Les identités numériques

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Qu’est-ce que l’identité numérique ? (2/2)

Article en 2 parties

4 – Identité(s) et philosophie(s)

  • 4.1 – Le rationalisme tel qu’il est appliqué dans la science et l’économie puise ses sources dans la philosophie cartésienne (séparation du corps et de l’esprit, cf. 6ème Méditation), qui elle-même emprunte à la longue tradition dualiste (cf. Classifications d’ARISTOTE). Le dualisme corps-esprit1 pose que l’être est une substance mentale qui a conscience de soi sans (pouvoir) passer par l’expérience matérielle des sens et de la perception. De là toute cause est intelligible par la raison logique et non par les sens. L’accès aux noumènes (les idées, idéalisme platonicien) s’oppose donc à celui des phénomènes (les faits, phénoménologie). La connaissance de soi se fait donc a priori (LEIBNIZ ; KANT). Cette étude de l’être en tant qu’être se nomme ontologie. L’ontologie rationaliste (cogito ergo sum, je pense, donc je suis, DESCARTES) s’oppose à l’ontologie métaphysique.
  • 4.2 – En reprenant les étapes précédentes, on voit comment le rationalisme a construit -jusqu’à aujourd’hui- une distanciation entre l’objet étudié (l’être ontologique) et la méthode (anthropo- et bio-métrie, statistiques, fichage et classification, division du travail, parcellisation des tâches, etc.). La métaphysique cède la place au positivisme de SAINT-SIMON2 puis d’Auguste COMTE : il ne faut plus s’intéresser à la cause première mais à l’observation empirique des phénomènes. Le positivisme logique (Manifeste du cercle de Vienne) perpétuera cette négation de la métaphysique ; parallèlement, si « Dieu est mort », nous dit Friedrich NIETZSCHE, c’est parce qu’il a été rationalisé (argument ontologique de KANT). Contre ces attaques, la métaphysique va tenter de surnager.
    • 4.2.1 – Pour Martin HEIDEGGER, l’être est là (dasein) par sa présence (l’étant) dans le Temps3. « L’essence du Dasein est dans l’existence », non pas en tant que substance (existancia scolastique) présente aux yeux des autres (caractère ontique, ou existentiel), mais en tant qu’Être-au-Monde (existantial, hic et nunc, Dasein). HEIDEGGER va inspirer à la fois les existentialistes (SARTRE, « l’existence précède l’essence ») et les structuralistes (les existenciaux sont les structures du Dasein). On le retrouvera également chez HORKHEIMER (Dialectique de la raison, avec ADORNO) et Giorgio AGAMBEN4.
    • 4.2.2 – Pour Emmanuel MOUNIER5, la personnalité de l’individu se dissout dans le matérialisme, ce qui marque tout à la fois la fin de la métaphysique et la crise de la civilisation (libérale et marxiste). Sa pensée se retrouve chez Jacques ELLUL (Le bluff technologique), mais aussi chez X-Crise et les non-conformistes des années 306.
    • 4.2.3 – La critique du rationalisme et la proposition d’un retour à une certaine métaphysique sont aussi l’objet de l’encyclique anti-moderne Fides et ratio publiée par Jean-Paul II (14/09/1998).

Dans le cadre de la recherche scientifique, on en est venu à imposer une mentalité positiviste qui s’est non seulement éloignée de toute référence à la vision chrétienne du monde, mais qui a aussi et surtout laissé de côté toute référence à une conception métaphysique et morale. (§46)

5 – L’identité au cœur des paradigmes

  • 5.1 – Pour Max WEBER, le rationalisme est le paradigme de la Modernité. Cela se traduit par la perte de la pensée magique, c’est-à-dire une explication de la réalité qui emprunterait au magique et au religieux. La société qui en découle est désenchantée, la pulsion est abolie7 au profit de la Raison, qui donne à la Loi son caractère impersonnel, et qui prend corps dans la bureaucratie.
  • 5.2 – Max WEBER voyait dans le capitalisme l’avènement du calcul, de même qu’HEIDEGGER voyait la métaphysique s’achever dans la cybernétique (WIENER) : la pensée ne serait qu’une forme de calcul (BOOLE ; McCULLOCH ; TURING). Cette logique algorithmique se retrouve dans l’accomplissement des processus du travail8. Nous proposons de compléter cette conceptualisation de la manière suivante. Ce n’est pas tellement qu’il y a un passage de l’ordre de l’écrit à un ordre du calcul, mais plutôt un passage du texte à l’hypertexte, un passage du linéaire au matriciel ((Nous aurons l’occasion de développer plus tard cette notion : matrice, rhizome, réseau, modèle orchestral, etc.. , que nous illustrerons avec -exemples parmi d’autres- les grilles de programmation des chaines de télévision, la théorie des graphes sociaux, le parcours de lecture de type encyclopédique, la modélisation des scénarios vidéo-ludiques, ainsi que les divertissements dont la fin est à la discrétion du lecteur-public, les algorithmes de reconnaissance comportementale installés dans les caméras de surveillance et bien entendu l’algorithme de Google et des scripts de veille et de recherche ; nous aurons aussi l’occasion -et le devoir- de relier cette proposition à l’identité numérique, notamment en rappelant que l’identité est aussi un terme mathématique (a =a, moi = moi ; FICHTE, « Je suis Dieu » in Fondement du droit naturel, 1796).)).
  • 5.3 – Il faudra aussi d’une part s’intéresser à l’ontologie de Gilles DELEUZE (corps-machine, individu-réseau), et donc à celle de Gilbert SIMONDON (individuation).
  • 5.4 – D’autre part, la philosophie postmoderne (LYOTARD), qui emprunte aux auteurs ou aux critiques précités (déconstruction du logocentrisme), situe la société dans un axe chronologique (post-industriel, après la Modernité) avec comme effets de bord la fragmentation de l’identité et le narcissisme (voir les monades, LEIBNIZ). LIPOVETSKY parle même d’hypermodernité, avec pour paradigme l’hyperconsommation, c’est-à-dire l’excès. L’existence de l’individu hypermoderne est notamment rendue possible par les TIC. Il est possible cependant d’exploiter ces technologies de l’esprit pour Réenchanter le Monde (STIEGLER et Ars Industrialis).
    • 5.4.1 – Charles TAYLOR ne valide pas la postmodernité comme une rupture. De même, le narcissisme peut être interprété moins comme un égocentrisme que comme une recherche d’authenticité9.

Ainsi, nous pouvons établir deux modèles sociopolitiques basés sur ces acceptions de l’identité : un modèle rationnel-discriminant et un modèle métaphysique-holiste. Néanmoins, nous allons voir que le dualisme n’est pas de mise ici, et que les points d’accord sont nombreux entre les discours et les applications de ces modèles.

  • 5.5 – Nous avions vu avec Armand MATTELART que le « village » était l’un des dispositifs contre-insurrectionnels déployé dans les territoires colonisés10. Nous proposons de relier ces constructions à d’autres projets d’architecture ou d’urbanisme politique : pénitencier panoptique de Jérémy BENTHAM, familistère de FOURIER11 ou phalanstères de SAINT-SIMON12. Ces projets rejoignent aussi celui de MOUNIER qui rêvait d’une fédération toute à la fois individualiste et collectiviste. Là aussi, nous proposons de rapprocher ces idées d’un autre modèle sociotechnique et politique, résumé dans l’acronyme P2P.
    • 5.5.1 – Les réseaux Pair-à-Pair participent d’une égalité entre les ‘clients’ du réseau (il n’est justement plus question de clientèlisme. On parle au contraire de réseaux d’amis, F2F), dans le but principalement d’échanger des données ou des applications (calcul distribué). Ils appartiennent à la culture du libre en ce sens qu’ils participent à la promotion d’une réforme du code de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur ainsi qu’une amélioration de la protection de la vie privée et des libertés individuelles.
      La culture du libre est portée par des auteurs (STALLMAN ; LESSIG), des projets (GNU/Linux, CreativeCommons, ArtLibre) et des organisations (Free Software Foundation, Parti Pirate). L’association de ce dernier avec le groupe des Anonymous montre un certain rapport à l’identité, qui ressemble à ce que l’on nomme esprit-de-ruche.
    • 5.5.2 – Malgré l’ambigüité du terme, nous pouvons y associer des concepts similaires, qui prophétisent un niveau ultime de l’évolution : Harmonie fouriériste, noosphère du Père TEILHARD de CHARDIN, la Machine Univers et le Cyberespace de Pierre LEVY, le Cerveau planétaire de Joël de ROSNAY, l’écosystème de données du web² de Tim O’REILLY, qui laisse de côté les questions du respect de la vie privée.
      C’est ce que Jaron LANIER nommait, avec crainte et ironie, « digital maoism » à propos de l’anonymat des contributeurs de Wikipedia13.
  • 5.6 – Cette recherche de l’anonymat se retrouve par exemple au sein du Comité invisible, auteur de l’Insurrection qui vient (IQV), groupe auquel appartient Julien COUPAT (affaire de Tarnac), qui fut en son temps collaborateur de la revue Tiqqun.

On a vu se répandre parmi les Bloom, en même temps que la haine des choses, le gout de l’anonymat et une certaine défiance enfers la visibilité (…) Que son ennemi n’ait ni visage ni nom ni rien qui puisse lui tenir lieu d’identité est propre à déchainer la paranoïa du pouvoir.

  • L’idée générale concerne le désœuvrement des individus (Théorie du Bloom, cf. Ulysse de James JOYCE), provoqué par la civilisation moderne capitaliste et rationnelle. Il est question de décadence. Tiqqun14 emprunte à Giorgio AGAMBEN (La communauté qui vient), qui emprunte à DEBORD (la Société du Spectacle) ; à DELEUZE et GUATTARY, à FOUCAULT (la biopolitique, où la régulation de la sphère privative est exercée par le politique, cf. ORWELL et 1984) et à HEIDEGGER (proposition d’une métaphysique critique). Le programme proposé dans l’IQV, véhiculé par le Parti imaginaire, passe par la création de communes (les villages, lieu de désaliénation et de re-territorialisation) et la défense de l’anonymat.
  • 5.7 – cf. Hakim BEY et les TAZ, les Black Blocks et la loi anti-cagoule ; faire des recherches aussi chez les néo-luddites (Pièces et Main d’oeuvre), l’anarchisme primitif de John ZERZAN, Theodor KACZINSKY aka Unabomber, l’Encyclopédie des Nuisances, les situationnistes, les anti-industriels, etc..
  • 5.8 – La réflexion philosophique a engendré deux modèles qui s’entrecroisent (rationalisme vs métaphysique ; ghetto plus ou moins volontaire, qui peut aboutir à un esprit-de-ruche). Des conséquences identiques peuvent apparaitre aussi dans un modèle managérial émergent, l’adhocratie telle que définie par MINTZBERG et vulgarisée par DOCTOROW.
    • 5.8.1 – L’adhocratie de MINTZBERG est un groupe ad hoc constitué dans l’objectif de l’accomplissement d’une mission (communauté de production, DRUCKER), peu formalisé et peu hiérarchisé. On le retrouve principalement dans la gestion de projet, les cellules de crise et les task force (IETF) et dans le développement informatique (Eric RAYMOND, la Cathédrale et le bazar). Cela marque néanmoins le primat du groupe-organisation sur l’individu-acteur.
    • 5.8.2 – Cory DOCTOROW, dans son roman de science-fiction Up and Down in the Magic Kingdom, parle d’adhocratie pour désigner le groupe autoconstitué et autogéré qui s’est donné comme objectif la gestion et l’aménagement d’une attraction de DisneyWorld. La popularité du concept Whuffie (algorithme indicateur de réputation, et servant de valeur monétaire, ‘currency‘) a permis dans le même temps la diffusion du modèle organisationnel adhocratique (qu’on retrouve dans le barcamp). Modèle qui était déjà abordé chez Fabien GRANJON à propos de l’Internet militant. Patrice FLICHY parlait à ce propos de communautés des égos15, ce qui rejoint le constat fait par Daniel BOUGNOUX de l’homophilie des internautes16 : on se connecte avec ceux qui nous ressemblent17. C’est donc un nouveau ‘village’ qui se constitue, le réseau social promis par Facebook et autres SNS n’est qu’un familistère de plus, avec des individus en tension entre anonymat ((CARDON, Design de la visibilité)) et surveillance.
  • 5.9 – Il est donc établi que l’identité est par nature numérique. L’identité (numérique, numérisée, comptabilisée et classifiée), et donc l’individu qui la porte, peuvent-ils connaitre des développements plus profonds dans l’ordre de l’évolution ?
    • 5.9.1 – La théorie de l’évolution repose sur la sélection naturelle, nous explique Charles DARWIN. Son cousin, Francis GALTON18, propose de passer à une sélection artificielle : l’eugénisme. Les deux chercheurs croient en la transmission héréditaire des caractères acquis. GALTON propose d’appliquer aux classes sociales les mêmes procédures qu’on applique aux cheptels, afin d’éviter la dégénérescence ou décadence des gènes19. Ces politiques natalistes vont se diffuser dans la génétique des populations (LYSSENKO en URSS).
    • 5.9.2 – Au contraire de l’eugénisme, qui vise une perfection de l’espèce humaine par la sélection des unions, le transhumanisme ((Le Parti humaniste qui promeut cette conception de l’individu est par ailleurs apparenté à une secte.)) vise l’extension du potentiel humain (monisme corps/esprit, espérance de vie). Pour ce faire, les transhumanistes (HALDANE ; Julian HUXLEY ; FM-2030) vont emprunter tant à la génétique qu’à la cybernétique (intelligence artificielle de MINSKY; MORAVEC ; KURTZWEIL). Les projets pullulent, entre Extropie, Société abolitionniste, Ingénierie du Paradis, Hedonistic Imperative (PEARCE) et Cyborg Democracy (Justice de THEZIER). On retrouve dans les discours à la fois des références à une perpétuation des Lumières et du rationalisme, et à la quête du Point Oméga de TEILHARD de CHARDIN.

6 – Entre archéologie et prospective

  • 6.1 – Quand on se place dans le domaine des productions de l’imaginaire, la science-fiction recoupe les modèles présentés. Le transhumanisme se retrouve chez Dan SIMMONS (posthumains, moravecs, IA, extros), dans les Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer SMITH (les sous-êtres), dans la Culture de Ian M. BANKS (les Mentaux), chez Neal STEPHENSON (le Samouraï virtuel), chez William GIBSON (franchulat et implant cybernétique du Neuromancien), et bien entendu chez Isaac ASIMOV (3 lois de la robotique).
  • 6.2 – Loin de cette projection dans l’imaginaire d’auteurs de fiction, il reste nécessaire de s’interroger sur le rapport à l’identité que produisent aujourd’hui les technologies de l’information et de la communication (TIC). De nombreuses problématiques20 émergent à la lecture des chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication21.
    • 6.2.1 – Il faudra donc établir comme objet de recherche au sein des SIC l’ensemble des dispositifs organisationnels et technologiques de traitement des données personnelles, dans le champ de l’identité (numérique) des individus.
    • 6.2.2 – Concernant ces dispositifs, il faudra établir un corpus articulé entre discours institutionnels ou intellectuels et productions scientifiques. Il s’agira de positionner les auteurs dans des filiations épistémologiques et philosophiques, en tension entre promotion et critique des TIC (comprises comme la somme des dispositifs).
    • 6.2.3 – Il pourrait être intéressant d’observer sur un terrain donné comment ces dispositifs sont appréciés, à quelles représentations sociales ils sont associés, comment ils s’ancrent dans des logiques (émergentes ou préexistantes) d’adoption et de normalisation, de détournement ou de rejet des outils et de leurs usages.

Notes

  1. Analyse insuffisante, à développer
  2. Voir aussi La philosophie des réseaux, Pierre MUSSO
  3. L’Être et le Temps
  4. Il serait intéressant de confronter l’ontologie d’HEIDEGGER à des phénomènes comme l’avatar, ou le profil affiché sur un SNS : existentiel ou existantial ?
  5. Le personnalisme
  6. Planisme technocratique parfois proche du néo-socialisme et du national-socialisme
  7. ELIAS, Sur le processus de civilisation
  8. Logigramme et algorigramme, cf. norme ISO 5807 ; scénario d’appel téléphonique ; parcours de navigation en ligne ; ordonnancement ; développement informatique
  9. Lire cet article sur Michael WELSH et la politique de l’authenticité.
  10. Vietnam, Algérie, Afrique du Sud ; murs USA-Mexique, Mur de Berlin, Mur de Palestine, Ceuta et Melilla, etc.
  11. Basé sur une classification rationaliste des passions en catégories et sous-catégories
  12. À Ménilmontant
  13. Cf. aussi Kevin KELLY, Out of control
  14. Pour comprendre Tiqqun, lire le texte ‘Avant-garde et mission, la tiqqounerie‘ ou encore ces ‘Notes de lecture sur l’insurrection qui vient
  15. HUSSERL, philosophe de la phénoménologie, comparait Dieu à une « communauté des égos transcendantaux ».
  16. Cf. participation au forum Réinventer la démocratie
  17. Manque de sources ; mais voir Sociogeek
  18. Statisticien et collègue de Quételet, photographié par Bertillon.
  19. Cf. Le Meilleur des Mondes, Aldous HUXLEY
  20. Nouveaux processus identitaires, à apprécier dans une approche ontologique, avec les théories de l’acteur ou du sujet. Logiques institutionnelles, marchandes et sociales liées à la diffusion, l’adoption et l’usage des dispositifs de traitement des données personnelles. Proposition d’un habeas corpus, au regard des enjeux sociopolitiques
  21. BOYD, TURKLE, DONATH aux États-unis, Surveillance studies de David LYON. Mais aussi CARDON, PERRIAULT, MERZEAU, VITALIS, ARNAUD qui ont contribué, avec d’autres, au N°53 de la la revue Hermès Traçabilité et Réseaux. Chercheurs inscrits dans la sociologie des usages ou des innovations, ethnométhodologie, interactionnisme symbolique, philosophie de la communication, etc..

5 commentaires pour Qu’est-ce que l’identité numérique ? (2/2)

  1. Publication très intéressante. Lorsqu’on parle d’identité numérique, on doit nécessairement réfléchir à la question de l’hétéronymat. Aujourd’hui l’évolution d’Internet en tant que média social nous confronte à 2 orientations contradictoires, d’un coté le développement des réseaux sociaux sur lesquels les membres se présentent à visage découvert et d’un autre l’usage de pseudonyme pour se protéger de l’absence de droit à l’oubli d’internet. La gestion de ces identités numériques dans le cadre du dialogue citoyen (par exemple) est une vrai problématique.

    • Julien PIERRE dit :

      Bjr, et merci pour la visite.
      La certitude de l’identité est inopérante sur le web. C’est évident dans l’anonymat ; quant à ceux qui se livrent à ‘visage découvert’, il y a tjrs la possibilité d’un jeu, d’une autocensure, d’une survalorisation. Même l’adresse IP peut être faussée. C’est la question que j’avais posée au forum Réinventer la démocratie : peut-on fonder un système politique sur le pseudonymat ? Autant l’isoloir garantit le secret du vote (et l’absence de pression in fine), autant le vote en lui-même est accessible quand on a démontré son identité (et l’on sait par le redécoupage des circonscriptions et la logique statistique que mon vote n’est pas si anonyme). Les problématiques et les freins du vote électronique sont liés à des questions de technique garantissant la préservation ET la certification de l’identité.

  2. AmineDigirep dit :

    Bonjour,

    Félicitations pour cet article abondant qui traite de l’identité numérique par différentes approches.

    J’aimerai approfondir davantage mon étude de votre article. Auriez vous une version plus adaptée pour l’impression ?

    Merci d’avance.

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