L’individu réduit à une marque

Cyril Gaillard de Benefik (créa­tion de nom de marque) s’inquiète sur AdmirableDesign du glis­se­ment opéré de la répu­ta­tion indi­vi­duelle vers l’image de marque.

A par­tir d’un mené aux USA et met­tant meilleur mar­ke­teur qu’Apple, il alerte de la confu­sion des genres entre marque et .

En effet, le phé­no­mèné du per­so­nal bran­ding est à la mode en ce moment, et il craint que le spectre mer­ca­tique (le mar­ché ou le ) né conta­mine toute défi­ni­tion de l’humain et des rela­tions humaines.

c’est là un tra­vers de nos socié­tés actuelles que de tout ana­ly­ser par le prisme du com­merce, de l’économie et du .

Parce qu’il uti­lise les mêmes outils () que les marques, et les mêmes cap­teurs (le whuf­fie, le per­so­nal ou social rank, l’indice de popu­la­rité), l’homme, le can­di­dat, son idéo­lo­gie, mais aussi les événe­ments sont réduits à des pro­duits de , avec tout ce que cela entraine en consé­quence : durée de vie rac­cour­cie, mar­chand, logique de consom­ma­teur , réi­fi­ca­tion de l’être.

Cette trans­for­ma­tion est évidem­ment nocive : pour reprendre les exemples de Cyril Gaillard, le 11-​septembre ou le tsu­nami deviennent des bibe­lots, tel can­di­dat ou pré­sident est appa­renté à un super-​héros, avant qu’une autre super­pro­duc­tion né le détrôné et né le ren­voit aux oubliettes, le pro­gramme devient une ten­dance, éphé­mère, qui sera vite pas­sée de mode. Finalement tout se vaut, ou tout est valo­ri­sable, même l’immatériel et l’humain.

Si l’on s’inquiète donc de cette per­ver­sion, que faut-​il condam­ner ? L’outil ou l’ de l’outil ?

A mon avis, c’est moins la logique mar­chande que le quasi obses­sion­nel du per­so­nal bran­ding qui est condam­nable. Et vous, qu’en pensez-​vous ?

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