vie du site

1 an = 1 bilan

Posted in vie du site on mars 9th, 2010 by julien – Be the first to comment

Je suis le rythme des titres (1 mois, 1 trimestre, 1 semestre), mais pas toujours celui des périodes. De fait, j’ai reçu ma carte d’étudiant validant mon inscription en 2ème année de thèse : une belle carte au format tout nouveau tout beau, genre CB platinum, portant acte aussi de la fusion des 3 entités en 1 seule Université de Grenoble.

Petit rappel, ce site a démarré en août 2008. Alors quoi de neuf depuis les derniers bilans ?

  1. Une somme d’événements
    • Mars 2010 : Stage URFIST, savoir gérer sa présence en ligne.
    • A ces rencontres, il faut ajouter celle de l’AERES, venue évaluer  l’école doctorale du GRESEC. Le comité de visite(1), composé d’enseignants en SIC, était venu interroger les responsables du laboratoire sur sa production académique (autrement dit sur les publications des membres du labo), sur les contrats avec les acteurs non universitaires (notamment dans le domaine de la santé) et sur l’insertion du laboratoire au sein des collectivités (de la municipalité(2) à la Région). De même, les doctorants ont été interrogés en huis-clos sur les conditions de travail qui leur sont accordées. Non seulement celles-ci sont exceptionnelles (bureaux, informatique, BU interne), notamment au regard de ce que peuvent avoir d’autres écoles doctorales de Stendhal ou d’ailleurs, mais encore faut-il signaler que le GRESEC jouit d’une position particulière dans la discipline des sciences de l’information et de la communication, pour ses apports dans le champ des industries culturelles d’une part, mais aussi parce que leur auteur, Bernard Miège, n’a eu de cesse d’œuvrer à l’édification des SIC. C’est donc bien à un épisode de cette construction que nous avons pu participer. Et le comité de visite de s’inquiéter pour les épisodes suivants…
    • Néanmoins, le travail de l’AERES réside pour beaucoup dans la comptabilité des membres du laboratoire (combien d’enseignants, combien de doctorants), et dans leur productivité (combien d’articles, combien de colloques, combien de contrats) : on parle d’ailleurs de chercheur produisant (et non plus de publiant). Cette logique comptable se retrouve d’ailleurs dans le dossier de qualification que les jeunes docteurs déposent en vue d’obtenir le titre de Maître de conférence (à ce sujet, lire le billet très éclairant de Monsieur le Prof’). Ainsi, l’un des membres de mon labo s’est fait retoquer pour production insuffisante. Alors qu’il avait eu les félicitations du jury à sa soutenance, qu’il avait occupé des fonctions d’élu au Conseil de l’Université, qu’il avait enseigné (en tant qu’ATER). La qualification repose en effet sur la socialisation que l’on noue avec une communauté (académique), une activité d’enseignement (j’en fais depuis 10 ans) et une production scientifique (les publications). Si j’en encore des efforts à fournir pour le premier critère, le dernier est en cours d’accomplissement, après que ma directrice de thèse m’ait proposé de corédiger un article à paraître.
    • Sans en dire plus pour l’instant, avouons seulement que cet article permet d’affermir le positionnement théorique (les auteurs, les courants, les méthodes). Surtout, il me donne l’occasion de proposer un vrai terrain d’étude, avec un échantillon qui deviendra réelle population dans la thèse, et dont les résultats obtenus tant quanti que quali seront autant de réponses aux problématiques.
    • Pour finir, après un entretien avec ma directrice où tous ces points ont été abordés, nous avons discuté des choix de carrière possibles après le doctorat. Et notamment de l’alternative de poursuivre une carrière scientifique au sein de grandes écoles (comme GEM)… Affaire à suivre
  2. Développement de la thèse
    • Avant d’en arriver là, nous avons aussi aborder différents scénarios, par rapport à un calendrier (soutenance en décembre 2011 pour la qualif’ ; mais il peut être plus judicieux de temporiser en cas de carrière en École de Management). Idem, quid du jury et de ses membres ? Ce qui implique d’orienter les lectures et les références, notamment.
    • Ainsi, pour l’heure, j’accumule Mattelart, Miège, Perriault, Merzeau et Cardon, boyd et les medias studies, mais aussi Foucault et Elias, et encore quantité d’autres. Plus une somme d’articles issus de revues en SIC (mais pas que..) et via ma cellule de veille.

Notes

  1. dont la note conditionne les dotations ministérielles pour les quatre années à venir
  2. Insertion difficile, quand on sait qu’à Grenoble, le GRESEC se retrouve piégé en plein territoire positiviste, entouré comme une forteresse assiégée par le Minatec, le CEA, l’INPG, Xerox, STMicro, HP, l’UJF, etc..

Mise en ligne de la page Chronologie

Posted in vie du site on septembre 18th, 2009 by Julien PIERRE – 2 Comments

Suite à la lecture récente de quelques ouvrages (MATTELART notamment), j’ai établi une chronologie des événements, ouvrages et innovations qui participent du traitement de l’identité et des données personnelles.

Pour l’instant, la liste (techniquement établie grâce aux précieux conseils de @JulienCoquet, @fred2baro et @jb_audras) est en lecture seule : l’administration se fait par PhpMyAdmin sur un autre site mais je ne désespère pas de pouvoir l’administer via Ajax dans un premier temps, et de l’ouvrir au public par la suite.

Tout apport, technique ou chronologique, est évidemment le bienvenu !

1 semestre = 1 bilan

Posted in vie du site on juin 6th, 2009 by Julien PIERRE – 12 Comments

Bon, OK, j’ai trois mois de retard. En fait, j’attendais bêtement un certain document pour écrire ce billet : le document étant en retard, le billet s’est vu décalé petit à petit.

Qu’est-ce qui a causé ce retard ? Ma carte d’étudiant : auparavant, je n’étais pas officiellement inscrit en thèse de doctorat, même si j’avais commencé à travailler en ce sens avec ma directrice de thèse, Fabienne Martin-Juchat. Donc maintenant, je suis membre du GRESEC, avec tout ce que ça implique : la filiation à un courant de recherche (l’usage prime sur le déterminisme), la collaboration avec une équipe, une rigueur de travail, et l’accès aux ressources et événements (centre de doc, bureau, connection, séminaires, réseaux).

Je suis d’ailleurs convoqué à une journée doctorale sous peu, avec comme objectif de présenter l’avancée de mes travaux. Je remets donc ici le bilan commandé.

Sujet : pratiques, usages et enjeux sociopolitiques de l’identité numérique.

Résumé

  • « L’identité numérique » est un terme issu de la vulgate, à définir au regard des SIC.
  • Il s’agit plus précisément d’étudier le traitement de l’identité et des données personnelles par les dispositifs électroniques et numériques (vidéo surveillance, biométrie, géolocalisation, inscription dans des bases de données mais aussi traces et présences sur le web, stratégies de contenus et de réseaux, distinguer en quoi l’identité est définie par l’individu ou la technique)
  • Quels sont les enjeux sociopolitiques de la technicisation – ou numérisation – de l’identité ?
  • Il faut alors prendre en considération les logiques de tous les acteurs : État (logique de registre + prétexte sécuritaire, rationnalisation / standardisation des données personnelles), constructeurs et fournisseurs (logique de marché, stratégie de diffusion/adoption des innovations, action de lobbying, cf. GIXEL), internautes et citoyens (logique autobiographique, stratégie de faces, de présence, pression sociale), associations de surveillance et de préservation des libertés fondamentales (CNIL, LDH).
  • Ainsi, plusieurs modèles de société semblent apparaitre : système de contrôle social et de surveillance globale, société panoptique (BENTHAM ; cf. BigBrother), marchandisation des données personnelles, hyper-narcissisme et marketing de soi (personal branding ; évaluation et publication de la réputation) contre néo-luddisme ou culture de hackers (évitement), anonymat, P2P, philosophie du libre (STALMAN, LESSIG), culture informationnelle (sociabilité numérique ; BOYD, DONATH, TURKLE), management des organisations (participatif/collaboratif, adhocratie de Mintzberg), constitution d’un habeas corpus du numérique, etc..

Ancrage théorique

  • Goffman et sémiopragmatique, microsociologie
  • sociologie des usages (MIEGE, JOUET, PERRIAULT, PROULX)
  • privacy studies (MERZEAU, CARDON en France) ou surveillance studies (MATTELART)
  • fondamentaux des SIC : WIENER et la cybernétique, WATZLAWICK, BOURDIEU, performatif d’AUSTIN, médiologie, HABERMAS, McLUHAN, constructivisme, systémique, WOLTON, BRETON, CASTELLS
  • apports extérieurs (LIPOVETSKY, LEVY, FOUCAULT)

Avancement

Difficultés

  • Activité professionnelle parallèle (enseignement technique supérieur)
  • 10 ans loin des SIC, bagage théorique et terminologie à se réapproprier
  • Domaines d’application et champs théoriques très vastes : besoin d’élaguer le sujet/terrain (jeux vidéo, communautés en ligne, réseaux sociaux, usages des données personnelles chez les adolescents, les salariés d’entreprise, usages du mobile associé à la géolocalisation, zones de vidéosurveillance, etc..) = observation +/- participante, ethnométhodologie, analyse sémantique
  • méthodologie/terrain : prématuré, pas de visibilité sur le financement, ni sur la réduction du sujet.

Dans l’immédiat

  • Lecture de Goffman, Surveiller et punir de Foucault, La globalisation de la surveillance de Mattelart.
  • Liste des dispositifs électroniques et numériques
  • = billets à venir (mode brouillon pour l’instant)

En dehors de la thèse

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