye un jour…)

Bon pour l’instant ce n’est qu’une ébauche. Mais on peut s’amuser à positionner des individus.
A mon avis les données de sites comme 123People ou WhosTalkin pourraient être utiliser ici, en combinant avec des BDD sur la vidéosurveillance locale, un questionnaire pour découvrir dans quelle BDD on peut se trouver (banque, commerces, crédits, assurances, mutuelles, etc..) : on devrait pouvoir sortir un petit jeu comme Sociogeek.